Minoxidil topique 3 % face à Minoxidil topique 3 %, une seule application par jour

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Un essai de fiabilité limitée a comparé, chez 127 hommes déjà traités par minoxidil depuis 2 ans, le minoxidil topique 3 % à la même lotion appliquée une seule fois par jour (Olsen 1987). Au bout de 143 semaines, les cheveux épais gagnés sur une zone test de 5,1 cm² atteignent +335 sous minoxidil topique 3 % contre +235 avec une seule application quotidienne, sans que l'écart soit testé.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux épais gagnés sur une zone testLes cheveux d'épaisseur normale (hors duvet) gagnés dans un cercle d'un pouce de diamètre, compté à la loupe au sommet du crâne. Le chiffre est ramené au cm² pour se lire comme une densité. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 5,1 cm², à 143 semaines
Hommes 27 à 48 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 3 %21 dans ce groupe · 335 sur 5,1 cm²
+65,69cheveux par cm²
Minoxidil topique 3 %, une seule application par jour20 dans ce groupe · 235 sur 5,1 cm²
+46,08cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Olsen 1987, 143 semaines) : +65,69 cheveux par cm² contre +46,08 cheveux par cm², soit un écart de 19,61 cheveux par cm², en faveur de Minoxidil topique 3 %. L'article ne teste pas cet écart.

FAQ

12 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Dans la pelade étendue, le minoxidil 3 % fait-il repousser les cheveux ?
Preuves très faiblesRésultats concordants3 essais, 75 participants

Dans la pelade étendue, le minoxidil 3 % fait repousser des cheveux chez une partie des patients, sans différence nette avec le placebo dans les essais qui les comparent. À 12 semaines, repousse au moins incomplète chez 36 % des patients contre 25 % sous placebo (Price 1987, essai où le placebo s'arrête à 12 semaines) ; à un an, 63,6 % (7 sur 11) contre 35,7 % (5 sur 14) dans l'essai en double aveugle d'un an (Price 1987) ; dans la pelade totale ancienne, 5 patients sous minoxidil et 3 sous placebo voient des cheveux repousser à 16 semaines (White 1985). La réponse dépend surtout de l'étendue : après un an de traitement continu, 65 % des patients dont la pelade couvrait 25 à 99 % du cuir chevelu répondent, contre aucun de ceux atteints d'une pelade totale ; à trois ans, 87 % (13 sur 15) et 33 % (2 sur 6).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, dont un prolongé trois ans sans groupe témoin. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : essais anciens, aveugle fragile, et dans l'essai d'un an seuls 25 patients sur 30 sont évaluables. Imprécision très forte : 4 à 15 patients par bras, et aucune différence avec le placebo n'atteint la significativité. La pelade repousse parfois d'elle-même, ce qui rend les suivis sans témoin difficiles à interpréter. Les deux publications sur le même essai comptent pour un seul.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 7 à 67 ans, pelade étendue (au moins 25 % du cuir chevelu) ou totale. Suivi de 12 semaines à trois ans. La réponse est rare en cas de perte totale des cheveux.

Le minoxidil 3 % augmente-t-il le nombre total de cheveux chez l'homme ?
Preuves faiblesRésultats mixtes4 essais, 439 participants

Sur le nombre total de cheveux, le minoxidil 3 % ne se distingue nettement du placebo que dans un essai sur trois : +166 contre +114 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² à quatre mois (Olsen 1985). Ailleurs, +82 contre +56 (Kreindler 1987) et +60,9 contre +47,6 (Savin 1987) ne diffèrent pas significativement. Dans un essai récent, lui ajouter du finastéride topique 0,25 % fait nettement mieux : +61,84 contre +34,88 cheveux par cm² à 24 semaines (Suchonwanit 2018).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés chez l'homme. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : les trois essais contre placebo datent des années 1980, avec comptage manuel et analyses limitées aux patients restants. Incohérence : un seul des trois trouve une différence significative avec le placebo, même si tous montrent un gain plus fort sous minoxidil. L'essai récent, à faible risque de biais, compare le minoxidil seul à une association et ne renseigne pas l'écart avec le placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais, incohérence.

Hommes de 18 à 60 ans, calvitie débutante. Comparaison au placebo sur quatre mois. Les comptages anciens incluent le duvet.

Le minoxidil 3 % fait-il repousser des cheveux visibles chez l'homme ?
Preuves modéréesRésultats concordants3 essais, 373 participants

Sur les cheveux visibles (non duvet), le minoxidil 3 % fait mieux que le placebo en quatre mois : +53 contre +15 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² (Kreindler 1987) et +48,8 contre +4 (Savin 1987). Chez des hommes suivis près de trois ans, deux applications par jour font gagner plus qu'une seule : +335 contre +235 cheveux à 143 semaines (Olsen 1987), sans test entre les deux rythmes.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés chez l'homme. Dégradé d'un niveau pour risque de biais : essais des années 1980, comptage manuel, analyses limitées aux patients restants. Non dégradé pour incohérence : les deux essais contre placebo trouvent un gain net et significatif. Le suivi de près de trois ans ne compare que deux rythmes d'application, sans placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais.

Hommes de 22 à 49 ans, calvitie débutante. Comparaison au placebo sur quatre mois ; le suivi de près de trois ans ne compare que deux rythmes d'application.

Dans la pelade étendue, le minoxidil 3 % permet-il une repousse qui cache le cuir chevelu ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 60 participants

Une repousse cosmétiquement acceptable, qui couvre le cuir chevelu et masque les zones restantes, reste minoritaire sous minoxidil 3 % dans la pelade étendue : 27,3 % (3 sur 11) contre 7,1 % (1 sur 14) sous placebo à un an (Price 1987, essai en double aveugle). Parmi les patients dont la pelade couvrait 25 à 99 % du cuir chevelu, 45 % l'obtiennent après un an de traitement continu et 47 % (7 sur 15) après trois ans ; en cas de pelade totale, 1 patient sur 6 à trois ans (Price 1987).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, dont un prolongé trois ans sans groupe témoin. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : essais anciens, seuls 25 patients sur 30 évaluables dans l'essai contre placebo. Imprécision très forte : 3 patients sur 11 contre 1 sur 14, sans test significatif. Les deux publications sur le même essai comptent pour un seul.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 7 à 65 ans, pelade étendue ou totale. Suivi d'un à trois ans.

Le minoxidil 3 % fait-il gagner des cheveux épais chez l'homme ?
Preuves modéréesRésultats concordants3 essais, 370 participants

Le minoxidil 3 % fait gagner des cheveux épais (terminaux) en quatre mois : +140 contre +59 sous placebo sur un cercle de 5,1 cm² (Olsen 1985), et un gain significativement supérieur au placebo dans l'essai de DeVillez 1987. Dans l'essai de Katz 1987, +74 contre +50 sans différence significative, et moins que le 2 % (+104) ; le gain y atteint +202 à un an chez les hommes restés sous traitement.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés chez l'homme. Dégradé d'un niveau pour risque de biais : essais des années 1980, comptage manuel à la loupe, analyses limitées aux patients restants. Non dégradé pour incohérence : les trois essais montrent un gain plus fort que sous placebo, significatif dans deux d'entre eux.

Niveau abaissé pour : risque de biais.

Hommes de 17 à 49 ans, calvitie débutante. Comparaison au placebo sur quatre mois ; au-delà, tous les patients sont sous minoxidil.

Chez l'homme, la densité mesurée sous minoxidil 3 % se distingue-t-elle du placebo après quatre mois ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 209 participants

En quatre mois, le nombre de cheveux sur un cercle de 5,1 cm² passe de 61 à 91,1 sous minoxidil 3 %, contre de 65 à 88,7 sous placebo (Rietschel 1987), et de 156,6 à 287 contre de 162,6 à 246,9 (Roberts 1987), sans différence significative.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés des années 1980, à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision. Les deux concordent : pas de différence significative avec le placebo à quatre mois, le placebo progressant lui aussi.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes atteints d'alopécie androgénétique du vertex. Suivi de quatre mois.

Les patients sous minoxidil 3 % seul se trouvent-ils améliorés ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 70 participants

Sous minoxidil 3 % seul, 16,7 % des hommes se disent améliorés à 24 semaines, contre 52,6 % quand on y ajoute du finastéride topique (Suchonwanit 2018). Chez la femme ménopausée, 92,9 % se disent améliorées, autant qu'avec l'association (93,3 %) (Suchonwanit 2019).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à faible risque de biais, où le minoxidil 3 % seul sert de comparateur à une association. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (14 à 18 patients par bras) et incohérence entre hommes et femmes.

Niveau abaissé pour : imprécision, incohérence.

Hommes de 18 à 60 ans et femmes ménopausées. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Sur photographies, le minoxidil 3 % seul améliore-t-il la chevelure ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 70 participants

Sur photographies, 22,2 % des hommes sont améliorés sous minoxidil 3 % seul à 24 semaines, contre 63,1 % avec le finastéride topique en plus (Suchonwanit 2018). Chez la femme ménopausée, 85,7 % contre 93,3 %, sans différence significative (Suchonwanit 2019).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à faible risque de biais, où le minoxidil 3 % seul sert de comparateur. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision et incohérence entre hommes et femmes.

Niveau abaissé pour : imprécision, incohérence.

Hommes de 18 à 60 ans et femmes ménopausées. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 3 % seul épaissit-il les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 70 participants

Sous minoxidil 3 % seul, le diamètre des cheveux augmente de 13 µm chez l'homme (Suchonwanit 2018) et de 7 µm chez la femme ménopausée (Suchonwanit 2019) en 24 semaines, moins qu'avec le finastéride topique associé (+17 et +11,9 µm).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à faible risque de biais. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (14 à 18 patients par bras) et caractère indirect : le minoxidil seul y est le comparateur d'une association, sans placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 60 ans et femmes ménopausées. Suivi de 24 semaines.

Le minoxidil 3 % donne-t-il des maux de tête ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 2366 participants

Les maux de tête ne sont pas plus fréquents sous minoxidil 3 % que sous placebo : 8 cas sur 778 contre 8 sur 779 en quatre mois (Spindler 1988). Dans un autre essai, 1 homme sur 18 (Suchonwanit 2018).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, dont un de 2326 adultes contre placebo. Non dégradé : ce grand essai trouve exactement autant de cas que sous placebo.

Adultes normotendus, hommes et femmes. Suivi de quatre à six mois.

Le minoxidil 3 % fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne chez l'homme ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 280 participants

Chez l'homme, une pilosité accrue hors du crâne reste rare sous minoxidil 3 % : 2 hommes sur 41 en un an (Olsen 1985), et 5 cas sur près de trois ans de suivi (Olsen 1987).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé, mais les deux études chiffrent l'effet sans groupe témoin, sur des patients restés sous traitement, avec un risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes de 27 à 48 ans. Suivi d'un à trois ans.

Le minoxidil 3 % fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 70 participants

Sous minoxidil 3 %, 2 hommes sur 18 (Suchonwanit 2018) et 2 femmes sur 14 (Suchonwanit 2019) ont des démangeaisons en 24 semaines, autant qu'avec le finastéride topique associé.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle, à faible risque de biais, sans placebo. Dégradé de deux niveaux pour imprécision très forte : 2 cas par bras.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 60 ans et femmes ménopausées. Suivi de 24 semaines.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Olsen 1987 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 127 participants

PubMedDOI 10.1016/s0190-9622(87)70089-9

Fiabilité limitéeHommes 27 à 48 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Suivi de 127 hommes ayant fini un an d'essai, tous passes au minoxidil 3 % deux fois par jour, puis tires au sort a 2 ans entre une et deux applications par jour pendant 9 mois. Seuls 41 des 59 patients restes ont accepte le comptage final (comptage facultatif), sans comptage a 2 ans : la comparaison porte sur la variation depuis la fin de la premiere annee, ou le groupe a une application perd 56,1 cheveux non-duvet et le groupe a deux applications en gagne 12,0. Les claims donnent le gain depuis le depart a 2 ans et 9 mois, sans test publie. Effets locaux chez 6 patients sur 98 et pilosite hors zone chez 5 apres la premiere annee ; un infarctus mortel chez un patient porteur d'un Wolff-Parkinson-White.

Financé par Minoxidil fourni par Upjohn, financement non precise.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 27 à 48 ans

Hommes de 27 a 48 ans, alopecie androgenetique Hamilton III vertex a Va, sous minoxidil depuis 2 ans

J Am Acad Dermatol 1987, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.