Minoxidil oral 0,25 mg face à Minoxidil oral 1 mg

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Sur la densité de cheveux, le minoxidil oral 1 mg fait significativement mieux que la dose de 0,25 mg, chez 30 femmes atteintes d'alopécie androgénétique (Nascimento E Silva 2022). En 24 semaines, la densité passe de 277,2 à 304 cheveux par cm² sous 1 mg, contre de 292 à 299,8 sous 0,25 mg. Ce résultat vient d'un seul petit essai de fiabilité moyenne : il reste à confirmer.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Minoxidil oral 0,25 mg14 dans ce groupe · 292 à l'inclusion
299,8cheveux par cm²
Minoxidil oral 1 mg12 dans ce groupe · 277,2 à l'inclusion
304cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Nascimento E Silva 2022, 6 mois) : 299,8 cheveux par cm² contre 304 cheveux par cm², soit un écart de 4,2 cheveux par cm², en faveur de Minoxidil oral 1 mg. Cet écart est probablement réel.

FAQ

4 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le minoxidil oral à 1 mg fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves faiblesRésultats concordants3 essais, 147 participants

Le minoxidil oral à 1 mg fait pousser des poils hors du cuir chevelu plus souvent que le minoxidil en lotion : 27 % des femmes (7 sur 26) contre 4 % (1 sur 26) sous minoxidil 5 % topique en 24 semaines (Ramos 2020), 2 femmes sur 12 dans un autre essai (Nascimento e Silva 2022), et 2 patients contre 1 sous minoxidil topique dans un essai mixte (Asilian 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, petits (12 à 33 patients par bras), dont un à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (quelques cas par bras) et pour risque de biais. Les trois essais vont dans le même sens, et l'écart atteint la significativité dans le plus solide. Aucun ne compare le minoxidil oral au placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Surtout des femmes de 18 à 65 ans ; un essai inclut des hommes. Suivi de six mois.

Le minoxidil oral à très faible dose (0,25 mg) augmente-t-il la densité chez la femme ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 102 participants

Sous minoxidil oral 0,25 mg, la densité passe de 102 à 115,8 cheveux par cm² en 39 semaines, sans différence avec le minoxidil 2 % en lotion (de 107,4 à 113,6) (Vahabi-Amlashi 2021). Dans un autre essai, elle passe de 292 à 299,8 en 24 semaines, moins qu'à 1 mg (de 277,2 à 304) (Nascimento e Silva 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, l'un à risque de biais élevé, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (26 à 51 femmes). Les deux vont dans le même sens : une hausse modeste, pas plus forte que sous minoxidil topique, et plus faible qu'à 1 mg.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Femmes atteintes d'alopécie androgénétique. Suivi de six à neuf mois.

Le minoxidil oral à 1 mg augmente-t-il la densité chez la femme, et mieux que la lotion ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 82 participants

Sous minoxidil oral 1 mg, la densité passe de 164,6 à 184,7 cheveux par cm² en 24 semaines, contre de 163,2 à 176,3 sous minoxidil 5 % topique une fois par jour, sans différence significative (Ramos 2020). Elle progresse plus qu'à 0,25 mg : de 277,2 à 304 contre de 292 à 299,8 (Nascimento e Silva 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (26 femmes par bras) et caractère indirect : comparaison au minoxidil topique dans l'un, à une dose plus faible dans l'autre.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes de 18 à 65 ans atteintes d'alopécie androgénétique. Suivi de six mois. Le minoxidil oral fait plus souvent pousser des poils ailleurs que sur le crâne (voir la synthèse sur la pilosité).

Le minoxidil oral à 0,25 mg fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 97 participants

À 0,25 mg par jour, le minoxidil oral fait pousser des poils hors du cuir chevelu chez une minorité de patients : 2 femmes (7,7 %) en 9 mois, autant que sous lotion de minoxidil 2 % (2 femmes, 8 %, Vahabi-Amlashi 2021), et 5 hommes sur 25 en 24 semaines dans une série sans groupe témoin (Pirmez 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé, complété par une série sans groupe témoin. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : les deux études sont à risque élevé (moins de la moitié des femmes de l'essai le terminent). Imprécision : quelques cas seulement.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Femmes atteintes d'alopécie androgénétique féminine (essai) et hommes de 23 à 53 ans (série). Suivi de 24 semaines à 9 mois. Aucune comparaison au placebo.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Nascimento E Silva 2022 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 30 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2022.01.017

Réserves méthodologiquesFemmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle de 30 femmes (26 analysees), minoxidil oral 0,25 mg contre 1 mg en gelule magistrale, 24 semaines, sans placebo. Comptage sur 2,2 cm2 rase : la densite ne bouge pas sous 0,25 mg (292,0 a 299,8 cheveux/cm2) et monte sous 1 mg (277,2 a 304,0), difference d'evolution significative. Chute et qualite de vie s'ameliorent dans les deux bras sans difference ; photographies globales non differentes. Hypertrichose faciale legere chez 2 patientes sous 1 mg. Pas de financement.

Financé par Aucun.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes

Femmes, alopecie androgenetique feminine Sinclair 2 a 4, zone mediofrontale de 2,2 cm2

J Am Acad Dermatol 2022, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.