Minoxidil topique 5 % face à Finastéride oral 1 mg

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 2 essais.

En bref

Deux essais chez l'homme, de fiabilité limitée, ont opposé directement ces traitements. Le finastéride oral 1 mg y fait mieux sur un an : 80 % des hommes voient leurs cheveux repousser contre 52 % sous minoxidil topique 5 % (Arca 2004), et 80,5 % contre 59 % (Hu 2015), sans que cet écart soit testé ; la note d'évolution est meilleure sous finastéride (2,6 contre 3,76 points, Arca 2004). À 13 semaines, les deux font jeu égal (39 % contre 38,5 %, Hu 2015).

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Note d'évolution, de 1 (forte repousse) à 7 (forte perte)Note donnée sur photos à la fin du traitement, de 1 (forte repousse) à 7 (forte perte). Plus elle est basse, meilleur est le résultat. Mesuré en points, plus bas est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes 18 à 50 ansMesuré vertex et front confondusComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 5 %25 participants
3,76points
Finastéride oral 1 mg40 participants
2,6points
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Arca 2004, 12 mois) : 3,76 points contre 2,6 points, soit un écart de 1,16 points, en faveur de Finastéride oral 1 mg. Cet écart est probablement réel.

Combien s'améliorent, stagnent ou reculent

1

La répartition des participants entre ceux qui vont mieux, ceux qui ne bougent pas et ceux qui perdent du terrain.

Patients ayant vu leurs cheveux repousserPart des patients chez qui l'examen constate une repousse visible des cheveux, selon les critères propres à chaque essai. Mesuré en %, plus haut est mieux
3 mesures, essais différents
Arca 2004Hu 2015Minoxidil topique 5 %Finastéride oral 1 mg
528038,513 sem3913 sem591 an80,51 anArca2004Hu2015
À 12 mois (52 semaines)Arca 2004mesuré vertex et front confondusHommes 18 à 50 ansComparaison directe
Minoxidil topique 5 %25 participants
52% des patients
Finastéride oral 1 mg40 participants
80% des patients
À 13 semainesHu 2015mesuré vertex et front confondusHommesComparaison directe
Minoxidil topique 5 %130 participants
38,5% des patients
Finastéride oral 1 mg160 participants
39% des patients
À 12 mois (52 semaines)Hu 2015mesuré vertex et front confondusHommesComparaison directe
Minoxidil topique 5 %130 participants
59% des patients
Finastéride oral 1 mg160 participants
80,5% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 3 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 5 % obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Finastéride oral 1 mg dans 3. L'écart est testé dans 1 de ces mesures et probablement réel dans 0.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Tolérance d'ensemble

1

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Patients ayant arrêté le traitementPart des patients qui ont arrêté le traitement pendant l'essai à cause d'un effet indésirable. Plus elle est basse, mieux le traitement est supporté. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes 18 à 50 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 5 %25 participants
0% des patients
Finastéride oral 1 mg40 participants
0% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Arca 2004, 12 mois) : 0 % des patients contre 0 % des patients, soit un écart de 0 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 5 %. L'article ne teste pas cet écart.

FAQ

56 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le finastéride 1 mg fait-il baisser la libido ? Quelle est l'incidence réelle de cet effet indésirable, et pourquoi les chiffres varient-ils autant d'une étude à l'autre ?
Preuves modéréesRésultats mixtes10 essais, 3836 participants

Dans les essais en double aveugle contre placebo, la baisse de libido reste rare sous finastéride 1 mg et dépasse peu celle du placebo : 1,9 % contre 1,3 % à un an chez 1553 hommes (Kaufman 1998), 5 % contre 1 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014), 4,8 % contre 2,8 % (Piraccini 2022), et 1,7 % contre 3 % dans l'essai de Roberts 1999, où le placebo fait même plus. Les études sans placebo donnent des chiffres dispersés, de 0,9 % (Hu 2015) à 15 % dans un essai ouvert (Arca 2004) : sans aveugle, savoir que l'on prend un traitement hormonal augmente la déclaration de ce symptôme subjectif. Sur dix ans de suivi, 5,1 % des hommes d'une série la rapportent (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : huit essais randomisés, dont quatre donnent le taux sous placebo, et deux séries. Dégradé d'un niveau pour imprécision : l'effet indésirable est rare, les essais ne sont pas conçus pour le mesurer, et l'écart avec le placebo tient à quelques patients (15 contre 10 parmi 1553 hommes dans le plus grand essai). Les chiffres élevés viennent d'études ouvertes ou sans placebo, à risque de biais élevé pour un symptôme déclaré par le patient : ils ne servent pas à juger de l'écart avec le placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis de 9 semaines à 10 ans. Aucune donnée ici sur la persistance des symptômes après l'arrêt. Le finastéride étant contre-indiqué chez la femme en âge de procréer, la question ne se pose pas dans cette population.

Le finastéride 1 mg par jour fait-il gagner des cheveux chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique, et combien ?
Preuves élevéesRésultats concordants9 essais, 3621 participants

Le finastéride 1 mg fait gagner des cheveux là où le placebo en laisse perdre. À un an, +86 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² contre -21 sous placebo chez 1553 hommes (Kaufman 1998), et l'avantage tient la deuxième année ; dès six mois, +69 cheveux sur la même surface (Roberts 1999). Mesuré au cm², le gain est de +7,2 contre -10,1 à 48 semaines (Van Neste 2000), de +9,6 contre -2 dans la zone frontale à un an (Leyden 1999), de +18,5 contre -13,5 chez des hommes greffés (Leavitt 2005), et de +41,21 contre +0,07 sous placebo dans un petit essai à 24 semaines (Panuganti 2025). L'ampleur varie beaucoup d'un essai à l'autre, pas le sens. Face au dutastéride 0,5 mg, le finastéride fait moins bien dans deux essais (Gubelin Harcha 2014 ; Shanshanwal 2017, +4,3 contre +23,14 cheveux par cm²).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : neuf essais randomisés chez l'homme, la plupart en double aveugle contre placebo avec comptage sur macrophotographies. Non dégradé pour risque de biais : les plus grands essais (Kaufman 1998, Leyden 1999) sont à faible risque de biais. Non dégradé pour incohérence : tous les essais montrent un gain sous finastéride ; son ampleur varie selon la zone et la méthode de comptage, ce que la synthèse dit. Non dégradé pour imprécision : 1553 hommes dans un seul des essais. La plupart des essais contre placebo sont financés par Merck, fabricant du finastéride.

Hommes de 18 à 60 ans, surtout atteints au vertex, avec un essai sur la zone frontale et un essai chez des hommes greffés. Suivi jusqu'à deux ans en aveugle. Chez la femme ménopausée, l'essai de Price 2000 ne montre pas de gain : ces résultats ne s'appliquent pas aux femmes.

Le finastéride 1 mg améliore-t-il visiblement la chevelure sur photographies, et à quel endroit du crâne ?
Preuves élevéesRésultats concordants7 essais, 2425 participants

Sur photographies jugées en aveugle, le finastéride 1 mg améliore la chevelure bien plus souvent que le placebo : 48 % contre 7 % des hommes à un an et 66 % contre 7 % à deux ans (Kaufman 1998, 1553 hommes de 18 à 41 ans). Chez les hommes de 41 à 60 ans, l'amélioration à deux ans touche 39 % contre 4 % au vertex et 31 % contre 5 % au milieu et à l'avant du crâne, mais seulement 8 % contre 1 % sur la ligne frontale (Olsen 2012). La dose de 1 mg fait mieux que 0,2 mg (54 % contre 38 %, Roberts 1999), et le finastéride mieux que le Serenoa repens (68 % contre 38 % à deux ans, Rossi 2012). Chez des hommes greffés, 94 % sont améliorés à 48 semaines contre 67 % sous placebo (Leavitt 2005). Dans une série suivie dix ans, 32,2 % des hommes qui n'étaient pas améliorés à un an le sont à dix ans (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme et une série ouverte. Non dégradé : dans les essais contre placebo, les photographies sont relues par un panel en aveugle, et l'écart est large et constant. Les données d'Olsen 2012 qui réanalysent les hommes de Kaufman 1998 ne sont pas reprises, pour ne pas compter deux fois les mêmes patients ; seules ses données sur les 41-60 ans le sont. L'essai contre Serenoa repens est ouvert (risque de biais élevé) et la série sur dix ans n'a pas de groupe témoin : elles renseignent la durée, pas l'ampleur de l'effet.

Hommes de 18 à 60 ans. Le vertex répond nettement mieux que la ligne frontale. Données contrôlées jusqu'à deux ans, et jusqu'à dix ans sans groupe témoin. Sur 24 semaines seulement, l'essai Piraccini 2022 trouve 28,6 % d'améliorés sous finastéride oral. Chez la femme ménopausée, l'essai de Price 2000 ne montre pas d'effet.

Le médecin juge-t-il la chevelure améliorée sous finastéride 1 mg, et à quelle fréquence par rapport au placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants4 essais, 5305 participants

Les investigateurs jugent la chevelure améliorée chez 65 % des hommes sous finastéride 1 mg contre 37 % sous placebo à un an, et 80 % contre 47 % à deux ans (Kaufman 1998, 1553 hommes). Dans un autre essai, 91 % des hommes sont jugés améliorés à un an sous 1 mg (Roberts 1999). Sur 24 semaines seulement, 35,7 % des hommes sous finastéride oral sont jugés améliorés (Piraccini 2022). Hors essai, une clinique japonaise rapporte 87,1 % d'améliorés parmi 2561 hommes suivis (Sato 2012). Le taux élevé sous placebo dans l'essai de Kaufman rappelle que ce jugement reste subjectif.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Non dégradé : dans l'essai de Kaufman 1998, le jugement est rendu en aveugle sur 1553 hommes et l'écart avec le placebo est large et constant sur deux ans. L'essai de Roberts compare des doses entre elles, celui de Piraccini deux formes de finastéride, et la série japonaise n'a pas de groupe témoin : ils renseignent l'ampleur, pas la comparaison au placebo.

Hommes de 18 à 41 ans dans l'essai principal, adultes européens et japonais ailleurs. Suivi jusqu'à deux ans.

De combien le finastéride 1 mg fait-il baisser la DHT, l'hormone en cause dans la chute ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 2128 participants

Le finastéride 1 mg fait baisser la DHT sanguine, l'hormone qui miniaturise les cheveux, d'environ deux tiers : -68,5 % à 26 semaines (Roberts 1999) et -68,4 % à un an (Kaufman 1998). Dans l'essai Piraccini 2022, la baisse atteint -55,6 % à 24 semaines sous finastéride oral, nettement plus que sous finastéride en spray.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, avec une mesure biologique objective. Non dégradé : les deux essais contre placebo trouvent la même baisse, à un dixième de point près. La DHT est un marqueur du mécanisme, pas un résultat sur les cheveux : elle explique l'effet, elle ne le mesure pas.

Hommes de 18 à 41 ans dans les essais contre placebo, adultes européens dans l'essai Piraccini 2022. Une baisse de la DHT ne garantit pas à elle seule un gain de cheveux.

Le gain obtenu sous finastéride 1 mg se maintient-il sur plusieurs années ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable1 essai, 66 participants

Dans un essai de 66 hommes de 22 à 40 ans, le nombre de cheveux augmente de 12,4 % sous finastéride 1 mg contre 3,2 % sous placebo à 48 semaines, puis de 9,1 % contre une baisse de 6,3 % à 96 semaines (Price 2002). Dans la prolongation du même essai, l'avantage persiste : +8,5 % contre -1,6 % à 144 semaines, puis +7,2 % contre -13 % à 192 semaines (Price 2006). L'écart se creuse surtout parce que les cheveux continuent de diminuer sans traitement.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle contre placebo, publié en deux temps. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : 66 hommes au départ, et seulement 28 puis 24 encore analysés à trois et quatre ans. Risque de biais : la perte de plus de la moitié des patients au fil des années peut fausser la comparaison, et l'essai est financé par Merck. Les deux publications portent sur les mêmes patients : elles comptent pour un seul essai, dont la concordance avec d'autres n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Hommes de 22 à 40 ans atteints d'alopécie androgénétique. C'est le seul essai du corpus qui suit le finastéride contre placebo pendant quatre ans. Chez la femme ménopausée, un petit essai génétique (Keene 2011) n'est pas repris ici.

Le minoxidil 5 % fait-il repousser des cheveux visibles chez l'homme, et mieux que les concentrations plus faibles ?
Preuves élevéesRésultats concordants6 essais, 1410 participants

Le minoxidil 5 % fait gagner plus de cheveux visibles (non duvet) que le placebo dans tous les essais contrôlés chez l'homme, dès 8 semaines : +15,5 contre +5,2 cheveux par cm² à 8 semaines et +20,9 contre +4,7 à 16 semaines (Olsen 2007) ; +20,5 et +20,3 contre +9,5 et +6,7 sous excipient à 8 semaines, avec deux formulations (Blume-Peytavi 2019) ; +27,7 contre +4,5 à l'avant du crâne et +25,6 contre +5,9 au vertex à 16 semaines (Hillmann 2015). À un an, +18,6 contre +3,9 sous placebo, et mieux que le minoxidil 2 % (+12,7) (Olsen 2002). Il fait aussi mieux que le 1 % (+26,4 contre +21,2, Tsuboi 2009). L'avantage peut s'éroder : à 24 semaines, l'écart avec le placebo n'est plus significatif dans l'essai d'Hillmann (+7,8 contre -1,5 à l'avant), et dans son prolongement ouvert les gains à deux ans sont faibles et non significatifs (+10,8 à l'avant, +7,1 au vertex, Kanti 2016). Ajouter un microneedling électrique double le gain (+56,45 contre +28,01, Bao 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme, dont deux à faible risque de biais (Olsen 2002, Olsen 2007), et une extension ouverte. Non dégradé : tous les essais contrôlés trouvent un gain net sur le placebo ou l'excipient, de 15,5 à 27,7 cheveux par cm² selon l'essai et le délai. Les essais sont financés par les fabricants (Pharmacia, Pfizer, Johnson & Johnson, Pierre Fabre, Taisho). L'extension de Kanti 2016 prolonge l'essai d'Hillmann 2015 sur les mêmes hommes : elle compte pour un seul essai.

Hommes de 18 à 70 ans, alopécie du vertex et de l'avant du crâne. Suivi de 8 semaines à deux ans, la comparaison au placebo allant jusqu'à un an. Chez la femme, un seul essai mesure ce critère (Lucky 2004) : le 5 % n'y fait pas mieux que le 2 %.

Sur photographies, le minoxidil 5 % améliore-t-il visiblement la chevelure, et plus que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants6 essais, 1036 participants

Sur photographies, le minoxidil 5 % améliore la chevelure plus souvent que le placebo : 62 % contre 30 % des hommes à un an (Olsen 2002, 86 sur 139 contre 21 sur 71), 38,3 % contre 5,2 % à 16 semaines (Olsen 2007), 14 hommes sur 33 contre 5 sur 34 au vertex à 24 semaines (Hillmann 2015), et significativement plus dans un quatrième essai (Pumthong 2012). L'avant du crâne répond moins : 30,3 % contre 20,6 % (Hillmann 2015). Face au PRP, les résultats divergent : 56 % sous minoxidil contre 38 % sous PRP (Balasundaram 2023), mais 15 sur 35 contre 26 sur 35 avec six séances de PRP (Afzal 2024). Après deux ans de traitement, 35 % des hommes sont jugés améliorés à l'avant et 29 % au vertex (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés et une extension ouverte. Non dégradé : les quatre essais contre placebo trouvent tous plus d'améliorés sous minoxidil, dont deux à faible risque de biais avec relecture des photographies en aveugle. Les deux essais contre le PRP, plus petits et à risque de biais plus élevé, ne servent qu'à le situer face à cette alternative. L'extension de Kanti 2016 prolonge l'essai d'Hillmann 2015 : elle compte pour un seul essai.

Hommes de 18 à 70 ans ; l'essai d'Afzal 2024 inclut aussi des femmes. Le vertex répond mieux que l'avant du crâne. Suivi de 16 semaines à deux ans.

Quelle densité de cheveux atteint-on sous minoxidil 5 %, et que gagne-t-on à lui associer autre chose ?
Preuves modéréesRésultats concordants6 essais, 223 participants

Dans le seul essai contre placebo, la densité passe de 90,65 à 123,95 cheveux par cm² en 22 semaines sous minoxidil 5 %, contre de 90,05 à 89 sous placebo (Singh 2020). Dans les autres essais, où il sert de référence, la densité monte aussi sous minoxidil seul : de 97,25 à 133,77 (Suchonwanit 2019), de 50,9 à 102,2 (Tan 2021), de 124 à 139,9 (Shin 2007), de 185 à 223,7 (Rossi 2024) ; elle ne bouge pas en 36 semaines dans un essai (de 94,08 à 94,67, Masoud 2020). Lui associer un laser erbium-verre (jusqu'à 147,12), des facteurs de croissance concentrés (113,6) ou du PRP (150,45) fait mieux ; la trétinoïne n'apporte rien de significatif (Shin 2007).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme, mais un seul compare le minoxidil 5 % au placebo (Singh 2020, faible risque de biais, une vingtaine d'hommes par bras). Dégradé d'un niveau pour imprécision : la comparaison au placebo repose sur ce petit essai. Dans les cinq autres, le minoxidil 5 % est le bras de référence face à une association : ils montrent que la densité monte sous minoxidil seul, sans pouvoir séparer cet effet de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 60 ans. Suivi de 12 à 36 semaines. Les densités de départ vont de 50,9 à 185 cheveux par cm² selon l'essai et l'appareil de mesure, ce qui interdit de comparer les niveaux entre essais. Chez la femme, un seul essai mesure cette densité, contre un casque à LED (Esmat 2017) : il n'est pas repris ici.

Sur une échelle d'évolution, quelle amélioration apporte le minoxidil 5 % seul, et que gagne-t-on à lui associer autre chose ?
Preuves faiblesRésultats concordants4 essais, 194 participants

Sur les échelles d'évolution de -3 à +3, le minoxidil 5 % seul apporte une amélioration modeste, de l'ordre d'un point : +1 point à 16 semaines (Mokhtari 2026), +0,93 à 26 semaines (Mokhtari 2023), +1,33 puis +1,25 point à 17 et 26 semaines (Yu 2024), +1,3 à 26 semaines (Rossi 2024). Lui associer la toxine botulique (+2,06 contre +1,33) ou le finastéride topique (+2 contre +1,3, Rossi 2024) fait mieux ; le laser erbium-YAG (+1,27 contre +0,93) et la cétirizine (+1,06 contre +1) non.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, mais aucun ne compare le minoxidil 5 % au placebo : il y sert de bras de référence. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : les quatre essais sont à risque de biais élevé (ouverts, petits effectifs, évaluation peu standardisée). Caractère indirect : les échelles d'évolution de -3 à +3 ne sont pas définies de la même façon d'un essai à l'autre, et l'absence de placebo empêche de séparer l'effet du minoxidil de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes surtout ; un essai inclut 14 femmes sur 62. Suivi de 16 à 26 semaines. Les points d'un essai ne se convertissent pas dans l'échelle d'un autre.

Combien de cheveux le minoxidil 5 % fait-il gagner au cm² ?
Preuves modéréesRésultats mixtes5 essais, 777 participants

Le minoxidil 5 % fait gagner des cheveux au cm² : +23,1 et +21,5 cheveux par cm² en 16 semaines avec deux formulations, contre +7,3 et +6,2 sous excipient (Blume-Peytavi 2019) ; +22,3 contre +17,2 sous minoxidil 1 % (Tsuboi 2009) ; +8,83 contre -0,78 sans traitement à 26 semaines (Mahé 2021). Dans l'essai de Pumthong 2012, le gain de +31,32 ne diffère pas significativement du placebo. Ajouter du finastéride topique 0,1 % n'apporte pas de différence significative en 12 semaines (+35,8 contre +32,8, Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés chez l'homme. Dégradé d'un niveau pour incohérence : l'essai le plus solide trouve un gain net sur l'excipient (Blume-Peytavi 2019) et un autre un avantage sur le 1 %, mais dans l'essai de Pumthong 2012 le gain ne diffère pas significativement du placebo. Les deux derniers essais comparent le minoxidil à une association ou à l'absence de traitement, sans placebo.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes de 18 à 65 ans, dont des hommes japonais et indonésiens. Suivi de 12 à 26 semaines. Dans l'essai de Blume-Peytavi 2019, seules de petites zones du cuir chevelu sont traitées.

Le minoxidil 5 % épaissit-il les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats mixtes4 essais, 104 participants

Sous minoxidil 5 % seul, le diamètre des cheveux augmente dans trois essais sur quatre : de 34,8 à 37,4 µm en 18 semaines (Shin 2007), de 52 à 66 µm en 22 semaines (Yu 2018), de 51,16 à 65,32 µm en 24 semaines (Suchonwanit 2019). Il baisse au contraire de 53,92 à 50,58 µm en 36 semaines dans l'essai de Masoud 2020, où l'association avec une solution végétale le soir fait mieux (de 52,75 à 62,67 µm). Lui associer un microneedling par radiofréquence (de 53 à 71 µm) ou un laser erbium-verre (de 50,93 à 67,28 µm) épaissit davantage les cheveux ; la trétinoïne n'apporte rien de significatif.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, dont trois à demi-crâne ou ouverts, et aucun ne compare le minoxidil 5 % au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais (deux essais à risque élevé, 19 à 31 hommes par essai) et pour caractère indirect (pas de placebo). Les mesures de départ vont de 35 à 54 µm selon l'appareil, ce qui interdit de comparer les gains entre essais.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, dont un essai chinois. Suivi de 18 à 36 semaines.

Les hommes sous minoxidil 5 % se trouvent-ils améliorés, et plus que sous placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 524 participants

Les hommes sous minoxidil 5 % se trouvent plus souvent améliorés que sous placebo : 70,6 % contre 42,4 % à 16 semaines (Olsen 2007), et 33,3 % contre 20,6 % à l'avant du crâne, 39,4 % contre 20,6 % au vertex à 24 semaines (Hillmann 2015). Face à la cétirizine topique 1 %, 58 % contre 31 % à 16 semaines (Hossein Mostafa 2021). Dans une série iranienne sans groupe témoin, 64,3 % puis 75 % se disent améliorés à 16 et 24 semaines (Hasanzadeh 2016). Dans une comparaison non randomisée, 20 % des hommes sous minoxidil 5 % seul jugent leur amélioration supérieure à 50 % (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, une série et une comparaison non randomisée. Non dégradé : les deux essais contre placebo, en double aveugle, trouvent un écart net et significatif dans le même sens, dont un à faible risque de biais sur 352 hommes. Le placebo améliore lui aussi une part importante des hommes (jusqu'à 42,4 %), ce qui rappelle la part subjective de ce critère.

Hommes de 18 à 66 ans, alopécie du vertex et de l'avant du crâne. Suivi de 16 à 24 semaines.

Quelle part des patients répond au minoxidil 5 %, et fait-il aussi bien que le finastéride ?
Preuves très faiblesRésultats mixtes3 essais, 215 participants

Les taux de réponse sous minoxidil 5 % vont de 38,5 % à 90 % selon les essais et la définition retenue : 52 % à un an (Arca 2004), 38,5 % à 13 semaines puis 59 % à un an chez des hommes chinois (Hu 2015), 90 % à un an (Abdel-Raouf 2021). Dans les deux premiers essais, le finastéride oral 1 mg fait mieux à un an (80 % contre 52 % ; 80,5 % contre 59 %). Ajouter de la spironolactone topique 1 % fait légèrement mieux (100 % contre 90 %), et la spironolactone seule fait jeu égal (80 %).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, tous à risque de biais élevé. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : essais ouverts, évaluation non standardisée. Caractère indirect : aucune comparaison au placebo. Incohérence : la définition de la réponse change d'un essai à l'autre, d'où des taux allant de 38,5 % à 90 %.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect, incohérence.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes chinois ; un essai inclut 21 femmes sur 60. Suivi de 13 semaines à un an.

Le finastéride 1 mg provoque-t-il des troubles de l'érection, et plus que le placebo ?
Preuves modéréesRésultats concordants6 essais, 3077 participants

Les troubles de l'érection sont rares sous finastéride 1 mg et dépassent à peine le placebo dans les essais en double aveugle : 1,4 % contre 0,9 % à un an chez 1553 hommes (Kaufman 1998, 11 contre 7 cas), 6 % contre 4 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 10 sur 179 contre 7 sur 181). Ailleurs, 1 homme sur 40 chez des hommes greffés (Leavitt 2005), 1 sur 37 contre 3 sur 35 sous dutastéride (Shanshanwal 2017), 0,3 % dans un essai chinois (Hu 2015) et 3,4 % sur dix ans dans une série (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : l'effet est rare et l'écart avec le placebo tient à quelques cas (11 contre 7 parmi 1553 hommes, 10 contre 7 dans le second grand essai). Les essais contre placebo vont dans le même sens : un léger excès sous finastéride.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis de six mois à dix ans. Aucune donnée ici sur la persistance après l'arrêt.

Le finastéride 1 mg entraîne-t-il plus d'effets indésirables que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 1683 participants

Sous finastéride 1 mg, la part d'hommes rapportant au moins un effet indésirable, quel qu'il soit, est proche de celle du placebo : 53 % contre 52 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014), 48,8 % contre 42 % (Piraccini 2022). Dans des études plus petites ou sans placebo, les chiffres sont bien plus bas : 7 hommes sur 37 (Shanshanwal 2017), aucun sur 50 en deux ans (Rossi 2012), 5,9 % sur dix ans (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés et une série. Non dégradé : les deux essais contre placebo trouvent des taux proches dans les deux bras. Les très faibles taux des petites études ouvertes tiennent à un recueil moins systématique des effets indésirables, pas à une meilleure tolérance.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis de six mois à dix ans. Chez la femme ménopausée, l'essai de Price 2000 ne trouve pas non plus de différence avec le placebo.

Combien d'hommes ont un effet indésirable sexuel sous finastéride 1 mg, et combien de plus que sous placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 2506 participants

Un effet indésirable sexuel, toutes formes confondues (baisse de libido, troubles de l'érection ou de l'éjaculation), touche 1,9 à 4,8 % des hommes sous finastéride 1 mg, contre 0,9 à 3,4 % sous placebo : 4,2 % contre 2,2 % à un an chez 1553 hommes, seul écart significatif (Kaufman 1998) ; 4,3 % contre 3,4 % (Roberts 1999) ; 2 % contre 2 % (Leyden 1999) ; 1,9 % contre 0,9 % (Van Neste 2000) ; 4,8 % contre 3,3 % (Piraccini 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : dans les cinq, le taux sous finastéride est égal ou un peu supérieur à celui du placebo, et l'écart atteint la significativité dans le plus grand (1553 hommes). L'écart absolu reste de l'ordre d'un à deux points. Quatre essais sur cinq sont financés par Merck.

Hommes de 18 à 41 ans pour l'essentiel, suivis de 24 semaines à un an. Dans l'essai de Van Neste 2000, les deux cas se sont résolus, l'un sous traitement, l'autre deux semaines après l'arrêt ; aucune donnée chiffrée ici sur la persistance au long cours.

Arrête-t-on souvent le finastéride 1 mg à cause d'un effet indésirable ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 613 participants

Peu d'hommes arrêtent le finastéride 1 mg à cause d'un effet indésirable : 12 sur 285 contre 2 sur 70 sous placebo en 48 semaines, chez des hommes de 40 à 60 ans (D'Amico 2007), aucun sur 40 en un an (Arca 2004), aucun sur 50 en deux ans (Rossi 2012), et 5 sur 118 en dix ans dans une série (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : un seul essai compare au placebo, avec seulement 70 hommes sous placebo. Les autres études, ouvertes ou sans placebo, trouvent aussi très peu d'arrêts.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans, suivis d'un à dix ans.

Combien d'hommes ont un effet indésirable attribué au finastéride 1 mg ?
Preuves modéréesRésultats concordants3 essais, 4552 participants

Les effets indésirables jugés liés au traitement touchent 20 % des hommes sous finastéride 1 mg contre 15 % sous placebo à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 35 sur 179 contre 27 sur 181), et 11,9 % contre 6,6 % (Piraccini 2022). Dans une clinique japonaise, ils ne sont relevés que chez 0,7 % de 3177 hommes (Sato 2012), probablement parce qu'en consultation on les recherche moins systématiquement que dans un essai.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : deux essais seulement comparent au placebo, avec 84 hommes sous finastéride oral dans l'un d'eux. Les deux trouvent un taux un peu plus élevé sous finastéride. La série japonaise, issue de la pratique courante, relève les effets de façon moins systématique qu'un essai.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes adultes en Asie, en Amérique latine et en Europe. Suivi de six mois dans les essais.

Le minoxidil 5 % fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves modéréesRésultats mixtes9 essais, 1369 participants

Sous minoxidil 5 %, les démangeaisons touchent quelques pourcents des patients dans les grands essais contre placebo : 4 % contre aucun cas (Olsen 2002), 5 % contre 3 % chez la femme (Lucky 2004), 4,4 % contre 1,2 % avec la mousse (Olsen 2007). Les petits essais en rapportent beaucoup plus : 4 sur 32 (Balasundaram 2023), 15 % (Hossein Mostafa 2021), 4 sur 12 (Masoud 2020) 7 sur 20 (Lubis 2025) et 10 femmes sur 15 en 12 semaines (Hunter 2019) ; 2 hommes sur 15 dans une comparaison non randomisée (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : huit essais randomisés et une comparaison non randomisée. Dégradé d'un niveau pour incohérence : les trois grands essais contre placebo trouvent quelques pourcents de démangeaisons, un peu plus que sous placebo, alors que les petits essais en rapportent jusqu'aux deux tiers des patients. La façon de recueillir l'effet et la formulation utilisée expliquent sans doute une partie de l'écart.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes surtout, et femmes dans les essais de Lucky 2004 et de Hunter 2019. Suivi de 12 semaines à un an.

Le minoxidil 5 % donne-t-il des maux de tête ?
Preuves modéréesRésultats concordants5 essais, 952 participants

Les maux de tête restent peu fréquents sous minoxidil 5 % : 3 % contre 1 % sous placebo à un an (Olsen 2002), 2 % contre aucun cas chez la femme (Lucky 2004). Les petits essais en rapportent davantage : 4 sur 32 (Balasundaram 2023), 2 sur 12 (Masoud 2020), et 11,1 % contre 25 % sous minoxidil 10 % (Ghonemy 2021).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour imprécision : peu de cas dans les essais contre placebo (5 contre 1, 3 contre 0). Tous retrouvent quelques maux de tête, un peu plus fréquents sous minoxidil 5 % que sous placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes surtout, et femmes dans l'essai de Lucky 2004. Suivi de six mois à un an.

Le minoxidil 5 % irrite-t-il le cuir chevelu ?
Preuves faiblesRésultats concordants6 essais, 270 participants

Une irritation du cuir chevelu survient chez une minorité de patients sous minoxidil 5 % : 4 % en un an (Arca 2004), 2 sur 14 (Hasanzadeh 2016), 2 sur 31 (Mokhtari 2026), 4 sur 14 (Shin 2007, contre 5 sur 15 quand on y ajoute de la trétinoïne), et 22,2 % dans un essai où le minoxidil 10 % irrite tous les patients (100 %, Ghonemy 2021) ; 1 homme sur 15 dans une comparaison non randomisée (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, une série et une comparaison non randomisée, mais aucune étude ne compare au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : cinq études sur six sont à risque de biais élevé. Imprécision : quelques cas par bras.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes surtout ; un essai inclut 14 femmes sur 62. Suivi de 16 semaines à un an. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves modéréesRésultats mixtes5 essais, 696 participants

Chez la femme, le minoxidil 5 % fait pousser des poils hors du cuir chevelu chez près d'une sur deux : 46 % contre 16 % sous placebo en un an (Lucky 2004, 71 sur 153 contre 12 sur 74) ; sur 12 semaines seulement, 1 femme sur 15 a une pilosité accrue du visage (Hunter 2019). Chez l'homme, c'est plus rare : 0,3 % dans un essai chinois (Hu 2015), 22,2 % contre 37,5 % sous minoxidil 10 % (Ghonemy 2021), 1 cas contre 2 sous minoxidil oral 1 mg dans un essai mixte (Asilian 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour risque de biais : quatre des cinq essais sont à risque de biais élevé. Le seul essai contre placebo, chez la femme, trouve un excès net. Les écarts entre essais tiennent surtout au sexe des patients : l'effet est fréquent chez la femme, rare chez l'homme.

Niveau abaissé pour : risque de biais.

Le seul essai contre placebo porte sur des femmes de 18 à 49 ans. Suivi de 12 semaines à un an.

Arrête-t-on souvent le minoxidil 5 % à cause d'un effet indésirable ?
Preuves faiblesRésultats concordants4 essais, 242 participants

Peu de patients arrêtent le minoxidil 5 % pour un effet indésirable : aucun sur 25 en un an (Arca 2004), 2,1 % de 130 hommes chinois (Hu 2015), 1 sur 17 (Hasanzadeh 2016), et 6 des 45 hommes entrés dans un prolongement de deux ans (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et deux séries, tous à risque de biais élevé, et aucun ne compare au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et pour caractère indirect. Toutes les études trouvent peu d'arrêts.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 70 ans, suivis de six mois à deux ans. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % peut-il provoquer une allergie de contact ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 887 participants

L'eczéma de contact touche quelques patients sous minoxidil 5 % : 6 % contre aucun sous placebo à un an (Olsen 2002, 10 sur 157 contre 0 sur 78), 3,3 % contre 2 % sous minoxidil 1 % (Tsuboi 2009), 5,5 % dans un essai chinois (Hu 2015) et 1 sur 32 (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, dont un à faible risque de biais contre placebo. Dégradé d'un niveau pour imprécision : quelques cas par bras. Tous retrouvent des cas, et l'essai contre placebo n'en trouve aucun sous placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes japonais et chinois. Suivi de six mois à un an.

Le minoxidil 5 % assèche-t-il le cuir chevelu ?
Preuves très faiblesRésultats concordants3 essais, 128 participants

Une sécheresse du cuir chevelu est rapportée chez 10 % des patients (Hossein Mostafa 2021), 3 sur 32 (Balasundaram 2023) et 2 sur 12 (Masoud 2020) sous minoxidil 5 %, sans comparaison au placebo.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, mais petits, dont deux à risque de biais élevé, et aucun ne compare au placebo. Dégradé de trois niveaux, pour risque de biais, imprécision (2 à 3 cas par bras) et caractère indirect.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans. Suivi de quatre à neuf mois.

Sous finastéride 1 mg, la calvitie peut-elle continuer à s'aggraver ?
Preuves très faiblesConcordance non évaluable2 essais, 218 participants

Une aggravation reste possible sous finastéride 1 mg : 10 % des hommes s'aggravent en deux ans, autant que sous Serenoa repens (Rossi 2012). Sur dix ans, 2 hommes parmi ceux qui étaient améliorés à un an se sont aggravés (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai, bas pour la série, tous deux à risque de biais élevé (essai ouvert, série sans groupe témoin). Dégradé jusqu'à très faible, pour risque de biais et imprécision : quelques cas. Les deux études ne mesurent pas la même chose, la concordance n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes de 20 à 61 ans. Suivi de deux à dix ans, sans placebo.

Les hommes sous finastéride 1 mg trouvent-ils que leurs cheveux poussent mieux ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 2011 participants

Interrogés sur la pousse de leurs cheveux, 56 % des hommes sous finastéride 1 mg se disent améliorés à un an contre 33 % sous placebo, et 69 % contre 27 % à deux ans (Kaufman 1998). Sur 24 semaines seulement, 25 % des hommes sous finastéride oral se disent améliorés (Piraccini 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle. Non dégradé : dans le grand essai contre placebo (1553 hommes), l'écart est large et se creuse la deuxième année. L'essai Piraccini 2022 compare deux formes de finastéride et ne renseigne que la part d'hommes satisfaits sous la forme orale.

Hommes de 18 à 41 ans dans l'essai principal, adultes européens dans l'autre. Suivi de six mois à deux ans.

Le médecin note-t-il une amélioration sous finastéride 1 mg, au vertex comme à l'avant du crâne ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 1375 participants

À 24 semaines, l'investigateur note une amélioration de 1,07 point au vertex et 0,88 à l'avant du crâne sous finastéride 1 mg, contre 0,36 et 0,3 sous placebo (Gubelin Harcha 2014). Dans l'essai Piraccini 2022, +0,7 point sous finastéride oral contre +0,3 sous placebo.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle. Non dégradé : le grand essai (917 hommes, faible risque de biais) trouve un écart net avec le placebo dans les deux zones, et le second va dans le même sens.

Hommes de 20 à 50 ans en Asie et en Amérique latine, et adultes européens. Suivi de six mois.

Comment les hommes sous finastéride 1 mg jugent-ils l'évolution de leurs cheveux ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 1007 participants

Les hommes sous finastéride 1 mg jugent leur chevelure plus améliorée que sous placebo : 2,5 contre 1,1 point à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014). Face au dutastéride 0,5 mg, ils la jugent moins améliorée : 2 contre 2,83 points (Shanshanwal 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour caractère indirect : les échelles d'auto-évaluation diffèrent, et le second essai compare au dutastéride, pas au placebo.

Niveau abaissé pour : caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois.

Quelle part des hommes répond au finastéride 1 mg, et fait-il mieux que le minoxidil 5 % ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 200 participants

À un an, 80 % des hommes répondent au finastéride 1 mg contre 52 % au minoxidil 5 % (Arca 2004), et 80,5 % contre 59 % dans un essai chinois (Hu 2015). À 13 semaines, les deux traitements font jeu égal (39 % contre 38,5 %). Les associer fait mieux que le finastéride seul : 54,6 % à 13 semaines et 94,1 % à un an (Hu 2015).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, tous deux ouverts et à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et pour caractère indirect : pas de placebo, et une définition de la réponse propre à chaque essai. Les deux essais vont dans le même sens à un an.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes chinois. Suivi de trois mois à un an.

Le finastéride 1 mg fait-il gagner des cheveux épais ?
Preuves modéréesRésultats mixtes2 essais, 1007 participants

Le finastéride 1 mg fait gagner des cheveux épais (terminaux) : +36,3 sur un cercle de 5,1 cm² à 24 semaines contre -17,5 sous placebo (Gubelin Harcha 2014), sans différence significative avec le dutastéride 0,5 mg (+46) ni 0,1 mg (+29,4). Dans un autre essai, le gain est bien plus faible que sous dutastéride 0,5 mg : +5,57 contre +30,51 cheveux épais par cm² (Shanshanwal 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Contre placebo, un grand essai à faible risque de biais (917 hommes) trouve un gain net. Dégradé d'un niveau pour incohérence : face au dutastéride 0,5 mg, ce grand essai ne trouve pas de différence significative, alors que l'essai de Shanshanwal 2017 en trouve une nette.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois.

Le finastéride 1 mg augmente-t-il la masse de cheveux, et cela dure-t-il ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable1 essai, 66 participants

Sous finastéride 1 mg, le poids des cheveux recueillis sur une zone fixe augmente de 20,4 % à 48 semaines, quand il baisse de 5,2 % sous placebo (Price 2002). L'écart se maintient et se creuse : +21,5 % contre -14,2 % à 96 semaines, puis +19,5 % contre -14,8 % à 144 semaines et +21,6 % contre -24,5 % à 192 semaines (Price 2006).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle contre placebo, publié en deux temps. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : 66 hommes au départ, 24 encore analysés à quatre ans. Risque de biais : perte de plus de la moitié des patients au fil des années, financement par Merck. Les deux publications comptent pour un seul essai.

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Hommes de 22 à 40 ans. Seul essai du corpus suivant cette mesure pendant quatre ans.

La mousse de minoxidil 5 % une fois par jour fait-elle aussi bien que la solution à 2 % chez la femme ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 133 participants

Chez la femme, la mousse de minoxidil 5 % appliquée une fois par jour augmente la densité de 16,2 % en 24 semaines, autant que la solution à 2 % deux fois par jour (+13,8 %) (Blume-Peytavi 2011). Elle fait mieux que trois séances de PRP : +22,7 % contre +7,7 % en 12 semaines (Bruce 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, à risque de biais modéré. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (18 à 57 femmes par bras) et pour caractère indirect : aucun placebo, la mousse étant comparée à la solution à 2 % dans l'un et au PRP dans l'autre.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes adultes atteintes d'alopécie androgénétique. Suivi de 12 à 24 semaines.

Sous minoxidil 5 % seul, la densité de cheveux épais augmente-t-elle ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 58 participants

Sous minoxidil 5 % seul, la densité de cheveux épais passe de 18,8 à 38 par cm² en 12 semaines, puis 43,2 à 24 semaines ; lui associer des facteurs de croissance concentrés fait mieux (de 18 à 48,8 puis 56,6) (Tan 2021). Dans un autre essai, l'ajout de finastéride topique ne change pas significativement ce critère (Rossi 2024).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, petits (11 à 16 hommes par bras), dont un à risque de biais élevé, où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision et caractère indirect (pas de placebo).

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes jeunes (âge moyen de 24 et 31 ans selon l'essai). Suivi de trois à six mois.

L'investigateur juge-t-il que le minoxidil 5 % apporte un bénéfice ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, l'investigateur juge le bénéfice à 33,7 sous minoxidil 5 % contre 12,6 sous placebo chez l'homme à un an (Olsen 2002), et à 42 contre 30,2 chez la femme (Lucky 2004). Le 5 % ne fait pas significativement mieux que le 2 % sur ce critère.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo, l'un chez l'homme, l'autre chez la femme. Non dégradé : les deux trouvent un bénéfice significatif.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients jugent-ils que le minoxidil 5 % leur apporte un bénéfice ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, les hommes jugent le bénéfice à 50,5 sous minoxidil 5 % contre 26,1 sous placebo à un an (Olsen 2002), les femmes à 60 contre 41,8 (Lucky 2004). Le 5 % est mieux jugé que le 2 % dans les deux essais.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un bénéfice net, et un avantage sur le 2 %.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients sous minoxidil 5 % trouvent-ils leur cuir chevelu mieux couvert ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle où 50 signifie « inchangé », les hommes notent la couverture à 62 sous minoxidil 5 % contre 51 sous placebo à un an (Olsen 2002), les femmes à 68,1 contre 58,3 (Lucky 2004). Le 5 % est mieux noté que le 2 % chez l'homme, sans différence significative chez la femme.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un écart significatif avec le placebo.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % stabilise-t-il la chute ?
Preuves très faiblesRésultats mixtes2 essais, 57 participants

La part d'hommes dont l'état se stabilise sous minoxidil 5 % varie beaucoup : 75 % en 16 semaines, contre 50 % sous cétirizine topique, sans différence significative (Hossein Mostafa 2021), mais 21,4 % dans une série iranienne (Hasanzadeh 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai, bas pour la série, tous deux à risque de biais élevé et sans placebo. Dégradé jusqu'à très faible : risque de biais, effectifs de 12 à 18 hommes, et des taux très différents d'une étude à l'autre.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 49 ans. Suivi de quelques mois. Aucune comparaison au placebo.

Les patients sous minoxidil 5 % sont-ils très satisfaits ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 110 participants

Peu de patients sous minoxidil 5 % se disent très satisfaits : 3 sur 17 à 26 semaines, contre 6 sur 28 sous minoxidil oral 1 mg, sans différence significative (Asilian 2023), et 1 femme sur 15, contre 7 sur 15 quand on y associe un casque à LED (Esmat 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, mais à risque de biais élevé et petits (15 à 28 patients par bras), où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé jusqu'à très faible pour risque de biais et imprécision.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 56 ans. Suivi de quatre à six mois.

Sur un score dermoscopique, le minoxidil 5 % seul améliore-t-il les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 92 participants

Sur un score dermoscopique en 7 points, le minoxidil 5 % seul améliore de 0,8 point en 26 semaines, moins qu'avec un laser erbium-YAG associé (1,53) (Mokhtari 2023), et de 0,65 point en 16 semaines, autant qu'avec la cétirizine associée (0,68) (Mokhtari 2026).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais élevé, où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes surtout, et 14 femmes dans l'essai de 2026. Suivi de quatre à six mois.

Dans la pelade, le minoxidil 5 % fait-il repousser les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 137 participants

Dans la pelade sévère, une repousse apparaît chez 54 % des patients sous minoxidil 5 % contre 14 % sous placebo en 12 semaines (Fiedler-Weiss 1986, 14 sur 26 contre 3 sur 21) ; à 60 semaines, 85 % des patients traités répondent, et le 5 % fait mieux que le 1 % (88 % contre 50 %). Dans un autre essai, le minoxidil 5 % fait aussi mieux que le placebo à 12 semaines (El Taieb 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (21 à 26 patients par bras dans l'essai chiffré). Les deux trouvent un avantage significatif sur le placebo à 12 semaines.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 8 à 52 ans, pelade sévère ou en plaques. Suivi de 12 à 60 semaines. La pelade repousse parfois d'elle-même, d'où l'intérêt du placebo.

L'investigateur voit-il le cuir chevelu mieux couvert sous minoxidil 5 % ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de couverture de 0 à 100, l'investigateur note une progression de 12,3 points sous minoxidil 5 % contre 2,5 sous placebo chez l'homme à un an (Olsen 2002), et de 11,7 contre 2,2 chez la femme (Lucky 2004). Chez l'homme, le 5 % fait mieux que le 2 % (7 points) ; chez la femme, pas de différence (10,3 points).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un écart significatif avec le placebo.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % augmente-t-il la masse de cheveux (largeur cumulée), et cela dure-t-il ?
Preuves modéréesConcordance non évaluable1 essai, 70 participants

La largeur cumulée des cheveux, qui reflète à la fois leur nombre et leur épaisseur, progresse sous mousse de minoxidil 5 % : +1,9 contre +0,27 mm par cm² à l'avant du crâne et +1,59 contre +0,24 au vertex à 16 semaines (Hillmann 2015), puis +0,9 contre +0,07 et +0,93 contre -0,01 à 24 semaines. Dans le prolongement ouvert, le gain s'efface : -0,58 et -0,37 à 80 semaines, +0,3 et +0,24 à 104 semaines (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle contre placebo et son prolongement ouvert, soit un seul essai. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 70 hommes, 13 à 17 encore mesurés dans le prolongement. La concordance n'est pas évaluable sur un seul essai.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 70 ans, alopécie de l'avant du crâne et du vertex. Suivi jusqu'à deux ans, sans placebo après 24 semaines.

Le finastéride 1 mg provoque-t-il des troubles de l'éjaculation ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 1671 participants

Les troubles de l'éjaculation sont rares sous finastéride 1 mg : 1 % contre 0,4 % sous placebo à un an (Kaufman 1998, 8 sur 779 contre 3 sur 774), et 1,7 % sur dix ans dans une série (Rossi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un grand essai en double aveugle contre placebo (1553 hommes) et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 8 cas contre 3.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 61 ans. Suivi d'un à dix ans.

Dans la pelade, le minoxidil 5 % provoque-t-il des allergies de contact ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 423 participants

L'eczéma de contact reste rare sous minoxidil 5 % dans la pelade : 1 cas sur 60 semaines de suivi (Fiedler-Weiss 1986), et 2 patients sur 188 en 12 semaines (Ghafoor 2024).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais élevé, sans placebo pour ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (1 à 2 cas).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 8 à 52 ans atteints de pelade. Suivi de trois mois à plus d'un an.

Le minoxidil 5 % provoque-t-il une chute passagère au début du traitement ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 105 participants

Une chute passagère en début de traitement est rapportée chez 4 patients sur 32 sous minoxidil 5 %, contre 3 sur 33 sous minoxidil oral 1 mg (Asilian 2023), et chez 40 % des hommes, contre 35 % avec le finastéride topique associé (Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, l'un à risque de biais élevé, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (20 à 33 patients par bras).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 56 ans. Suivi de trois à six mois.

Le minoxidil 5 % en lotion a-t-il des effets sur le cœur ou la tension ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Les effets cardiovasculaires ne sont pas plus fréquents sous minoxidil 5 % que sous placebo : 1 % contre 4 % chez l'homme à un an (Olsen 2002, 2 sur 157 contre 3 sur 78), et 1 % contre 3 % chez la femme (Lucky 2004, 2 sur 153 contre 2 sur 74).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 2 à 3 cas par bras. Aucun excès sous minoxidil.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % entraîne-t-il plus d'effets indésirables que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 461 participants

La part d'hommes rapportant au moins un effet indésirable est la même sous mousse de minoxidil 5 % et sous placebo : 45,6 % contre 46,5 % à 16 semaines (Olsen 2007). Face à trois séances de PRP, 37 % contre 53 %, sans différence significative (Balasundaram 2023). Dans une comparaison non randomisée, 4 hommes sur 15 sous minoxidil 5 % seul en signalent un (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et une comparaison non randomisée, dont un en double aveugle contre placebo à faible risque de biais (352 hommes). Non dégradé : ce grand essai trouve un taux presque identique dans les deux bras.

Hommes de 18 à 50 ans. Suivi de quatre à six mois dans les essais randomisés.

Combien d'hommes ont un effet indésirable attribué au minoxidil 5 % ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 652 participants

Les effets indésirables attribués au traitement touchent 7 % des hommes sous mousse de minoxidil 5 %, contre 6,7 % sous placebo à 16 semaines (Olsen 2007), et 8,7 % contre 5,3 % sous minoxidil 1 %, sans différence significative (Tsuboi 2009).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle, dont un contre placebo à faible risque de biais. Non dégradé : le taux sous minoxidil 5 % est proche de celui du placebo, et proche de celui du 1 %.

Hommes de 18 à 49 ans, dont des hommes japonais. Suivi de quatre à six mois.

Le minoxidil 5 % donne-t-il des pellicules ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 59 participants

Des pellicules apparaissent chez 8 hommes sur 19 sous minoxidil 5 % (Yu 2018) et chez 20 % des hommes, contre 45 % quand on y associe du finastéride topique (Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, l'un à risque de biais élevé, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (19 à 20 hommes par bras).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes chinois et indonésiens. Suivi de trois à six mois.

Le minoxidil 5 % favorise-t-il une dermatite séborrhéique ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 75 participants

Une dermatite séborrhéique apparaît chez quelques hommes sous minoxidil 5 % : 2 sur 15 en six mois dans un essai dont l'autre bras ajoute un laser erbium YAG (Mokhtari 2023), et 1 sur 15 dans une comparaison non randomisée, autant qu'avec le finastéride en plus (1 sur 15) et moins qu'avec finastéride et microneedling (3 sur 15, Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé, complété par une comparaison non randomisée. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : les deux études sont à risque élevé. Imprécision : 1 à 2 cas par groupe. Caractère indirect : aucune ne compare au placebo, seulement à des traitements actifs.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes, alopécie androgénétique. Suivi de six mois dans l'essai, durée non précisée dans l'étude non randomisée. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % une fois par jour fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Appliqué une fois par jour, le minoxidil 5 % fait pousser des poils hors du cuir chevelu chez peu de femmes en 24 semaines : 1 sur 26, contre 7 sur 26 sous minoxidil oral 1 mg (Ramos 2020), et 4 sur 38 au visage, autant qu'avec la spironolactone orale ou le microneedling en plus (5 sur 37 et 5 sur 40, Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 1 à 7 cas par bras. Les deux essais trouvent peu de pilosité sous minoxidil local une fois par jour.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV ; dans l'essai de Liang, femmes non ménopausées au bilan hormonal normal. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % une fois par jour fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Les démangeaisons du cuir chevelu touchent environ une femme sur cinq sous minoxidil 5 % une fois par jour, en 24 semaines : 5 sur 26 (19 %), contre aucune sous minoxidil oral 1 mg (Ramos 2020), et 8 sur 38, autant qu'avec la spironolactone orale ou le microneedling en plus (8 sur 37 et 9 sur 40, Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : une dizaine de cas par bras au plus. Les deux essais trouvent la même fréquence.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Chez la femme, le minoxidil 5 % une fois par jour augmente-t-il la densité des cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Appliqué une fois par jour, le minoxidil 5 % s'accompagne d'un gain d'environ 10 à 13 cheveux par cm² en 24 semaines chez la femme : de 163,2 à 176,3, un peu moins qu'avec le minoxidil oral 1 mg (164,6 à 184,7) mais sans différence significative (Ramos 2020) ; de 101,37 à 111,32, moins qu'en y ajoutant la spironolactone orale (99,14 à 115,89) ou le microneedling (99,68 à 130,00) (Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Caractère indirect : aucun ne compare au placebo, si bien que le gain observé ne peut pas être attribué au seul minoxidil. Risque de biais : l'un des essais est ouvert, l'autre perd une partie de ses patientes.

Niveau abaissé pour : caractère indirect, risque de biais.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV ; dans l'essai de Liang, femmes non ménopausées au bilan hormonal normal. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % augmente-t-il le nombre de cheveux sur la zone suivie ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 49 participants

Le nombre de cheveux sur la zone suivie augmente sous minoxidil 5 % dans les deux études : de 162,85 à 194,58 en 24 semaines dans une série sans groupe témoin (Hasanzadeh 2016), et de 122,3 à 170,5 en 32 semaines dans un petit essai (Farouk Sakr 2013), où le nombre passe de 139,8 à 82,9 sous placebo, une chute invraisemblable qui rend la comparaison inutilisable.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé, complété par une série sans groupe témoin. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : la série n'a pas de témoin et l'essai donne sous placebo une chute invraisemblable. Imprécision : 11 et 14 patients analysés. Caractère indirect : la surface de la zone suivie n'est pas précisée, les nombres ne se comparent pas d'une étude à l'autre.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 44 ans, alopécie androgénétique débutante à modérée. Surface de la zone non précisée dans les deux études.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées2 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Arca 2004 · Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 65 participants

DOI 10.1159/000079595

Fiabilité limitéeHommes 18 à 50 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomisé mais ouvert, sans aveugle ni pour les patients ni pour les évaluateurs. Le critère principal est une appréciation globale subjective sur échelle à 7 points, attribuée par deux des auteurs eux-mêmes, sans aveugle et sans comptage capillaire quantitatif. La méthode de randomisation n'est pas décrite et l'allocation est déséquilibrée (40 contre 25) sans justification. Seconde passe : incohérence interne relevée sur la répartition par grade du bras minoxidil, le tableau 1 donnant III=8 et IV=6 là où le tableau 3 donne III=7 et IV=7, pour un total identique de 25. Le bras finastéride est cohérent entre les tableaux 1 et 2. Cela affaiblit la confiance dans les données de sous-groupes du bras minoxidil. Aucun perdu de vue en revanche, et les données biologiques sont objectives.

Hu 2015 · Dermatologic Therapy
Essai randomisé contrôlé, 320 participants

DOI 10.1111/dth.12246

Fiabilité limitéeHommesHommes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomisé mais ouvert, l'article le dit lui-même : « an open, randomized and comparative study ». Le critère d'efficacité est une évaluation photographique globale, donc une appréciation, et rien n'indique qu'elle ait été réalisée en aveugle. Les effectifs sont en revanche importants, 450 patients au total, et le suivi va jusqu'à 12 mois. Deux réserves supplémentaires : les effets indésirables du finastéride sont rapportés pour le bras seul et le bras combiné confondus, ce qui interdit de les attribuer au finastéride seul, et le sens exact de « hair growth rate » à 3 mois n'est pas défini dans l'article.

Populations étudiées3 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 18 à 50 ans

hommes 18-50 ans, AGA Norwood-Hamilton II à V, légère à sévère

Dermatology 2004, 13 indicateurs

Hommes

hommes chinois atteints d'alopécie androgénétique

Dermatologic Therapy 2015, 7 indicateurs

Hommes

hommes chinois recevant du finastéride, seul ou en association

Dermatologic Therapy 2015, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.