Plasma riche en plaquettes, 4 séances

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Trois études de fiabilité limitée ont testé 4 séances de plasma riche en plaquettes (PRP), selon des protocoles différents. Dans l'alopécie androgénétique, chez 30 femmes, 4 séances hebdomadaires de PRP activé font mieux que le placebo, comparé sur une autre zone du crâne, pour le nombre de cheveux et leur épaisseur à 30 semaines, des écarts probablement réels ; la chute s'arrête chez 25 patientes sur 30 (Tawfik 2018). Chez 160 hommes, le PRP seul fait moins bien que le PRP associé au Procapil 5 % : à 26 semaines, 10 % sont très satisfaits contre 13,75 %, un écart probablement réel (Khoso 2024). Dans la pelade, des injections mensuelles dans les plaques font moins bien que la triamcinolone injectée : 73 % des patients améliorés contre 90 % à 16 semaines, un écart probablement réel, mais qui peut être dû au hasard dans chaque niveau de sévérité (Khan 2022).

Plasma riche en plaquettes, 4 séances est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

11 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 30 semaines
Femmes
Plasma riche en plaquettes, 4 séancesactivé, séances hebdomadaires30 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaisseur du cheveuÉpaisseur moyenne d'un cheveu, en micromètres (millièmes de millimètre). Un cheveu plus épais couvre mieux le cuir chevelu, même à nombre égal. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 30 semaines
Femmes
Plasma riche en plaquettes, 4 séancesactivé, séances hebdomadaires30 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

Où en est le cycle de pousse

1

Un cheveu alterne pousse, repos et chute. Ces critères disent où en est la chevelure dans ce cycle.

Chute active arrêtéePart des patients chez qui, en tirant doucement une mèche, il ne vient plus que deux ou trois cheveux au plus : la chute active s'est arrêtée. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 30 semaines
Femmes
Plasma riche en plaquettes, 4 séancesactivé, séances hebdomadaires30 dans ce groupe
83% des patients
À retenir Une seule mesure : 83 % des patients chez femmes (Tawfik 2018, 30 semaines), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Ce qu'en disent médecins et patients

7

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Léger mieux constaté par le médecinLe médecin voit une repousse, mais discrète : visible sur les photos côte à côte plutôt qu'au premier regard. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 18 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 4 séances80 dans ce groupe
30% des patients
À retenir Une seule mesure : 30 % des patients chez hommes 18 à 50 ans (Khoso 2024, 6 mois), face à Plasma riche en plaquettes, 4 séances + Procapil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Part des patients moyennement satisfaitsLa part des patients qui notent un mieux net sans être spectaculaire. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 18 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 4 séances80 dans ce groupe
13,75% des patients
À retenir Une seule mesure : 13,75 % des patients chez hommes 18 à 50 ans (Khoso 2024, 6 mois), face à Plasma riche en plaquettes, 4 séances + Procapil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Part des patients très satisfaitsLa part des patients qui placent le résultat dans la tranche la plus haute de leur échelle de satisfaction. Le seuil retenu change d'un essai à l'autre, et il est dit dans la fiche de chacun. C'est un ressenti, pas une mesure du cheveu : on peut être très satisfait d'un résultat que l'appareil mesure à peine. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 18 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 4 séances80 dans ce groupe
10% des patients
À retenir Une seule mesure : 10 % des patients chez hommes 18 à 50 ans (Khoso 2024, 6 mois), face à Plasma riche en plaquettes, 4 séances + Procapil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Part des patients un peu satisfaitsLa part des patients qui notent un léger mieux. C'est la bande la plus basse de celles qui comptent comme un résultat : ni rien, ni franc. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 18 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 4 séances80 dans ce groupe
25% des patients
À retenir Une seule mesure : 25 % des patients chez hommes 18 à 50 ans (Khoso 2024, 6 mois), face à Plasma riche en plaquettes, 4 séances + Procapil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 16 semaines
Hommes et femmes 14 à 25 ans, pelade
Plasma riche en plaquettes, 4 séancesintralésionnel, séances mensuelles30 analysés sur 60 inclus
73% des patients
À retenir Une seule mesure : 73 % des patients chez hommes et femmes 14 à 25 ans, pelade (Khan 2022, 16 semaines), face à Triamcinolone intralésionnel, concentration non précisée : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients jugés moyennement améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin juge moyennement améliorés, le niveau intermédiaire de son échelle d'appréciation. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 18 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 4 séances80 dans ce groupe
16,25% des patients
À retenir Une seule mesure : 16,25 % des patients chez hommes 18 à 50 ans (Khoso 2024, 6 mois), face à Plasma riche en plaquettes, 4 séances + Procapil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients nettement améliorésPart des patients jugés nettement améliorés, le plus haut niveau des échelles d'appréciation utilisées dans les essais. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 18 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 4 séances80 dans ce groupe
11,25% des patients
À retenir Une seule mesure : 11,25 % des patients chez hommes 18 à 50 ans (Khoso 2024, 6 mois), face à Plasma riche en plaquettes, 4 séances + Procapil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Combien s'améliorent, stagnent ou reculent

1

La répartition des participants entre ceux qui vont mieux, ceux qui ne bougent pas et ceux qui perdent du terrain.

Patients sans aucun effetPart des participants chez qui le traitement n'a rien changé de visible. Ni gain, ni perte franche : simplement aucun effet. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 16 semaines
Hommes et femmes 14 à 25 ans, pelade
Plasma riche en plaquettes, 4 séancesintralésionnel, séances mensuelles30 analysés sur 60 inclus
27% des patients
À retenir Une seule mesure : 27 % des patients chez hommes et femmes 14 à 25 ans, pelade (Khan 2022, 16 semaines), face à Triamcinolone intralésionnel, concentration non précisée : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées3 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Khoso 2024 · Journal of Ayub Medical College Abbottabad
Étude de cohorte, 160 participants

PubMedDOI 10.55519/JAMC-02-12749

Fiabilité limitéeHommes 18 à 50 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Classe en cohorte prospective et non en essai randomise : l allocation n est pas tiree au sort. ESSAI NON RANDOMISE, et c'est la reserve qui commande toutes les autres. Le resume le qualifie lui-meme de quasi experimental et les methodes disent que les deux groupes ont ete constitues par echantillonnage consecutif de convenance : rien ne garantit que les 80 patients du bras combine soient comparables aux 80 autres, et le tableau 1 ne compare que l'age, l'anciennete, les antecedents familiaux et le stade, pas les facteurs non mesures. AUCUN INSU : le bras combine applique une solution deux fois par jour pendant six mois, l'autre n'applique rien. Le patient sait donc dans quel bras il est, et la satisfaction du patient est l'un des deux seuls criteres de l'essai. Rien n'indique que le dermatologue evaluateur ait ete aveugle non plus. AUCUNE MESURE OBJECTIVE : ni comptage, ni densite, ni trichoscopie, ni photographie standardisee notee en aveugle. Les deux criteres sont deux echelles d'appreciation a 7 points, et l'article ne dit pas comment les sept niveaux ont ete regroupes en trois bandes. BANDES INCOMPLETES : les trois bandes rapportees font 48,75 % des patients du groupe A et 72,5 % du groupe B pour la satisfaction, 57,5 % et 77,5 % pour l'evaluation du medecin. Le sort de la moitie des patients du groupe A n'est donc pas dit, et comme les bandes manquantes sont par construction les plus mauvaises, l'ecart annonce entre les deux bras est peut-etre surtout un ecart de completude. Aucun perdu de vue n'est rapporte sur six mois chez 160 patients, ce qui est inhabituel et n'est pas commente. Le test statistique employe pour les deux p n'est pas nomme. AUCUN EFFET INDESIRABLE RAPPORTE, pas meme une mention de leur recherche, alors que le protocole prevoyait d'expliquer aux patients les complications possibles : la tolerance du PRP et du Procapil ne peut pas etre tiree de cet article. Ni financement ni conflit d'interets declares.

Khan 2022 · Journal of Ayub Medical College Abbottabad
Essai randomisé contrôlé, 60 participants

PubMed

Fiabilité limitéeHommes et femmes 14 à 25 ans, pelade

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise mais EN OUVERT, le resume le dit lui-meme : ni le patient ni le medecin n'ignorent le bras, et les deux gestes ne se ressemblent pas, une injection de corticoide d'un cote, une prise de sang puis une injection de plasma de l'autre. Le critere unique est un jugement du medecin sur photographies, « reponse efficace ou non », ce qui est precisement ce que l'absence d'insu fragilise le plus. LE CHIFFRE QUI COMPTE N'EST PAS CELUI QU'ON CROIT. L'article conclut que le corticoide est significativement plus efficace, mais il ne donne JAMAIS de p pour la comparaison d'ensemble : la mention de significativite est accolee aux 90 % du bras corticoide et aux 73 % du bras plasma, chacun a son propre bras. Les seuls p de comparaison imprimes sont ceux du tableau 2, stratifies par severite, et ils valent 0,1224 pour la pelade legere et 0,4108 pour la moderee : aucun des deux n'atteint le seuil. Une difference annoncee comme significative sur l'ensemble alors qu'elle ne l'est dans aucune des deux strates demande une explication que l'article ne donne pas. Les p ont donc ete enregistres la ou l'article les attache, et nulle part ailleurs. CE QUI EST COHERENT : tous les effectifs se bouclent. 15 plus 1 font 16 et 12 plus 2 font 14 dans le bras corticoide, 11 plus 4 font 15 deux fois dans le bras plasma, les efficaces des deux strates font bien 27 et 22, et les deux bras font 30. Les pourcentages correspondent aux effectifs. EFFETS INDESIRABLES NON CHIFFRES. L'article mentionne, dans sa discussion et non dans ses resultats, une douleur passagere pendant le geste et des cephalees legeres cedant au paracetamol, sans aucun effectif ni denominateur. Il ne dit rien de l'atrophie cutanee ni des telangiectasies, qui sont les effets attendus d'un corticoide injecte de facon repetee et dont sa propre discussion reconnait le risque. La tolerance comparee des deux bras ne peut pas etre tiree de cet article. ENFIN, LA POPULATION EST JEUNE ET LA PELADE LIMITEE : 14 a 25 ans, trois plaques ou moins, ni pelade totale ni universelle. Une pelade limitee du sujet jeune repousse souvent seule, et sans bras sans traitement l'essai ne peut pas separer ce que les deux produits ajoutent a cette evolution spontanee. Aucun conflit d'interets declare.

Tawfik 2018 · Journal of Cosmetic Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 30 participants

PubMedDOI 10.1111/jocd.12357

Fiabilité limitéeFemmes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai INTRA-PATIENTE contre serum sale : chaque femme recoit le PRP sur une zone et le placebo sur une autre, tirees au sort. 30 femmes, quatre seances hebdomadaires, controle six mois apres la derniere, soit une trentaine de semaines depuis le debut. VALEURS NON RETENUES : la densite au Folliscope doublerait sous PRP, de 73,7 a 150,9, et la zone sous serum sale gagnerait elle aussi 24 %, de 73,3 a 91,1 ; l'unite n'est pas ecrite, et l'epaisseur, 0,1 a 0,21, non plus. Le titre du tableau annonce un controle a 3 mois quand ses lignes disent 6 mois. Seul le resultat de la comparaison est garde. Le test de traction negatif dans 83 % des zones traitees n'a pas de pendant donne pour le placebo. Pas d'insu decrit.

Populations étudiées3 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes

Femmes, alopecie a motif feminin, deux zones comparees chez la meme patiente

Journal of Cosmetic Dermatology 2018, 3 indicateurs

Hommes 18 à 50 ans

Hommes de 18 a 50 ans, alopecie androgenetique Hamilton II a V

Journal of Ayub Medical College Abbottabad 2024, 6 indicateurs

Hommes et femmes 14 à 25 ans, pelade

Patients de 14 a 25 ans, pelade legere a moderee du cuir chevelu

Journal of Ayub Medical College Abbottabad 2022, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.