L'article en 30 secondes :
• L'EGCG du matcha stimule les follicules pileux en laboratoire (+180 % d'élongation), mais aucun essai clinique humain ne valide son efficacité contre la chute de cheveux.
• Le matcha peut bloquer l'absorption du fer, risquant une carence qui provoque paradoxalement une chute de cheveux diffuse.
• La L-théanine réduit le stress aigu, facteur de chute, mais ce lien reste théorique.
• Le matcha ne remplace pas les traitements validés (minoxidil, finastéride) ; consultez un médecin.
Matcha et chute de cheveux : promesse naturelle ou simple effet de mode ?
Le matcha, cette poudre de thé vert japonais aux reflets émeraude, est devenu l'une des boissons les plus tendance en France. Vanté pour ses antioxydants, sa concentration en catéchines et ses vertus « bien-être », il est désormais présenté sur les réseaux sociaux comme un remède naturel contre la chute de cheveux. Mais qu'en dit réellement la science ? Le lien entre matcha et chute de cheveux repose-t-il sur des preuves solides ou sur du marketing ?
Cet article fait le point, de manière rigoureuse et accessible, sur toutes les études scientifiques disponibles en 2025. Nous analyserons les mécanismes biologiques de l'EGCG (la molécule phare du matcha), les résultats obtenus en laboratoire et chez l'animal, l'absence d'essais cliniques chez l'humain, et surtout un risque paradoxal méconnu : la capacité du matcha à bloquer l'absorption du fer, un minéral essentiel à la santé capillaire.
Vidéo explicative : Nutrition & Chute de cheveux : le rôle (réel) des vitamines et minéraux
Qu'est-ce que le matcha et que contient-il ?
Le matcha est une forme concentrée de thé vert. Contrairement au thé vert classique où l'on infuse les feuilles puis on les jette, le matcha se consomme sous forme de poudre de feuille entière dissoute dans l'eau. Résultat : on ingère la totalité des composés de la feuille, ce qui multiplie la concentration en principes actifs.
La molécule star : l'EGCG
Parmi les dizaines de composés du matcha, l'épigallocatéchine-3-gallate (EGCG) est la catéchine la plus étudiée. C'est un puissant antioxydant, c'est-à-dire une substance capable de protéger les cellules contre les dommages causés par le stress oxydatif (un phénomène comparable à la « rouille » des cellules). Une portion standard de matcha (1 à 2 grammes de poudre) fournit environ 50 à 140 mg d'EGCG [1].
Le matcha contient également de la L-théanine, un acide aminé aux propriétés relaxantes, et des tanins, des composés qui jouent un rôle important dans l'absorption de certains nutriments, un point sur lequel nous reviendrons en détail.
Matcha et chute de cheveux : les mécanismes biologiques de l'EGCG
Plusieurs études de laboratoire ont identifié des mécanismes par lesquels l'EGCG pourrait théoriquement favoriser la croissance des cheveux. Voici les principaux.
Stimulation directe des cellules du follicule pileux
L'étude de référence dans ce domaine a été publiée en 2007 par l'équipe de Kwon et al. dans la revue Phytomedicine [1]. Les chercheurs ont cultivé en laboratoire des cellules de la papille dermique, les cellules situées à la base du follicule pileux, responsables de la « commande » de la pousse. Exposées à l'EGCG, ces cellules ont montré une augmentation de 180 % de l'élongation du follicule par rapport aux cellules non traitées. Le mécanisme identifié passe par l'activation de voies de signalisation cellulaire (appelées ERK et AKT) qui stimulent la multiplication des cellules et les protègent de la mort programmée (l'apoptose).
En 2018, Zhang et al. ont confirmé ces résultats sur un modèle animal (follicules de vison) : l'EGCG à faible dose (0,5 à 2,5 µM) a significativement augmenté la longueur de la tige capillaire en 6 jours, en activant une voie de signalisation appelée Sonic Hedgehog (Shh), essentielle au développement du follicule [2]. Fait intéressant, à dose plus élevée (5 µM), l'effet devenait légèrement inhibiteur, montrant une réponse biphasique : un peu c'est bien, trop c'est contre-productif.
Effet anti-androgénique local
La calvitie la plus fréquente (l'alopécie androgénétique) est causée par l'action d'une hormone appelée dihydrotestostérone (DHT) sur les follicules du cuir chevelu. La DHT est fabriquée à partir de la testostérone par une enzyme nommée 5-alpha réductase. Plus il y a de DHT au niveau du follicule, plus celui-ci se miniaturise et finit par ne plus produire de cheveu visible.
L'EGCG a montré en laboratoire une capacité à inhiber l'isoforme de type 1 de la 5-alpha réductase à des concentrations inférieures à 5 µM [3][4]. Cependant, une nuance majeure s'impose : dans le cuir chevelu, c'est surtout l'isoforme de type 2 qui est responsable de la calvitie, celle que ciblent des médicaments comme le finastéride. L'EGCG n'agit que faiblement sur ce type 2.
Par ailleurs, une étude de 2011 sur des souris a montré que l'application topique (directement sur la peau) d'EGCG réduisait significativement la chute de cheveux induite par la testostérone, en diminuant l'expression du récepteur aux androgènes au niveau du follicule, sans modifier les taux sanguins de testostérone ou de DHT [5]. Cela suggère un effet local, au niveau du cuir chevelu, plutôt qu'un effet hormonal global.
Autres mécanismes identifiés
Des travaux plus récents ont mis en évidence d'autres pistes :
• Inhibition de la GSK3β : une étude de 2025 a montré que l'EGCG pourrait cibler cette enzyme qui freine la repousse des cheveux, ouvrant une nouvelle voie de recherche [6].
• Modulation des microARN : l'EGCG diminue le miR-21 et augmente le miR-330 dans les follicules, ce qui module la signalisation androgénique à un niveau très fin (post-transcriptionnel) [7].
• Action anti-inflammatoire : l'EGCG inhibe des médiateurs de l'inflammation comme l'IL-6 et le TGF-β2, impliqués dans la transition prématurée du follicule de la phase de croissance (anagène) vers la phase de repos (catagène) [8].
Matcha et repousse des cheveux : que montrent les études animales ?
L'étude animale la plus souvent citée est celle d'Esfandiari et Kelly (2005), publiée dans le Journal of the National Medical Association [9]. Soixante souris femelles présentant une chute de poils spontanée ont été réparties en deux groupes : l'un recevait un extrait de polyphénols de thé vert dans l'eau de boisson pendant 6 mois, l'autre de l'eau simple.
Résultat : 33 % des souris traitées ont présenté une repousse significative, contre 0 % dans le groupe témoin (p = 0,014). Aucune repousse spontanée n'a été observée chez les souris non traitées. C'est un résultat encourageant, mais il faut garder à l'esprit que la biologie du poil chez la souris diffère considérablement de celle du cheveu humain, ce qui limite la transposition directe de ces résultats.
Et chez l'humain ? L'absence criante d'essais cliniques
C'est ici que le dossier scientifique du matcha contre la chute de cheveux montre ses limites les plus sérieuses. En 2025, il n'existe aucun essai clinique randomisé (le « gold standard » de la recherche médicale) testant l'EGCG ou le matcha seul comme traitement de l'alopécie androgénétique chez l'humain.
Les seules données humaines proviennent de petites études pilotes utilisant des formulations multi-ingrédients. Par exemple, une étude avec seulement 10 participants a testé un mélange d'EGCG, de mélatonine, d'oméga-3 et de vitamine D3, montrant 80 % de repousse mais il est impossible d'attribuer cet effet à l'EGCG seul [8]. Une étude de 2024 publiée dans l'Open Dermatology Journal a évalué une combinaison d'extraits végétaux (dont de l'épigallocatéchine, mais pas spécifiquement de l'EGCG) avec des résultats modestes sur la densité capillaire, sans qu'aucun composé individuel ne puisse être identifié comme responsable de l'amélioration [10].
Le problème de la biodisponibilité
Un obstacle majeur se dresse entre le laboratoire et votre tasse de matcha : la biodisponibilité, c'est-à-dire la quantité de substance active qui atteint réellement sa cible dans l'organisme. Les concentrations d'EGCG efficaces en laboratoire (0,5 à 5 µM) sont très probablement impossibles à atteindre au niveau du cuir chevelu par la simple consommation orale de matcha [4]. L'EGCG est mal absorbé par l'intestin, rapidement métabolisé par le foie, et très peu parvient jusqu'aux follicules pileux du scalp.
C'est pourquoi plusieurs chercheurs estiment que l'application topique (directement sur le cuir chevelu) serait plus prometteuse que la consommation orale pour obtenir des effets capillaires [5]. Mais là encore, aucune formulation topique à base d'EGCG n'a été validée par un essai clinique de qualité chez l'humain.
Le piège du matcha : un risque de carence en fer qui aggrave la chute
Voici le paradoxe le plus important à connaître pour quiconque boit du matcha en espérant préserver ses cheveux : le matcha peut bloquer l'absorption du fer, un minéral absolument essentiel à la santé capillaire.
Comment le matcha bloque-t-il le fer ?
Les polyphénols et les tanins contenus dans le thé vert forment des complexes insolubles avec le fer non héminique (le fer d'origine végétale, présent dans les légumineuses, les céréales, les épinards, etc.) dans le tube digestif, empêchant son absorption [11]. Cette interaction est dose-dépendante et particulièrement marquée lorsque le matcha est consommé pendant ou juste après un repas. Le fer héminique (provenant de la viande et du poisson) est beaucoup moins affecté.
Comme le matcha est une poudre de feuille entière (et non une simple infusion), sa teneur en polyphénols et tanins par portion est nettement supérieure à celle d'un thé vert classique. L'effet inhibiteur sur l'absorption du fer est donc potentiellement plus important.
Un cas clinique documenté
Un rapport de cas publié dans PMC a documenté une anémie par carence en fer chez un homme d'âge moyen consommant de grandes quantités de thé vert quotidiennement pendant plusieurs années [12]. L'anémie s'est améliorée à l'arrêt du thé et après supplémentation en fer par voie intraveineuse, puis est réapparue lorsque la consommation a repris malgré une supplémentation orale. Ce « test de provocation » confirme le lien de causalité.
Pourquoi c'est un problème pour les cheveux
La carence en fer est un déclencheur bien établi de l'effluvium télogène, une forme de chute de cheveux diffuse qui survient 2 à 3 mois après le début de la carence. Les dermatologues considèrent qu'un taux de ferritine sérique inférieur à 40-70 µg/L est souvent associé à une chute capillaire accrue. Les populations les plus à risque face à ce phénomène sont :
• Les femmes en âge de procréer (pertes menstruelles)
• Les végétariens et végétaliens (alimentation pauvre en fer héminique)
• Les grands consommateurs de matcha (plus de 3-4 tasses par jour)
Autrement dit, une consommation excessive de matcha pourrait paradoxalement provoquer la chute de cheveux qu'elle est censée combattre.
Comment limiter ce risque ?
Si vous souhaitez continuer à boire du matcha sans compromettre votre statut en fer :
• Consommez votre matcha au moins 1 heure avant ou après un repas, jamais pendant.
• Associez vos repas riches en fer végétal à une source de vitamine C (agrumes, poivrons, kiwi), qui contrecarre partiellement l'effet des tanins.
• Faites contrôler votre ferritine régulièrement si vous êtes un consommateur régulier, surtout si vous présentez des facteurs de risque.
La L-théanine du matcha : un effet indirect sur la chute liée au stress ?
Le matcha contient une quantité notable de L-théanine, un acide aminé qui favorise la relaxation sans provoquer de somnolence. Plusieurs études cliniques rigoureuses ont montré que la L-théanine réduit les réponses physiologiques au stress aigu : baisse de la fréquence cardiaque, diminution de l'activation du système nerveux sympathique (le système « combat ou fuite »), et réduction du cortisol salivaire une heure après la prise [13][14][15].
Le stress chronique est un facteur déclencheur bien documenté de l'effluvium télogène. Un cortisol élevé de façon prolongée pousse prématurément les follicules de la phase de croissance (anagène) vers la phase de repos (télogène), provoquant une chute diffuse 2 à 3 mois plus tard. En théorie, la L-théanine du matcha pourrait offrir une protection indirecte contre cette forme de chute liée au stress.
Cependant, il faut être honnête : aucune étude clinique n'a directement testé si la consommation de L-théanine (ou de matcha) réduit effectivement la chute de cheveux liée au stress. Ce lien reste pour l'instant une hypothèse séduisante mais non prouvée.
Matcha et chute de cheveux vs traitements validés : une comparaison nécessaire
Pour mettre les choses en perspective, il est indispensable de comparer le matcha aux traitements dont l'efficacité est prouvée par des essais cliniques de grande envergure et reconnus par les autorités de santé européennes (EMA) et françaises (ANSM, HAS).
Finastéride (1 mg/jour, voie orale)
Ce médicament, délivré sur ordonnance, inhibe la 5-alpha réductase de type 2 (celle qui compte le plus dans la calvitie), réduisant le taux sanguin de DHT de 60 à 70 %. Son efficacité est soutenue par de nombreux essais cliniques randomisés. Il dispose d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour l'alopécie androgénétique masculine en France.
Dutastéride (0,5 mg/jour, voie orale)
Plus puissant, il inhibe les types 1 et 2 de la 5-alpha réductase, réduisant la DHT d'environ 90 %. Utilisé hors AMM pour l'alopécie en France, il peut être envisagé en cas de réponse insuffisante au finastéride, sous supervision médicale.
Minoxidil (2 % ou 5 %, application topique)
Disponible sans ordonnance en pharmacie, le minoxidil prolonge la phase de croissance du cheveu et stimule la circulation sanguine au niveau du follicule. C'est le traitement de première intention en vente libre le plus utilisé en Europe.
Où se situe le matcha ?
L'EGCG du matcha n'inhibe que la 5-alpha réductase de type 1 (la moins impliquée dans la calvitie du cuir chevelu), et uniquement en conditions de laboratoire à des concentrations probablement inatteignables par voie orale [4]. Il n'existe aucun essai clinique randomisé validant son efficacité. Le matcha ne peut en aucun cas se substituer aux traitements dermatologiquement validés.
Sécurité et dosage : ce qu'il faut savoir
La consommation d'EGCG est considérée comme sûre jusqu'à environ 704 mg/jour par le thé et 338 mg/jour par les compléments alimentaires. Au-delà de 800 mg/jour d'EGCG, un risque de toxicité hépatique (atteinte du foie) a été documenté, avec une élévation des enzymes hépatiques chez moins de 10 % des utilisateurs et une hépatotoxicité sévère chez 5,1 % dans une étude à haute dose [8].
Une à deux tasses de matcha par jour (1-2 g de poudre, soit 50-140 mg d'EGCG) restent dans la zone de sécurité. Le risque concerne surtout les personnes qui cumulent matcha et compléments alimentaires concentrés en EGCG.
Conclusion : le matcha, un allié potentiel mais pas un traitement
Le bilan scientifique sur le lien entre matcha et chute de cheveux est nuancé. La plausibilité biologique existe : l'EGCG agit sur plusieurs mécanismes liés à la croissance capillaire en laboratoire (stimulation des cellules du follicule, effet anti-androgénique partiel, action anti-inflammatoire). Les résultats chez l'animal sont encourageants. Mais l'absence totale d'essais cliniques chez l'humain, combinée au problème de biodisponibilité et au risque de carence en fer, empêche de recommander le matcha comme traitement de la chute de cheveux.
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FAQ - Matcha et chute de cheveux
Le matcha peut-il vraiment faire repousser les cheveux ?
En l'état actuel des connaissances, non. L'EGCG du matcha a montré des effets prometteurs en laboratoire et chez l'animal, mais aucun essai clinique chez l'humain n'a prouvé que boire du matcha fait repousser les cheveux. Les concentrations efficaces en laboratoire ne sont probablement pas atteignables dans le cuir chevelu par la consommation orale [1][2][4].
Le matcha peut-il aggraver la chute de cheveux ?
Oui, paradoxalement. Une consommation excessive de matcha (surtout pendant les repas) peut bloquer l'absorption du fer non héminique, entraînant une carence en fer qui est un déclencheur reconnu de l'effluvium télogène [11][12]. Ce risque est plus élevé chez les femmes, les végétariens et les grands consommateurs.
Combien de matcha peut-on boire par jour sans risque ?
Une à deux tasses par jour (1-2 g de poudre, soit 50 à 140 mg d'EGCG) sont généralement considérées comme sûres, apportant 50 à 140 mg d'EGCG. Il est recommandé de le consommer en dehors des repas pour limiter l'impact sur l'absorption du fer, et de ne pas dépasser 800 mg d'EGCG par jour (toutes sources confondues) pour éviter le risque de toxicité hépatique [8].
Le matcha peut-il remplacer le minoxidil ou le finastéride ?
Absolument pas. Le minoxidil et le finastéride sont des traitements dont l'efficacité est prouvée par de nombreux essais cliniques et reconnus par les autorités de santé européennes (EMA) et françaises (ANSM). Le matcha n'a fait l'objet d'aucun essai clinique pour la chute de cheveux et ne peut se substituer à ces traitements validés.
Références
[1] Kwon OS et al. Human hair growth enhancement in vitro by green tea epigallocatechin-3-gallate (EGCG). Phytomedicine. 2007. Consulter la source
[2] Zhang B et al. Epigallocatechin-3-Gallate Promotes the Growth of Mink Hair Follicles Through Sonic Hedgehog and Protein Kinase B Signaling Pathways. Front Pharmacol. 2018. Consulter la source
[3] Liao S. The medicinal action of androgens and green tea epigallocatechin gallate. HKMJ. 2001. Consulter la source
[4] Hiipakka RA et al. Structure-activity relationships for inhibition of human 5alpha-reductases by polyphenols. Biochem Pharmacol. 2002. Consulter la source
[5] Kim YY et al. Effects of topical application of EGCG on testosterone-induced hair loss in a mouse model. Exp Dermatol. 2011. Consulter la source
[6] Moqaddasi HR et al. Influencing hair regrowth with EGCG by targeting glycogen synthase kinase-3β activity: a molecular dynamics study. J Recept Signal Transduct Res. 2025. Consulter la source
[7] PMC 4884709 – EGCG and microRNA alteration in hair follicles. 2016. Consulter la source
[8] Rovaldi E et al. Epigallocatechin-Gallate (EGCG): An Essential Molecule for Human Health and Well-Being. Int J Mol Sci. 2025. Consulter la source
[9] Esfandiari A, Kelly AP. The effects of tea polyphenolic compounds on hair loss among rodents. J Natl Med Assoc. 2005. Cité dans la synthèse Perplexity (PMID: 16173333).
[10] Cheyasak N et al. A Study on the Effectiveness and Safety of Herbal Extract Combination Compared to 3% Minoxidil Solution for the Treatment of Androgenetic Alopecia. Open Dermatol J. 2024. Consulter la source
[11] Disler PB et al. The effect of tea on iron absorption. Gut. 1975. Consulter la source
[12] PMC 5093162 – Iron deficiency anemia from excessive green tea consumption. 2016. Consulter la source
[13] Kimura K et al. L-Theanine reduces psychological and physiological stress responses. Biol Psychol. 2007. Consulter la source
[14] PMC 6836118 – Effects of L-Theanine on stress-related symptoms and cognitive functions. 2019. Consulter la source
[15] PMC 8475422 – Randomized, triple-blind, placebo-controlled crossover study on L-theanine. 2021. Consulter la source






