Minoxidil topique, concentrations confondues face à Laser erbium-verre fractionné 1540 nm (6 séances hebdomadaires) + minoxidil 2 ou 5 %

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Dans la pelade en plaques, ajouter au minoxidil 6 séances de laser erbium-verre fractionné 1540 nm fait mieux que le minoxidil seul, d'après un seul essai de fiabilité limitée mené sur deux plaques par patient (Al-Dhalimi 2019). En 12 semaines, la densité passe de 8,4667 à 10,9667 cheveux par cm² avec le laser, contre 7,2333 à 7,7 sans laser, et la note de satisfaction atteint 4,766 contre 2,866 points. Côté tolérance, des démangeaisons sont notées chez 3 patients sur 30 contre 2 sur 30.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 3 mois (12 semaines)
Hommes et femmes 10 à 40 ans, peladeComparaison directe, même essai
Minoxidil topique, concentrations confondues30 dans ce groupe · 7,2333 à l'inclusion
7,7cheveux par cm²
Laser erbium-verre fractionné 1540 nm (6 séances hebdomadaires) + minoxidil 2 ou 5 %30 dans ce groupe · 8,4667 à l'inclusion
10,9667cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Al-Dhalimi 2019, 3 mois) : 7,7 cheveux par cm² contre 10,9667 cheveux par cm², soit un écart de 3,27 cheveux par cm², en faveur de Laser erbium-verre fractionné 1540 nm (6 séances hebdomadaires) + minoxidil 2 ou 5 %. Cet écart est probablement réel.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Note de satisfactionLe patient note de 0 à 10 sa satisfaction à l'égard du traitement. Ce n'est pas la même question que « vos cheveux vont-ils mieux » : on peut voir un progrès et rester déçu, ou l'inverse. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 3 mois (12 semaines)
Hommes et femmes 10 à 40 ans, peladeComparaison directe, même essai
Minoxidil topique, concentrations confondues30 dans ce groupe
2,866points
Laser erbium-verre fractionné 1540 nm (6 séances hebdomadaires) + minoxidil 2 ou 5 %30 dans ce groupe
4,766points
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Al-Dhalimi 2019, 3 mois) : 2,866 points contre 4,766 points, soit un écart de 1,9 points, en faveur de Laser erbium-verre fractionné 1540 nm (6 séances hebdomadaires) + minoxidil 2 ou 5 %. Cet écart est probablement réel.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

1

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

DémangeaisonsLe cuir chevelu démange. C'est l'effet le plus fréquent des solutions appliquées sur la tête, le plus souvent passager et sans gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 3 mois (12 semaines). demangeaisons sur la plaque
Hommes et femmes 10 à 40 ans, peladeComparaison directe, même essai
Minoxidil topique, concentrations confondues30 dans ce groupe
6,6% des patients
Laser erbium-verre fractionné 1540 nm (6 séances hebdomadaires) + minoxidil 2 ou 5 %30 dans ce groupe
10% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Al-Dhalimi 2019, 3 mois) : 6,6 % des patients contre 10 % des patients, soit un écart de 3,4 % des patients, en faveur de Minoxidil topique, concentrations confondues. L'article ne teste pas cet écart.

FAQ

1 question

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Sous minoxidil, la zone dégarnie se réduit-elle ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 225 participants

Sous minoxidil (concentrations regroupées), le diamètre de la zone dégarnie passe de 9,7 à 8,13 cm en un an (Koperski 1987), mais revient à 9,78 cm à deux ans et demi. Dans un autre suivi, il passe de 8,5 à 7,1 cm à un an et 6,1 cm à deux ans (Katz 1987).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ bas : deux suivis avant-après, sans groupe témoin pour ce critère et à risque de biais élevé, toutes concentrations confondues. Les mesures sont objectives et le gain à un an significatif, mais l'évolution divergente au-delà empêche de conclure.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 17 à 49 ans, calvitie du vertex. Suivi d'un à deux ans et demi, sans placebo.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Al-Dhalimi 2019 · Lasers Surg Med
Autre type d'étude, 35 participants

PubMedDOI 10.1002/lsm.23133

Fiabilité limitéeHommes et femmes 10 à 40 ans, pelade

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Comparaison intra-patient non randomisee : 30 patients atteints de pelade ayant deux plaques, l'une traitee par laser erbium-verre 1540 nm (6 seances hebdomadaires) plus minoxidil, l'autre par minoxidil seul (2 % chez la femme, 5 % chez l'homme), evaluation 6 semaines apres la derniere seance. Simple aveugle, sans mode de choix de la plaque decrit. Comptage sur photographie agrandie d'un carre de 1 cm2 : 8,5 a 11,0 cheveux/cm2 cote laser, 7,2 a 7,7 cote temoin. Pelade : evolution spontanee frequente et tres variable, suivi de 12 semaines seulement.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 10 à 40 ans, pelade

Patients de 10 a 40 ans (18 hommes, 12 femmes) atteints de pelade en plaques, deux plaques par patient

Lasers Surg Med 2019, 7 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.