Dutastéride oral 0,1 mg

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Le dutastéride oral 0,1 mg fait gagner des cheveux chez l'homme, avec des preuves élevées issues de deux essais de bonne fiabilité : +78,5 cheveux sur 5,1 cm² en 24 semaines contre -32,3 sous placebo (Olsen 2006), et le gain dépasse aussi celui du placebo chez 917 hommes (Gubelin Harcha 2014). Face au finastéride oral 1 mg, il fait gagner +29,4 cheveux épais sur 5,1 cm² contre +36,3 sous finastéride, sans différence significative. Côté tolérance (preuves modérées), la baisse de libido touche 5 % des hommes contre 1 % sous placebo, tandis que les troubles de l'érection ne sont pas plus fréquents (4 % dans les deux groupes).

Efficacité et résultats

7 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux épais gagnés sur une zone testLes cheveux terminaux, épais et pigmentés, gagnés dans un cercle d'un pouce de diamètre. Le chiffre est ramené au cm² pour se lire comme une densité. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 5,1 cm², à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe · 29,4 sur 5,1 cm²
+5,76cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : +5,76 cheveux par cm² chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : l'écart est très probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, certains essais comptant sur une autre surface : leur valeur est ramenée au cm²
3 mesures, essais différents
Olsen 2006
+10,783 mois+15,396 moisOlsen2006
À 3 mois (12 semaines)Olsen 2006Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 0,1 mg63 analysés sur 416 inclus · 55 sur 5,1 cm²
+10,78cheveux par cm²
À 6 mois (24 semaines)Olsen 2006Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 0,1 mg58 analysés sur 416 inclus · 78,5 sur 5,1 cm²
+15,39cheveux par cm²
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Mesuré 3 fois dans 2 essais, de 3 mois à 6 mois. Le résultat le plus favorable : +15,39 cheveux par cm² (Olsen 2006, 6 mois) ; le moins favorable : +10,78 cheveux par cm² (Olsen 2006, 3 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 3 mesures sur 3. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Volume de cheveux gagnéLa somme des diamètres de tous les cheveux épais d'un cm², en millimètres. Elle augmente quand des cheveux repoussent et quand ils s'épaississent : c'est ce qui se rapproche le plus du volume perçu. Mesuré en mm par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

Ce qu'en disent médecins et patients

4

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Amélioration jugée par le médecinNote d'amélioration donnée par le médecin de l'essai, sur une échelle propre à l'étude. Plus elle est haute, plus il juge la chevelure améliorée ; les échelles diffèrent d'un essai à l'autre. Mesuré en points, plus haut est mieux
2 mesuresZones du crâne différentes
Gubelin Harcha 2014
1,030,78Gubelin Harcha2014
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014mesuré au vertexHommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe
1,03points
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014mesuré en zone frontaleHommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe
0,78points
À retenir Mesuré 2 fois dans 1 essai, à 6 mois. Le résultat le plus favorable : 1,03 points (Gubelin Harcha 2014, 6 mois) ; le moins favorable : 0,78 points (Gubelin Harcha 2014, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 2 mesures sur 2. Ces mesures ne portent pas sur la même zone du crâne : au vertex, en zone frontale. Le vertex et le front ne se dégarnissent pas au même rythme et ne répondent pas de la même façon ; leurs chiffres ne se comparent pas directement.
Amélioration ressentie par le patientNote donnée par le patient lui-même à l'évolution de sa chevelure, sur une échelle propre à l'essai. Plus elle est haute, plus il se juge amélioré. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe
2,8points
À retenir Une seule mesure : 2,8 points chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : l'écart est très probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Note d'évolution, de -3 (forte perte) à +3 (forte repousse)Un évaluateur compare l'aspect de la chevelure avant et après le traitement : +3 pour une forte repousse, 0 sans changement, -3 pour une forte perte. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 0,1 mg72 analysés sur 416 inclus
+0,47points
À retenir Une seule mesure : +0,47 points chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 0,1 mg72 analysés sur 416 inclus
39% des patients
À retenir Une seule mesure : 39 % des patients chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

5 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Effets sexuels

3

Ceux que les patients redoutent le plus avant de commencer un inhibiteur de la 5-alpha-réductase.

Baisse de libidoPart des patients qui signalent une baisse du désir sexuel pendant l'essai. Le chiffre du groupe placebo montre ce qui arrive sans le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux. decreased libido. Taux calculé à partir des effectifs : Dutastéride oral 0,1 mg 2 sur 72
2 mesures, essais différents
Olsen 2006Gubelin Harcha 2014
2,85Olsen2006Gubelin Harcha2014
À 6 mois (24 semaines)Olsen 2006Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 0,1 mg72 analysés sur 416 inclus
2,8% des patients
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe
5% des patients
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, à 6 mois. Le résultat le plus favorable : 2,8 % des patients (Olsen 2006, 6 mois) ; le moins favorable : 5 % des patients (Gubelin Harcha 2014, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 0 mesure sur 2 (non testé dans 2). Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Troubles de l'éjaculationMoins de sperme, éjaculation plus difficile ou moins satisfaisante. Distinct de la baisse du désir et des troubles de l'érection, et propre aux traitements qui freinent la transformation de la testostérone. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). ejaculation disorders. Taux calculé à partir des effectifs : Dutastéride oral 0,1 mg 3 sur 72
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 0,1 mg72 analysés sur 416 inclus
4,2% des patients
À retenir Une seule mesure : 4,2 % des patients chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Troubles de l'érectionPart des patients qui signalent des difficultés d'érection pendant l'essai. Mesuré en %, plus bas est mieux. impotence. Taux calculé à partir des effectifs : Dutastéride oral 0,1 mg 0 sur 72
2 mesures, essais différents
Olsen 2006Gubelin Harcha 2014
04Olsen2006Gubelin Harcha2014
À 6 mois (24 semaines)Olsen 2006Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 0,1 mg72 analysés sur 416 inclus
0% des patients
À 6 mois (24 semaines)Gubelin Harcha 2014Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe
4% des patients
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, à 6 mois. Le résultat le plus favorable : 0 % des patients (Olsen 2006, 6 mois) ; le moins favorable : 4 % des patients (Gubelin Harcha 2014, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 0 mesure sur 2 (non testé dans 2). Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.

Tolérance d'ensemble

2

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Au moins un effet indésirablePart des participants ayant signalé au moins un effet indésirable, quel qu'il soit. Ce chiffre regroupe le bénin et le gênant, il ne dit donc pas à lui seul la gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). au moins un effet indesirable
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe
51% des patients
À retenir Une seule mesure : 51 % des patients chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Effets indésirables attribués au traitementLa part des patients ayant eu au moins un effet indésirable que les investigateurs attribuent au traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). effet indesirable lie au traitement
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,1 mg188 dans ce groupe
21% des patients
À retenir Une seule mesure : 21 % des patients chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

FAQ

3 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le dutastéride à faible dose (0,1 mg) fait-il gagner des cheveux ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 1333 participants

Le dutastéride 0,1 mg fait gagner des cheveux : +55 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² à 12 semaines et +78,5 à 24 semaines, contre -26,5 et -32,3 sous placebo (Olsen 2006). Chez 917 hommes, le gain dépasse aussi celui du placebo à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo, à faible risque de biais, avec comptage sur macrophotographies. Non dégradé : les deux trouvent un gain net sur le placebo. Tous deux sont financés par GlaxoSmithKline.

Hommes de 20 à 50 ans, en partie asiatiques et latino-américains. Suivi de six mois.

Le dutastéride à faible dose (0,1 mg) fait-il baisser la libido ?
Preuves modéréesRésultats mixtes2 essais, 1333 participants

Sous dutastéride 0,1 mg, la baisse de libido touche 5 % des hommes contre 1 % sous placebo à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 9 sur 188 contre 2 sur 181), et 2 hommes, autant que sous placebo, dans l'essai d'Olsen 2006.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle, à faible risque de biais. Dégradé d'un niveau pour imprécision : quelques cas par bras. Un essai trouve un léger excès, l'autre autant de cas que sous placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 20 à 50 ans. Suivi de six mois.

Le dutastéride à faible dose (0,1 mg) provoque-t-il des troubles de l'érection ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 1333 participants

Sous dutastéride 0,1 mg, les troubles de l'érection ne sont pas plus fréquents que sous placebo : 4 % dans les deux bras à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 7 sur 188 contre 7 sur 181), et aucun cas contre 3 sous placebo dans l'essai d'Olsen 2006.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle, à faible risque de biais. Dégradé d'un niveau pour imprécision : peu de cas. Aucun des deux ne trouve d'excès par rapport au placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 20 à 50 ans. Suivi de six mois.

Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées2 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Olsen 2006 · Journal of the American Academy of Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 416 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2006.05.007

Étude robusteHommes 21 à 45 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai randomise EN DOUBLE INSU CONTRE PLACEBO et contre comparateur actif, 416 hommes, six bras, 24 semaines, finance et coecrit par GlaxoSmithKline, fabricant du dutasteride. Macrophotographies du cercle d'un pouce (5,07 cm2) avec point repere, comptage sur image, panel d'experts en aveugle. Effet dose du dutasteride net : -32 cheveux sous placebo, +78 a 0,1 mg, +95 a 0,5 mg, +110 a 2,5 mg, contre +76 sous finasteride 5 mg. Le dutasteride 2,5 mg est superieur au finasteride a 12 et 24 semaines. Les gains sont des variations depuis le depart, ranges avec ceux de Roberts 1999 sur le meme cercle. LA DOSE TESTEE DE FINASTERIDE EST 5 MG, pas le 1 mg prescrit pour la chute. Effectifs analyses de 50 a 68 par bras selon le temps, sur 64 a 72 randomises. Les panels et pourcentages d'ameliores n'ont pas de p individuel ici, d'ou une direction laissee indeterminee. Baisse de libido a 13 % sous 2,5 mg contre 3 a 4 % ailleurs. Les signes plus-ou-moins et moins sont mal encodes dans le PDF (« 6 » et « (cid:2) ») ; les valeurs retenues sont lues dans le texte.

Financé par GlaxoSmithKline.

Gubelin Harcha 2014 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 917 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2013.10.049

Étude robusteHommes 20 à 50 ansHommes 20 à 50 ansHommes 20 à 50 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai multicentrique en double aveugle, 917 hommes (Asie et Amerique latine) randomises entre dutasteride 0,02, 0,1 et 0,5 mg, finasteride 1 mg et placebo, 24 semaines, 761 completent. Comptage sur macrophotographies dans un cercle d'un pouce et sur 1 cm2. Le dutasteride 0,5 mg fait mieux que le finasteride 1 mg sur le nombre total de cheveux, la largeur et la photographie frontale ; pas sur les cheveux terminaux (46,0 contre 36,3) ni sur l'avis de l'investigateur. Les valeurs du critere principal ne sont donnees qu'en figure : claims sans valeur, avec le p. Effet dose net. Effets indesirables sexuels comparables entre actifs. Finance par GlaxoSmithKline, trois auteurs salaries.

Financé par GlaxoSmithKline.

Populations étudiées4 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans (55 % asiatiques, 40 % hispaniques), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III vertex a V

J Am Acad Dermatol 2014, 10 indicateurs

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans (55 % asiatiques, 40 % hispaniques), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III vertex a V ; vue du vertex

J Am Acad Dermatol 2014, 1 indicateur

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans (55 % asiatiques, 40 % hispaniques), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III vertex a V ; vue frontale et superieure

J Am Acad Dermatol 2014, 1 indicateur

Hommes 21 à 45 ans

Hommes de 21 a 45 ans, alopecie androgenetique Hamilton-Norwood III vertex a V

Journal of the American Academy of Dermatology 2006, 7 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.