Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Trois séances mensuelles de plasma riche en plaquettes (PRP) ont été évaluées dans 13 études : 9 dans l'alopécie androgénétique, 4 dans la pelade, où le PRP est injecté dans les plaques. Dans l'alopécie androgénétique, il fait gagner des cheveux face au placebo (preuves modérées) : +12,8 contre -2,1 cheveux par cm² à 26 semaines (Alves 2016) ; sur la densité, les deux essais contre placebo divergent (preuves faibles). Il ne fait pas mieux que le minoxidil 5 % (preuves très faibles). Suivies d'un rappel à 3 mois, les 3 séances augmentent la densité de 29,6 %, contre 7,2 % pour 2 séances à 3 mois d'intervalle, un écart très probablement réel (Hausauer 2018). Dans la pelade, 60 % des plaques traitées ont entièrement repoussé à un an, contre 26,6 % sous triamcinolone, un écart non testé (Trink 2013, fiabilité limitée) ; face au minoxidil 5 %, l'écart peut être dû au hasard (Ghafoor 2024).

Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

14 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

4

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux comptés sur photoL'étude compte les cheveux sur une zone repérée du crâne mais ne dit pas quelle surface elle couvre. Le chiffre montre donc une évolution dans le temps, mais ne se compare à aucune densité exprimée au cm². Mesuré en cheveux sur la zone cible, plus haut est mieux
3 mesures, essais différents
Bayat 2019Behrangi 2024
38,5826,78Bayat2019Behrangi2024
À 20 semainesBayat 2019Hommes
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles19 participants · 30,11 à l'inclusion
38,58cheveux sur la zone cible
À 3 mois (12 semaines)Balasundaram 2023Hommes 20 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles32 dans ce groupequ'avec Minoxidil topique 5 %, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Pas de différence
À 20 semainesBehrangi 2024Hommes et femmes 18 à 60 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles9 dans ce groupe · 15,33 à l'inclusion
26,78cheveux sur la zone cible
À retenir Mesuré 3 fois dans 3 essais, de 3 mois à 20 semaines. Le résultat le plus favorable : 38,58 cheveux sur la zone cible (Bayat 2019, 20 semaines) ; le moins favorable : 26,78 cheveux sur la zone cible (Behrangi 2024, 20 semaines). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 0 mesure sur 2. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux
3 mesures, essais différents
Alves 2016
+14,813 sem+12,86 moisAlves2016
À 13 semainesAlves 2016Hommes et femmes 18 à 65 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles22 dans ce groupe
+14,8cheveux par cm²
À 6 mois (26 semaines)Alves 2016Hommes et femmes 18 à 65 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles22 dans ce groupe
+12,8cheveux par cm²
À 6 mois (24 semaines)Dubin 2020Femmes 27 à 85 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles14 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Mesuré 3 fois dans 2 essais, de 13 semaines à 6 mois. Le résultat le plus favorable : +14,8 cheveux par cm² (Alves 2016, 13 semaines) ; le moins favorable : +12,8 cheveux par cm² (Alves 2016, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 3 mesures sur 3. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Gain de densité, en pourcentageÉvolution du nombre de cheveux par rapport au départ, en pourcentage : +10 % signifie dix cheveux de plus pour cent cheveux présents au début. Mesuré en %, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Hausauer 2018Bruce 2020
+29,6+7,7Hausauer2018Bruce2020
À 6 mois (26 semaines)Hausauer 2018Hommes et femmes
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellespuis un rappel à 3 mois20 dans ce groupe
+29,6%
À 3 mois (12 semaines)Bruce 2020Femmes
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles19 dans ce groupe
+7,7%
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, de 3 mois à 6 mois. Le résultat le plus favorable : +29,6 % (Hausauer 2018, 6 mois) ; le moins favorable : +7,7 % (Bruce 2020, 3 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 2 mesures sur 2. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Singh 2020Shapiro 2020
143,2170,96Singh2020Shapiro2020
À 22 semainesSingh 2020Hommes 18 à 60 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles19 dans ce groupe · 93,75 à l'inclusion
143,2cheveux par cm²
À 22 semainesShapiro 2020Hommes et femmes 18 à 58 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles35 dans ce groupe · 151 à l'inclusion
170,96cheveux par cm²
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, à 22 semaines. Le résultat le plus favorable : 170,96 cheveux par cm² (Shapiro 2020, 22 semaines) ; le moins favorable : 143,2 cheveux par cm² (Singh 2020, 22 semaines). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 1 mesure sur 2. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.

Quelle épaisseur, quelle nature

2

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaisseur du cheveuÉpaisseur moyenne d'un cheveu, en micromètres (millièmes de millimètre). Un cheveu plus épais couvre mieux le cuir chevelu, même à nombre égal. Mesuré en µm, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
À 20 semainesBayat 2019Hommes
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles19 participantsl'article décrit ce résultat sans en donner la valeur
Non chiffré
À 22 semainesShapiro 2020Hommes et femmes 18 à 58 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles35 dans ce groupe · 56,75 à l'inclusion
61,23µm
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, de 20 semaines à 22 semaines. Les valeurs vont de 61,23 µm (Shapiro 2020, 22 semaines) à 61,23 µm (Shapiro 2020, 22 semaines). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 0 mesure sur 1 (non testé dans 1). Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Épaississement du cheveuDe combien de micromètres le cheveu s'est épaissi entre le début et la fin du traitement. Un cheveu de cuir chevelu mesure d'ordinaire 60 à 80 micromètres ; quelques micromètres de plus se voient déjà à l'œil, en volume. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Femmes 27 à 85 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles14 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

Ce qu'en disent médecins et patients

4

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Amélioration jugée par le médecinNote d'amélioration donnée par le médecin de l'essai, sur une échelle propre à l'étude. Plus elle est haute, plus il juge la chevelure améliorée ; les échelles diffèrent d'un essai à l'autre. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 20 semaines
Hommes et femmes 18 à 60 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles9 dans ce groupe
2,22points
À retenir Une seule mesure : 2,22 points chez hommes et femmes 18 à 60 ans (Behrangi 2024, 20 semaines), face à Fraction vasculaire stromale adipeuse, 1 injection, puis PRP 2 séances : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Amélioration ressentie par le patientNote donnée par le patient lui-même à l'évolution de sa chevelure, sur une échelle propre à l'essai. Plus elle est haute, plus il se juge amélioré. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 20 semaines
Hommes et femmes 18 à 60 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles9 dans ce groupe
2,11points
À retenir Une seule mesure : 2,11 points chez hommes et femmes 18 à 60 ans (Behrangi 2024, 20 semaines), face à Fraction vasculaire stromale adipeuse, 1 injection, puis PRP 2 séances : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Dubin 2020Balasundaram 2023
5738Dubin2020Balasundaram2023
À 6 mois (24 semaines)Dubin 2020Femmes 27 à 85 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles14 dans ce groupe
57% des patients
À 6 mois (24 semaines)Balasundaram 2023Hommes 20 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles32 dans ce groupe
38% des patients
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, à 6 mois. Le résultat le plus favorable : 57 % des patients (Dubin 2020, 6 mois) ; le moins favorable : 38 % des patients (Balasundaram 2023, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 1 mesure sur 2. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 22 semaines. Taux calculé à partir des effectifs : Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles 23 sur 35
Hommes et femmes 18 à 58 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles35 dans ce groupe
65,7% des patients
À retenir Une seule mesure : 65,7 % des patients chez hommes et femmes 18 à 58 ans (Shapiro 2020, 22 semaines), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Combien s'améliorent, stagnent ou reculent

2

La répartition des participants entre ceux qui vont mieux, ceux qui ne bougent pas et ceux qui perdent du terrain.

Patients ayant vu leurs cheveux repousserPart des patients chez qui l'examen constate une repousse visible des cheveux, selon les critères propres à chaque essai. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 3 mois (12 semaines)
Hommes et femmes 10 à 40 ans, pelade
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellesintralésionnel30 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.
Rechute une fois le traitement arrêtéDans la pelade, les cheveux peuvent repousser puis retomber. Ce chiffre dit quelle part des patients a rechuté pendant le suivi après la fin du traitement : un gain qui ne tient pas vaut moins qu'un gain modeste qui reste. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes et femmes, pelade
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellesintralésionnel15 dans ce groupe
31% des patients
À retenir Une seule mesure : 31 % des patients chez hommes et femmes, pelade (Trink 2013, 12 mois), face à Triamcinolone intralésionnelle 2,5 mg/ml, 3 séances mensuelles : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Étendue de la zone atteinte

2

Utilisé dans la pelade, où la question est la taille de la plaque dégarnie plutôt que la densité.

Plaques entièrement repeupléesLa part des patients dont les plaques de pelade ont entièrement repoussé, sans plus aucune zone dégarnie. C'est le résultat que tout patient atteint de pelade espère, et le plus exigeant à atteindre. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes et femmes, pelade
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellesintralésionnel15 dans ce groupe
60% des patients
À retenir Une seule mesure : 60 % des patients chez hommes et femmes, pelade (Trink 2013, 12 mois), face à Triamcinolone intralésionnelle 2,5 mg/ml, 3 séances mensuelles : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Score SALT d'étendue de la peladeLe score SALT (Severity of Alopecia Tool) mesure la part du cuir chevelu sans cheveux, de 0 (aucune plaque) à 100 (crâne entièrement dégarni). Le crâne est divisé en quatre zones, le dessus comptant pour 40 %, l'arrière pour 24 % et chaque côté pour 18 %, et l'on additionne la part dégarnie de chacune. Plus il est bas, moins la pelade est étendue : un score de 20 ou moins signifie qu'au moins 80 % du cuir chevelu est couvert. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 3 mois (12 semaines)
Hommes et femmes 10 à 45 ans, pelade
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellesintralésionnel188 dans ce groupel'article décrit ce résultat sans en donner la valeur
Non chiffré
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

Effets indésirables

4 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

2

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

Douleur des piqûresLa douleur des injections dans le cuir chevelu, pendant et après la séance, parfois plusieurs heures. C'est la première raison pour laquelle les patients arrêtent un traitement par injections. Mesuré en %, plus bas est mieux. douleur jusqu'a 4 a 5 heures apres la seance. Taux calculé à partir des effectifs : Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles 17 sur 32, Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles 18 sur 25
2 mesures, essais différents
Hegde 2020Balasundaram 2023
7253,1Hegde2020Balasundaram2023
À 8 semainesHegde 2020Hommes et femmes, pelade
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuellesintralésionnel25 dans ce groupe
72% des patients
À 6 mois (24 semaines)Balasundaram 2023Hommes 20 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles32 dans ce groupe
53,1% des patients
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, de 8 semaines à 6 mois. Le résultat le plus favorable : 53,1 % des patients (Balasundaram 2023, 6 mois) ; le moins favorable : 72 % des patients (Hegde 2020, 8 semaines). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 1 mesure sur 2 (non testé dans 1). Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Irritation du cuir cheveluPart des patients qui signalent rougeurs, démangeaisons ou picotements du cuir chevelu à l'endroit du traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). sensation de tension du cuir chevelu, passagere
Femmes 27 à 85 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles14 dans ce groupe
50% des patients
À retenir Une seule mesure : 50 % des patients chez femmes 27 à 85 ans (Dubin 2020, 6 mois), face à Placebo : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Tolérance d'ensemble

2

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Au moins un effet indésirablePart des participants ayant signalé au moins un effet indésirable, quel qu'il soit. Ce chiffre regroupe le bénin et le gênant, il ne dit donc pas à lui seul la gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux. tous effets confondus
2 mesures, essais différents
Bruce 2020Balasundaram 2023
21,153Bruce2020Balasundaram2023
À 3 mois (12 semaines)Bruce 2020Femmes
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles19 analysés sur 20 inclus
21,1% des patients
À 6 mois (24 semaines)Balasundaram 2023Hommes 20 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles32 dans ce groupe
53% des patients
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, de 3 mois à 6 mois. Le résultat le plus favorable : 21,1 % des patients (Bruce 2020, 3 mois) ; le moins favorable : 53 % des patients (Balasundaram 2023, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 0 mesure sur 1. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Patients ayant arrêté le traitementPart des patients qui ont arrêté le traitement pendant l'essai à cause d'un effet indésirable. Plus elle est basse, mieux le traitement est supporté. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). arret des seances pour douleur. Taux calculé à partir des effectifs : Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles 4 sur 32
Hommes 20 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles32 dans ce groupe
12,5% des patients
À retenir Une seule mesure : 12,5 % des patients chez hommes 20 à 50 ans (Balasundaram 2023, 6 mois), face à Minoxidil topique 5 % : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

FAQ

6 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Trois séances de PRP font-elles repousser les cheveux, et mieux que le minoxidil ?
Preuves très faiblesRésultats concordants3 essais, 101 participants

Trois séances mensuelles de plasma riche en plaquettes augmentent le nombre de cheveux comptés sur la zone traitée, sans faire mieux que les comparateurs actifs : de 30,11 à 38,58 cheveux en 20 semaines dans une série sans groupe témoin (Bayat 2019), de 15,33 à 26,78 contre de 18,67 à 26,44 avec la fraction vasculaire stromale (Behrangi 2024), et pas de différence significative avec le minoxidil 5 % à 12 semaines (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour les deux essais randomisés, bas pour la série, mais aucun ne compare le PRP au placebo. Dégradé jusqu'à très faible. Risque de biais : série sans groupe témoin, essai ouvert. Imprécision : 9 à 32 patients par bras. Caractère indirect : la zone de comptage diffère d'un essai à l'autre et les comparateurs sont des traitements actifs. Les gains observés ne peuvent pas être séparés de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes et femmes de 18 à 60 ans, alopécie androgénétique. La préparation du PRP diffère d'un essai à l'autre. Suivi de 12 à 20 semaines.

Trois séances de PRP augmentent-elles la densité de cheveux par rapport au placebo ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 115 participants

Les deux essais contre placebo divergent : chez l'homme, la densité passe de 93,75 à 143,2 cheveux par cm² en 22 semaines sous PRP, contre de 90,05 à 89 sous placebo (Singh 2020) ; dans un essai à demi-crâne chez des hommes et des femmes, de 151 à 170,96 contre de 151,04 à 166,72, sans différence significative (Shapiro 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, l'un à faible risque de biais. Dégradé de deux niveaux. Incohérence : un essai trouve un gain net, l'autre (à demi-crâne) aucune différence. Imprécision : 19 à 35 patients par essai.

Niveau abaissé pour : incohérence, imprécision.

Hommes de 18 à 60 ans, et adultes des deux sexes dans l'essai à demi-crâne. Suivi de cinq mois. La préparation du PRP diffère d'un essai à l'autre.

Le PRP épaissit-il les cheveux ?
Preuves très faiblesRésultats contradictoires2 essais, 54 participants

Dans l'essai à demi-crâne contre placebo, le diamètre passe de 56,75 à 61,23 µm sous PRP et de 56,43 à 62,63 µm sous placebo en 22 semaines : pas d'avantage du PRP (Shapiro 2020). Une série sans groupe témoin trouve un épaississement significatif (Bayat 2019).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai contre placebo, bas pour la série. Dégradé jusqu'à très faible : la série sans témoin trouve un épaississement significatif, l'essai contrôlé aucune différence avec le placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, incohérence.

Hommes et femmes adultes. Suivi d'environ cinq mois.

Sur photographies, le PRP améliore-t-il la chevelure ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable2 essais, 94 participants

Chez la femme, 57 % sont améliorées sur photographies après trois séances de PRP, contre 7 % sous placebo à 24 semaines (Dubin 2020). Chez l'homme, le PRP fait moins bien que le minoxidil 5 %, sans différence significative : 38 % contre 56 % (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré, avec des comparateurs différents (placebo chez la femme, minoxidil 5 % chez l'homme). Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (28 à 32 patients par bras) et caractère indirect. La concordance n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes de 27 à 85 ans et hommes de 20 à 50 ans. Suivi de six mois.

Trois séances de PRP font-elles gagner des cheveux par rapport au placebo ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 55 participants

Trois séances de PRP font gagner des cheveux par rapport au placebo : +14,8 contre -0,7 cheveux par cm² à 13 semaines et +12,8 contre -2,1 à 26 semaines, chez des hommes et des femmes traités sur une moitié du crâne (Alves 2016). Chez la femme, le gain dépasse aussi celui du placebo à 24 semaines (Dubin 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 22 à 28 patients par essai. Les deux trouvent un gain significatif sur le placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Adultes de 18 à 65 ans, et femmes de 27 à 85 ans. Suivi de trois à six mois. Ce sont les seuls essais du corpus qui comparent trois séances de PRP au placebo sur ce critère.

Les séances de PRP entraînent-elles des effets indésirables ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 84 participants

Après trois séances de PRP, 53 % des hommes rapportent au moins un effet indésirable, contre 37 % sous minoxidil 5 %, sans différence significative (Balasundaram 2023), et 21,1 % des femmes dans un essai croisé (Bruce 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (19 à 32 patients) et caractère indirect (comparaison au minoxidil, plan croisé).

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes de 20 à 50 ans et femmes adultes. Suivi de trois à six mois.

Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées13 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Behrangi 2024 · Skin Research and Technology
Essai randomisé contrôlé, 18 participants

PubMedDOI 10.1111/srt.13700

Fiabilité limitéeHommes et femmes 18 à 60 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise par table de nombres aleatoires, mais MINUSCULE : 9 patients par bras, et les auteurs donnent eux-memes une puissance de 0,05 pour le comptage et de 0,27 pour le diametre. Avec une puissance de 5 %, l'absence de difference entre les bras ne prouve rien : l'essai ne pouvait pas en voir une. Les claims enregistrent donc un resultat nul qu'il ne faut pas lire comme une equivalence. POPULATION MELANGEE : 5 hommes et 13 femmes, deux echelles de severite differentes, et les bras ne sont pas equilibres sur le sexe (1 homme sur 9 dans un bras, 4 sur 9 dans l'autre d'apres le tableau 1). COMPTAGE SANS SURFACE : la trichoscopie compte au grossissement 60 sur une region non decrite, d'ou le critere de comptage sur zone cible. DIAMETRE EN MILLIMETRES, DEUX DECIMALES : 0,06 a 0,09 mm, soit une resolution de 10 micrometres, grossiere pour un critere ou les effets se jouent a quelques micrometres. Le vocabulaire tient le diametre en micrometres et la regle interdit la conversion : seule la comparaison entre bras, p a 0,170, a ete enregistree, sans valeur. Le medecin qui note les photographies est en aveugle, le patient non. Effets indesirables cites sans effectif : douleur au point d'injection et cephalees. Le gain intra-bras de 75 % du comptage sous PRP en 20 semaines est eleve et n'est pas discute.

Financé par Skin and Stem Cell Research Center, Tehran University of Medical Sciences.

Singh 2020 · Indian Journal of Dermatology, Venereology and Leprology
Essai randomisé contrôlé, 80 participants

PubMedDOI 10.4103/ijdvl.IJDVL_589_18

Étude robusteHommes 18 à 60 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai randomise EN DOUBLE INSU A QUATRE BRAS avec un vrai placebo : chaque patient recoit une injection et une lotion, actives ou au serum sale, ce qui masque les deux traitements a la fois. 80 hommes, trois seances mensuelles, suivi a cinq mois, enregistre au registre indien. Densite au dermoscope sur 1 cm2 a un point fixe. C'est l'un des rares essais du corpus a confronter le minoxidil 5 % a un placebo. TABLEAU 4 EN TEXTE MIROIR, artefact texte_miroir declare : le tableau pivote sort ligne a l'envers et colonnes inversees. La lecture a ete verifiee arithmetiquement : pour chacun des quatre bras, le niveau a cinq mois moins le niveau de depart redonne exactement la ligne de difference imprimee (143,20 - 93,75 = 49,45 ; 89,00 - 90,05 = -1,05 ; 150,45 - 90,05 = 60,40 ; 123,95 - 90,65 = 33,30). Comparaisons entre bras a cinq mois : association superieure au minoxidil mais pas au PRP seul ; minoxidil superieur au placebo ; PRP superieur au placebo mais pas au minoxidil. Le PRP seul fait donc presque autant que l'association. RESERVES : cinq sorties pour douleur, analyses de 17 a 20 par bras ; douleur a l'injection chez 100 % des patients, placebo compris ; densite de depart basse, autour de 90 cheveux par cm2 ; suivi court. Aucun conflit declare.

Balasundaram 2023 · Journal of Dermatological Treatment
Essai randomisé contrôlé, 64 participants

PubMedDOI 10.1080/09546634.2023.2182618

Réserves méthodologiquesHommes 20 à 50 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise OUVERT, 64 hommes, minoxidil six mois contre trois seances mensuelles de PRP, 51 ayant termine. Photographies notees par deux dermatologues avec un accord seulement passable a moyen (kappa 0,39 a 0,61). Phototrichogramme sur une zone tatouee du vertex. Version manuscrit acceptee, texte parseme de lettres parasites. AUCUNE DIFFERENCE D'EFFICACITE ENTRE BRAS : repondeurs 56 % contre 38 %, densite a 12 semaines. Les valeurs du phototrichogramme ne sont donnees qu'en figure : seul le resultat de la comparaison est garde. Les pourcentages de repondeurs sont calcules sur les 32 randomises de chaque bras, non-evalues comptes comme non-repondeurs, ce qui est le choix prudent. TOLERANCE A L'AVANTAGE DU MINOXIDIL : 53 % d'effets indesirables sous PRP contre 37 %, douleur chez 17 patients sous PRP dont 4 ont refuse de poursuivre. Financement institutionnel, aucun conflit declare.

Financé par Fonds intramuros du JIPMER.

Hausauer 2018 · Dermatologic Surgery
Essai randomisé contrôlé, 40 participants

PubMedDOI 10.1097/DSS.0000000000001567

Réserves méthodologiquesHommes et femmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise, evaluateur en aveugle des comptages et photographies, 40 patients (30 hommes, 10 femmes), 39 analyses, six mois. FINANCE PAR ECLIPSE AESTHETICS, qui fabrique le systeme de preparation du PRP. Point de mesure repere mais non tatoue, ce que les auteurs assument. L'essai compare deux calendriers d'un meme PRP, pas le PRP a autre chose : le calendrier mensuel gagne nettement, +29,6 % contre +7,2 % de cheveux. TABLEAU INUTILISABLE : le signe plus-ou-moins y est rendu par un 6 colle aux chiffres, « 160.4636.9 » pour 160,4 plus ou moins 36,9, ce qui rend les niveaux illisibles surement ; seules les variations en pourcentage, ecrites proprement dans le resume, sont retenues. EFFETS INDESIRABLES POOLES sur les 39 patients, sans repartition par bras. Le prurit est donne « 8 (15,4) » alors que 8 sur 39 font 20,5 % : effectif garde, taux laisse vide.

Financé par Eclipse Aesthetics, LLC.

Bruce 2020 · Dermatologic Surgery
Essai randomisé contrôlé, 20 participants

PubMedDOI 10.1097/DSS.0000000000002168

Réserves méthodologiquesFemmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai CROISE randomise, 20 femmes : chacune recoit 12 semaines de PRP (trois injections a quatre semaines d'intervalle) et 12 semaines de mousse de minoxidil 5 %, separees par 8 semaines sans traitement. Enregistre (NCT03488108). Pas d'insu possible entre une injection et une mousse. Le minoxidil fait mieux sur le compte de cheveux : mediane +22,7 % contre +7,7 %. Les resultats sont des MEDIANES, notees en mesure « autre ». Le signe moins est encode « 2 » dans le PDF (« 7.7(27.2to17.9) » pour 7,7 (-7,2 a 17,9)) : les densites terminales et l'epaisseur cumulee, dont les medianes peuvent etre negatives, sont donc ambigues et n'ont pas ete retenues. Huit semaines de sevrage suffisent-elles apres du minoxidil ? Les auteurs ne testent pas l'effet d'ordre. Aucun effet indesirable sous minoxidil ; 4 sur 19 sous PRP.

Financé par Center for Regenerative Medicine, Mayo Clinic.

Hegde 2020 · Dermatol Ther
Essai randomisé contrôlé, 50 participants

PubMedDOI 10.1111/dth.14388

Fiabilité limitéeHommes et femmes, pelade

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise en demi-crane, 50 patients atteints de pelade en plaques : cote gauche serum physiologique pour tous, cote droit PRP (25) ou triamcinolone 10 mg/ml (25), 3 seances mensuelles, evaluation 8 semaines apres la derniere. Les valeurs du SALT et de la repousse ne sont donnees qu'en graphique, avec un p global a trois groupes (triamcinolone devant PRP devant placebo) : non repris. Groupes desequilibres (age, taille des plaques). Douleur aux injections ecrite « 18 patients (27 %) » sous PRP, effectif et pourcentage incompatibles : effectif garde, taux laisse vide. Pelade : evolution spontanee frequente.

Trink 2013 · Br J Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 45 participants

PubMedDOI 10.1111/bjd.12397

Fiabilité limitéeHommes et femmes, pelade

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise de 45 patients (15 par bras : PRP, triamcinolone 2,5 mg/ml, placebo), une plaque traitee par patient, patients et evaluateurs en aveugle mais pas les injecteurs. La description du cote temoin se contredit (non traite, puis injecte d'eau distillee). Les resultats de repousse ne sont donnes qu'en figures et les comparaisons dites significatives sans aucune valeur de p : remission complete a 12 mois chez 60 % sous PRP contre 26,6 % sous triamcinolone, recidive chez 31 % contre 71 % (denominateurs non precises). Aucun effet indesirable rapporte. Pas de financement, pas de conflit declare.

Financé par Aucun.

El Taieb 2017 · Dermatol Ther
Essai randomisé contrôlé, 90 participants

PubMedDOI 10.1111/dth.12437

Fiabilité limitéeHommes et femmes 10 à 40 ans, pelade

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai dit randomise de 90 patients (30 par bras : minoxidil 5 %, PRP mensuel, creme de panthenol comme placebo), sans methode de tirage ni aveugle decrits, 3 mois. Bras desequilibres : 9 pelades universelles sous PRP contre 3 sous minoxidil. Resultats donnes en pourcentages par type de pelade sans denominateurs clairs et en scores dermoscopiques dont les ecarts-types sont illisibles : claims sans valeur, avec le seul seuil de signification annonce (minoxidil et PRP superieurs au placebo). Le PRP repondrait plus tot que le minoxidil. Effets indesirables non decrits.

Shapiro 2020 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 35 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2020.07.006

Réserves méthodologiquesHommes et femmes 18 à 58 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle en demi-crane (35 patients, hommes et femmes) : deux carres tatoues de 7,6 cm, l'un recevant le PRP, l'autre du serum physiologique, 3 seances mensuelles, mesure 3 mois apres la derniere au Folliscope par un evaluateur en aveugle. Les deux cotes progressent (environ +20 contre +16 cheveux/cm2), sans difference significative ; les injections elles-memes ou la diffusion du PRP peuvent expliquer le gain du cote temoin. Douleur chez 91,4 % des patients. Etude financee par Regen Lab, fabricant du kit de PRP ; deux auteurs investigateurs pour Regen Lab, l'un consultant pour d'autres societes du domaine.

Financé par Regen Lab (fabricant du kit de preparation du PRP).

Bayat 2019 · J Cosmet Dermatol
Série de cas, 19 participants

PubMedDOI 10.1111/jocd.12907

Fiabilité limitéeHommes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Serie de 19 hommes sans groupe temoin, PRP en 3 seances a 4 semaines d'intervalle, controle 3 mois apres la derniere. Nombre de cheveux compte par un dermatologue sur des photos dermoscopiques dont la surface n'est pas donnee (30,1 a 38,6) ; epaisseur donnee sans unite (0,041 a 0,054), d'ou un claim sans valeur. Le gain plafonne apres la deuxieme seance. Age moyen de 36 ans pour un intervalle annonce de 28 a 40 ans avec un ecart-type de 9. Financement universitaire.

Financé par Universite des sciences medicales de Mashhad (930092).

Alves 2016 · Dermatol Surg
Essai randomisé contrôlé, 25 participants

PubMedDOI 10.1097/DSS.0000000000000665

Réserves méthodologiquesHommes et femmes 18 à 65 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle en demi-crane (25 patients, 22 analyses), PRP d'un cote et placebo de l'autre, 3 seances mensuelles, TrichoScan a 3 et 6 mois. Gain de densite de 12,8 cheveux/cm2 cote PRP contre une baisse de 2,1 cote placebo a 6 mois, sans difference sur le nombre total de cheveux ni sur le duvet. Effectif faible, hommes et femmes melanges, centre prive. Pas d'interet commercial declare.

Ghafoor 2024 · J Coll Physicians Surg Pak
Essai randomisé contrôlé, 376 participants

PubMedDOI 10.29271/jcpsp.2024.06.650

Fiabilité limitéeHommes et femmes 10 à 45 ans, pelade

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise en simple aveugle de 376 patients (188 par bras, enveloppes scellees), minoxidil 5 % contre 3 seances de PRP, evaluation a 3 mois. Les scores SALT moyens rapportes (1,48 et 1,54) ne correspondent pas a l'echelle de 0 a 100 et le calcul d'effectif mentionne un risque alpha de 50 % : claim sans valeur, avec le p de la comparaison. Neuf patients sans amelioration sous minoxidil, quatre sous PRP. Prurit chez 3 et dermite irritative chez 2 patients sous minoxidil, douleur d'injection sous PRP.

Dubin 2020 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 30 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2020.06.1021

Réserves méthodologiquesFemmes 27 à 85 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise par blocs, controle par serum physiologique, 30 femmes (28 analysees), PRP Eclipse en trois injections a 4 semaines d'intervalle, evaluation a 24 semaines avec photographies globales jugees en aveugle. Les densites de depart (556 et 598 cheveux/cm2) et leurs variations (+105,9 contre -52,4) sont invraisemblables pour une alopecie feminine : claims de densite et de diametre sans valeur, avec le p (< 0,01). Amelioration sur photographies chez 57 % contre 7 %. Cephalees et tension du cuir chevelu plus frequentes sous PRP, toutes resolutives en 24 heures.

Populations étudiées13 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes, pelade

Adultes (20 hommes, 25 femmes), pelade chronique en plaques (4 a 6 plaques symetriques, au moins 2 ans), une plaque traitee par patient

Br J Dermatol 2013, 2 indicateurs

Hommes et femmes 18 à 58 ans

Adultes de 18 a 58 ans (18 hommes, 17 femmes), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton 3 a 5 ou Ludwig 1 a 2, comparaison de deux carres du cuir chevelu

J Am Acad Dermatol 2020, 3 indicateurs

Hommes et femmes 18 à 65 ans

Adultes de 18 a 65 ans (hommes Hamilton-Norwood II a V, femmes Ludwig I a III), comparaison des deux moities du cuir chevelu

Dermatol Surg 2016, 2 indicateurs

Femmes

Femmes adultes, alopecie androgenetique ; plan croise, chaque patiente recoit les deux

Dermatologic Surgery 2020, 2 indicateurs

Femmes 27 à 85 ans

Femmes de 27 a 85 ans, alopecie androgenetique feminine Ludwig I a III

J Am Acad Dermatol 2020, 4 indicateurs

Hommes 18 à 60 ans

Hommes de 18 a 60 ans, alopecie androgenetique Norwood II a V

Indian Journal of Dermatology, Venereology and Leprology 2020, 1 indicateur

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans, alopecie androgenetique Hamilton-Norwood III et IV

Journal of Dermatological Treatment 2023, 5 indicateurs

Hommes et femmes 18 à 60 ans

Hommes et femmes de 18 a 60 ans, alopecie androgenetique, Hamilton 2 a 4 ou Ludwig 1 a 3

Skin Research and Technology 2024, 3 indicateurs

Hommes et femmes

Hommes et femmes, alopecie androgenetique moderee

Dermatologic Surgery 2018, 1 indicateur

Hommes

Hommes, alopecie androgenetique Hamilton III vertex a V

J Cosmet Dermatol 2019, 2 indicateurs

Hommes et femmes, pelade

Patients atteints de pelade en plaques du cuir chevelu ; cote droit traite (PRP ou triamcinolone), cote gauche serum physiologique

Dermatol Ther 2020, 1 indicateur

Hommes et femmes 10 à 40 ans, pelade

Patients de 10 a 40 ans, pelade en plaques, ophiasique, totale ou universelle

Dermatol Ther 2017, 1 indicateur

Hommes et femmes 10 à 45 ans, pelade

Patients de 10 a 45 ans, pelade en plaques sans traitement depuis 3 mois

J Coll Physicians Surg Pak 2024, 1 indicateur

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.