Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles face à Plasma riche en plaquettes, 2 séances

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Un seul essai de fiabilité moyenne, chez 40 hommes et femmes atteints d'alopécie androgénétique modérée, compare deux protocoles de plasma riche en plaquettes (PRP) (Hausauer 2018). Le premier enchaîne 3 séances mensuelles puis un rappel à 3 mois ; le second se limite à 2 séances à 3 mois d'intervalle. À 26 semaines, la densité de cheveux augmente de 29,6 % avec le premier, contre 7,2 % avec le second, un écart très probablement réel. Les deux protocoles diffèrent à la fois par le nombre de séances et par leur espacement : l'essai ne permet pas de savoir lequel des deux compte le plus.

Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.
Plasma riche en plaquettes, 2 séances est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Gain de densité, en pourcentageÉvolution du nombre de cheveux par rapport au départ, en pourcentage : +10 % signifie dix cheveux de plus pour cent cheveux présents au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmesComparaison directe, même essai
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellespuis un rappel à 3 mois20 dans ce groupe
+29,6%
Plasma riche en plaquettes, 2 séancesà 3 mois d'intervalle19 dans ce groupe
+7,2%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Hausauer 2018, 6 mois) : +29,6 % contre +7,2 %, soit un écart de 22,4 %, en faveur de Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles. Cet écart est très probablement réel.

FAQ

7 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Trois séances de PRP font-elles repousser les cheveux, et mieux que le minoxidil ?
Preuves très faiblesRésultats concordants3 essais, 101 participants

Trois séances mensuelles de plasma riche en plaquettes augmentent le nombre de cheveux comptés sur la zone traitée, sans faire mieux que les comparateurs actifs : de 30,11 à 38,58 cheveux en 20 semaines dans une série sans groupe témoin (Bayat 2019), de 15,33 à 26,78 contre de 18,67 à 26,44 avec la fraction vasculaire stromale (Behrangi 2024), et pas de différence significative avec le minoxidil 5 % à 12 semaines (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour les deux essais randomisés, bas pour la série, mais aucun ne compare le PRP au placebo. Dégradé jusqu'à très faible. Risque de biais : série sans groupe témoin, essai ouvert. Imprécision : 9 à 32 patients par bras. Caractère indirect : la zone de comptage diffère d'un essai à l'autre et les comparateurs sont des traitements actifs. Les gains observés ne peuvent pas être séparés de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes et femmes de 18 à 60 ans, alopécie androgénétique. La préparation du PRP diffère d'un essai à l'autre. Suivi de 12 à 20 semaines.

Deux séances de PRP augmentent-elles la densité de cheveux ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 52 participants

Deux séances de PRP font passer la densité de 34,18 à 50,2 cheveux par cm² en six mois dans une série sans groupe témoin (Butt 2019), et de 52,44 à 63,72 en 30 semaines dans un essai où le PRP enrichi en fraction vasculaire stromale fait mieux (de 37,66 à 57,11) (Butt 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ bas pour la série, élevé pour l'essai, tous deux à risque de biais élevé et sans placebo. Dégradé jusqu'à très faible : risque de biais, petits effectifs (11 à 30 patients), et comparateur actif.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes et femmes adultes. Suivi de six à sept mois. Aucune comparaison au placebo.

Trois séances de PRP augmentent-elles la densité de cheveux par rapport au placebo ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 115 participants

Les deux essais contre placebo divergent : chez l'homme, la densité passe de 93,75 à 143,2 cheveux par cm² en 22 semaines sous PRP, contre de 90,05 à 89 sous placebo (Singh 2020) ; dans un essai à demi-crâne chez des hommes et des femmes, de 151 à 170,96 contre de 151,04 à 166,72, sans différence significative (Shapiro 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, l'un à faible risque de biais. Dégradé de deux niveaux. Incohérence : un essai trouve un gain net, l'autre (à demi-crâne) aucune différence. Imprécision : 19 à 35 patients par essai.

Niveau abaissé pour : incohérence, imprécision.

Hommes de 18 à 60 ans, et adultes des deux sexes dans l'essai à demi-crâne. Suivi de cinq mois. La préparation du PRP diffère d'un essai à l'autre.

Le PRP épaissit-il les cheveux ?
Preuves très faiblesRésultats contradictoires2 essais, 54 participants

Dans l'essai à demi-crâne contre placebo, le diamètre passe de 56,75 à 61,23 µm sous PRP et de 56,43 à 62,63 µm sous placebo en 22 semaines : pas d'avantage du PRP (Shapiro 2020). Une série sans groupe témoin trouve un épaississement significatif (Bayat 2019).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai contre placebo, bas pour la série. Dégradé jusqu'à très faible : la série sans témoin trouve un épaississement significatif, l'essai contrôlé aucune différence avec le placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, incohérence.

Hommes et femmes adultes. Suivi d'environ cinq mois.

Sur photographies, le PRP améliore-t-il la chevelure ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable2 essais, 94 participants

Chez la femme, 57 % sont améliorées sur photographies après trois séances de PRP, contre 7 % sous placebo à 24 semaines (Dubin 2020). Chez l'homme, le PRP fait moins bien que le minoxidil 5 %, sans différence significative : 38 % contre 56 % (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré, avec des comparateurs différents (placebo chez la femme, minoxidil 5 % chez l'homme). Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (28 à 32 patients par bras) et caractère indirect. La concordance n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes de 27 à 85 ans et hommes de 20 à 50 ans. Suivi de six mois.

Trois séances de PRP font-elles gagner des cheveux par rapport au placebo ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 55 participants

Trois séances de PRP font gagner des cheveux par rapport au placebo : +14,8 contre -0,7 cheveux par cm² à 13 semaines et +12,8 contre -2,1 à 26 semaines, chez des hommes et des femmes traités sur une moitié du crâne (Alves 2016). Chez la femme, le gain dépasse aussi celui du placebo à 24 semaines (Dubin 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 22 à 28 patients par essai. Les deux trouvent un gain significatif sur le placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Adultes de 18 à 65 ans, et femmes de 27 à 85 ans. Suivi de trois à six mois. Ce sont les seuls essais du corpus qui comparent trois séances de PRP au placebo sur ce critère.

Les séances de PRP entraînent-elles des effets indésirables ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 84 participants

Après trois séances de PRP, 53 % des hommes rapportent au moins un effet indésirable, contre 37 % sous minoxidil 5 %, sans différence significative (Balasundaram 2023), et 21,1 % des femmes dans un essai croisé (Bruce 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (19 à 32 patients) et caractère indirect (comparaison au minoxidil, plan croisé).

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes de 20 à 50 ans et femmes adultes. Suivi de trois à six mois.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Hausauer 2018 · Dermatologic Surgery
Essai randomisé contrôlé, 40 participants

PubMedDOI 10.1097/DSS.0000000000001567

Réserves méthodologiquesHommes et femmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise, evaluateur en aveugle des comptages et photographies, 40 patients (30 hommes, 10 femmes), 39 analyses, six mois. FINANCE PAR ECLIPSE AESTHETICS, qui fabrique le systeme de preparation du PRP. Point de mesure repere mais non tatoue, ce que les auteurs assument. L'essai compare deux calendriers d'un meme PRP, pas le PRP a autre chose : le calendrier mensuel gagne nettement, +29,6 % contre +7,2 % de cheveux. TABLEAU INUTILISABLE : le signe plus-ou-moins y est rendu par un 6 colle aux chiffres, « 160.4636.9 » pour 160,4 plus ou moins 36,9, ce qui rend les niveaux illisibles surement ; seules les variations en pourcentage, ecrites proprement dans le resume, sont retenues. EFFETS INDESIRABLES POOLES sur les 39 patients, sans repartition par bras. Le prurit est donne « 8 (15,4) » alors que 8 sur 39 font 20,5 % : effectif garde, taux laisse vide.

Financé par Eclipse Aesthetics, LLC.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes

Hommes et femmes, alopecie androgenetique moderee

Dermatologic Surgery 2018, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.