Peigne laser éteint + minoxidil 5 %

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Ce groupe témoin d'un essai de fiabilité limitée (Faghihi 2018, 50 hommes et femmes de 17 à 45 ans avec alopécie androgénétique) recevait le minoxidil 5 % avec un peigne laser éteint. Après 1 an, la densité progresse de +51,3 % et les cheveux épaissis de +32,3 %, des gains significativement inférieurs à ceux du groupe traité en plus par un vrai laser 785 nm en cabinet. Une rougeur du cuir chevelu touche 5 patients sur 22, plus souvent qu'avec le vrai laser.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Gain de densité, en pourcentageÉvolution du nombre de cheveux par rapport au départ, en pourcentage : +10 % signifie dix cheveux de plus pour cent cheveux présents au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes et femmes 17 à 45 ans
Peigne laser éteint + minoxidil 5 %22 dans ce groupe
+51,3%
À retenir Une seule mesure : +51,3 % chez hommes et femmes 17 à 45 ans (Faghihi 2018, 12 mois), face à Laser de basse intensité 785 nm en cabinet (20 minutes, 2 à 3 fois par semaine pendant 24 semaines) + minoxidil 5 % : l'écart est très probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Cheveux épaissis, en pourcentageDe combien le diamètre moyen des cheveux a augmenté par rapport au début, en pourcentage. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes et femmes 17 à 45 ans
Peigne laser éteint + minoxidil 5 %22 dans ce groupe
+32,3%
À retenir Une seule mesure : +32,3 % chez hommes et femmes 17 à 45 ans (Faghihi 2018, 12 mois), face à Laser de basse intensité 785 nm en cabinet (20 minutes, 2 à 3 fois par semaine pendant 24 semaines) + minoxidil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

1

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

Rougeur du cuir cheveluPart des participants dont le cuir chevelu a rougi à l'endroit de l'application. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 12 mois (52 semaines). rougeur. Taux calculé à partir des effectifs : Peigne laser éteint + minoxidil 5 % 5 sur 22
Hommes et femmes 17 à 45 ans
Peigne laser éteint + minoxidil 5 %22 dans ce groupe
22,7% des patients
À retenir Une seule mesure : 22,7 % des patients chez hommes et femmes 17 à 45 ans (Faghihi 2018, 12 mois), face à Laser de basse intensité 785 nm en cabinet (20 minutes, 2 à 3 fois par semaine pendant 24 semaines) + minoxidil 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Faghihi 2018 · Indian J Dermatol Venereol Leprol
Essai randomisé contrôlé, 50 participants

PubMedDOI 10.4103/ijdvl.IJDVL_1156_16

Fiabilité limitéeHommes et femmes 17 à 45 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise (table de nombres aleatoires) de 50 patients, 45 analyses : minoxidil 5 % pour tous, avec laser 785 nm en cabinet deux a trois fois par semaine pendant 24 semaines ou appareil eteint ; le soignant qui applique le laser n'est pas en aveugle, l'evaluateur l'est. Comptage au trichogramme sur un champ de surface non precisee (environ 15 cheveux au depart), d'ou le recours aux variations relatives : +78,3 % contre +51,3 % de cheveux et +45,4 % contre +32,3 % de diametre a 12 mois. Moins de rougeurs sous laser (1 contre 5).

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 17 à 45 ans

Hommes et femmes de 17 a 45 ans, alopecie androgenetique

Indian J Dermatol Venereol Leprol 2018, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.