Preuves élevéesRésultats concordants9 essais, 3621 participants
Le finastéride 1 mg fait gagner des cheveux là où le placebo en laisse perdre. À un an, +86 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² contre -21 sous placebo chez 1553 hommes (Kaufman 1998), et l'avantage tient la deuxième année ; dès six mois, +69 cheveux sur la même surface (Roberts 1999). Mesuré au cm², le gain est de +7,2 contre -10,1 à 48 semaines (Van Neste 2000), de +9,6 contre -2 dans la zone frontale à un an (Leyden 1999), de +18,5 contre -13,5 chez des hommes greffés (Leavitt 2005), et de +41,21 contre +0,07 sous placebo dans un petit essai à 24 semaines (Panuganti 2025). L'ampleur varie beaucoup d'un essai à l'autre, pas le sens. Face au dutastéride 0,5 mg, le finastéride fait moins bien dans deux essais (Gubelin Harcha 2014 ; Shanshanwal 2017, +4,3 contre +23,14 cheveux par cm²).
Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : neuf essais randomisés chez l'homme, la plupart en double aveugle contre placebo avec comptage sur macrophotographies. Non dégradé pour risque de biais : les plus grands essais (Kaufman 1998, Leyden 1999) sont à faible risque de biais. Non dégradé pour incohérence : tous les essais montrent un gain sous finastéride ; son ampleur varie selon la zone et la méthode de comptage, ce que la synthèse dit. Non dégradé pour imprécision : 1553 hommes dans un seul des essais. La plupart des essais contre placebo sont financés par Merck, fabricant du finastéride.
Hommes de 18 à 60 ans, surtout atteints au vertex, avec un essai sur la zone frontale et un essai chez des hommes greffés. Suivi jusqu'à deux ans en aveugle. Chez la femme ménopausée, l'essai de Price 2000 ne montre pas de gain : ces résultats ne s'appliquent pas aux femmes.