Flutamide oral à doses dégressives (250, 125 puis 62,5 mg par jour sur 4 ans) face à Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg)
Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.
En bref
Chez des femmes de 18 à 40 ans atteintes d'alopécie androgénétique, ajouter un contraceptif oral au flutamide à doses dégressives ne modifie guère la satisfaction : 46,6 % de patientes très satisfaites avec l'association contre 44,8 % sous flutamide seul à un an, puis 56 % contre 57,1 % à 4 ans (Paradisi 2011), sans que l'écart soit testé. Ce résultat vient d'une seule étude de fiabilité limitée, et la comparaison ne porte ici que sur la satisfaction.
Efficacité et résultats
1 critère
Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.
Ce qu'en disent médecins et patients
1
Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.
Part des patients très satisfaitsLa part des patients qui placent le résultat dans la tranche la plus haute de leur échelle de satisfaction. Le seuil retenu change d'un essai à l'autre, et il est dit dans la fiche de chacun. C'est un ressenti, pas une mesure du cheveu : on peut être très satisfait d'un résultat que l'appareil mesure à peine. Mesuré en %, plus haut est mieux
2 mesures
Paradisi 2011Flutamide oral à doses dégressives (250, 125 puis 62,5 mg par jour sur 4 ans)Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg)
À 12 mois (52 semaines)Paradisi 2011Comparaison directe
Flutamide oral à doses dégressives (250, 125 puis 62,5 mg par jour sur 4 ans)29 analysés sur 101 inclus
44,8% des patients
Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg)58 analysés sur 101 inclus
46,6% des patients
À 208 semainesParadisi 2011Comparaison directe
Flutamide oral à doses dégressives (250, 125 puis 62,5 mg par jour sur 4 ans)14 analysés sur 101 inclus
57,1% des patients
Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg)25 analysés sur 101 inclus
56% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 1 essai. Flutamide oral à doses dégressives (250, 125 puis 62,5 mg par jour sur 4 ans) obtient le chiffre le plus favorable dans 1 mesure, Flutamide à doses dégressives + contraceptif oral (éthinylestradiol 0,030 mg, gestodène 0,075 mg) dans 1. L'écart est testé dans 0 de ces mesures.
Chaque traitement en détail
Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.
Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.
Le détail méthodologique
Cohorte prospective monocentrique de 101 femmes (1991 a 2006), sans groupe temoin ; flutamide seul (33) ou avec contraceptif oral (68) selon le choix des patientes, sans tirage au sort. Grade de Ludwig note par le meme medecin sans aveugle ; les pourcentages d'amelioration sont donnes comme approximatifs et pour les deux groupes reunis, sans difference chiffree entre eux. 62 patientes (61,4 %) sont sorties de l'etude en 4 ans, ce qui rend les taux tardifs (satisfaction a 4 ans) peu representatifs. Quatre arrets pour hausse des transaminases, tous la premiere annee a 250 mg. Pas de conflit declare, financement non precise.
Populations étudiées1 population
Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.
Femmes 18 à 40 ans
Femmes de 18 a 40 ans, alopecie androgenetique feminine (Ludwig 1 a 3), sans autre signe d'hyperandrogenie
Ann Pharmacother 2011, 4 indicateurs
Comprendre les termes employés
Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.
Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.
Chaque chiffre de ce rapport est rattaché à une phrase précise de l'article dont il provient, consultable en un clic. Deux indicateurs ne sont mis côte à côte que si leurs unités sont réellement comparables. Un critère absent pour un traitement signifie qu'il n'a jamais été mesuré, pas qu'il lui est défavorable.