Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg)

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Une seule étude de fiabilité limitée (Paradisi 2011) a suivi 101 femmes de 18 à 40 ans atteintes d'alopécie androgénétique féminine, sans autre signe d'hyperandrogénie, dont 68 traitées par flutamide à doses dégressives associé à un contraceptif oral. La part de patientes très satisfaites atteint 46,6 % à un an et 56 % à 4 ans, sans que l'écart avec le flutamide seul soit testé. Ce critère de satisfaction, issu d'un seul essai, reste un indice à confirmer.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Part des patients très satisfaitsLa part des patients qui placent le résultat dans la tranche la plus haute de leur échelle de satisfaction. Le seuil retenu change d'un essai à l'autre, et il est dit dans la fiche de chacun. C'est un ressenti, pas une mesure du cheveu : on peut être très satisfait d'un résultat que l'appareil mesure à peine. Mesuré en %, plus haut est mieux
2 mesures
Paradisi 2011
46,61 an56208 semParadisi2011
À 12 mois (52 semaines)Paradisi 2011
Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg)58 analysés sur 101 inclus
46,6% des patients
À 208 semainesParadisi 2011
Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg)25 analysés sur 101 inclus
56% des patients
À retenir Mesuré 2 fois dans 1 essai, de 12 mois à 208 semaines. Le résultat le plus favorable : 56 % des patients (Paradisi 2011, 208 semaines) ; le moins favorable : 46,6 % des patients (Paradisi 2011, 12 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 0 mesure sur 2 (non testé dans 2).
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Paradisi 2011 · Ann Pharmacother
Autre type d'étude, 101 participants

PubMedDOI 10.1345/aph.1P600

Fiabilité limitéeFemmes 18 à 40 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Cohorte prospective monocentrique de 101 femmes (1991 a 2006), sans groupe temoin ; flutamide seul (33) ou avec contraceptif oral (68) selon le choix des patientes, sans tirage au sort. Grade de Ludwig note par le meme medecin sans aveugle ; les pourcentages d'amelioration sont donnes comme approximatifs et pour les deux groupes reunis, sans difference chiffree entre eux. 62 patientes (61,4 %) sont sorties de l'etude en 4 ans, ce qui rend les taux tardifs (satisfaction a 4 ans) peu representatifs. Quatre arrets pour hausse des transaminases, tous la premiere annee a 250 mg. Pas de conflit declare, financement non precise.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes 18 à 40 ans

Femmes de 18 a 40 ans, alopecie androgenetique feminine (Ludwig 1 a 3), sans autre signe d'hyperandrogenie

Ann Pharmacother 2011, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.