Minoxidil topique 2 % face à Minoxidil topique 5 %

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 4 essais.

En bref

Quatre essais ont comparé les deux concentrations. Chez l'homme, le minoxidil topique 5 % fait mieux que le 2 % en 48 semaines : +18,6 cheveux épais gagnés par cm² contre +12,7, un écart probablement réel (Olsen 2002, essai de bonne fiabilité chez 393 hommes). Chez la femme, l'écart peut être dû au hasard (+24,5 contre +20,7 cheveux épais par cm², Lucky 2004), mais la pilosité accrue ailleurs sur le corps touche 46 % des femmes sous 5 % contre 22 % sous 2 %. En mousse appliquée une seule fois par jour, le 5 % fait aussi bien que le 2 % deux fois par jour, avec moins de démangeaisons (16,1 % contre 36,8 %, Blume-Peytavi 2011). Un petit essai ne trouve pas de différence sur la masse de cheveux (Price 1999).

Efficacité et résultats

10 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

3

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux épais gagnés par cm²Le nombre de cheveux d'épaisseur normale (hors duvet) gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. C'est le critère principal de la plupart des essais de minoxidil. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux
5 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
+12,7+18,6+18,38 sem+21,78 sem+35,916 sem+3616 sem+26,732 sem+27,132 sem+20,71 an+24,51 anOlsen2002Lucky2004
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %142 dans ce groupe
+12,7cheveux par cm²
Minoxidil topique 5 %139 dans ce groupe
+18,6cheveux par cm²
À 8 semainesLucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
+18,3cheveux par cm²
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
+21,7cheveux par cm²
À 16 semainesLucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
+35,9cheveux par cm²
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
+36cheveux par cm²
À 32 semainesLucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
+26,7cheveux par cm²
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
+27,1cheveux par cm²
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
+20,7cheveux par cm²
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
+24,5cheveux par cm²
À retenir Mesuré des deux côtés 5 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 5. L'écart est testé dans 5 de ces mesures et probablement réel dans 1.
Gain de densité, en pourcentageÉvolution du nombre de cheveux par rapport au départ, en pourcentage : +10 % signifie dix cheveux de plus pour cent cheveux présents au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
+13,8%
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
+16,2%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Blume-Peytavi 2011, 6 mois) : +13,8 % contre +16,2 %, soit un écart de 2,4 %, en faveur de Minoxidil topique 5 %. Cet écart peut être dû au hasard.
Masse de cheveux produiteLes cheveux d'une petite zone sont coupés ras toutes les 6 semaines puis pesés : le poids reflète à la fois le nombre de cheveux, leur épaisseur et leur vitesse de pousse. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 96 semaines
Hommes 24 à 40 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %7 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
Minoxidil topique 5 %9 dans ce groupeque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Price 1999, 96 semaines). Cet écart peut être dû au hasard.

Ce qu'en disent médecins et patients

6

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Bénéfice constaté par le médecinSur une ligne de 100, le médecin dit ce que le traitement a apporté : 0 rien, 50 un bénéfice modéré, 100 un grand bénéfice. Mesuré en points sur 100, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
30,233,737,442Olsen2002Lucky2004
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %142 dans ce groupe
30,2points sur 100
Minoxidil topique 5 %139 dans ce groupe
33,7points sur 100
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
37,4points sur 100
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
42points sur 100
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 2. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 0.
Bénéfice ressenti par le patientSur une ligne de 100, le patient dit ce que le traitement lui a apporté : 0 rien, 50 un bénéfice modéré, 100 un grand bénéfice. Mesuré en points sur 100, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
41,250,550,560Olsen2002Lucky2004
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %142 dans ce groupe
41,2points sur 100
Minoxidil topique 5 %139 dans ce groupe
50,5points sur 100
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
50,5points sur 100
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
60points sur 100
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 2. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 2.
Couverture du crâne, selon le médecinLe médecin note la couverture du crâne sur une ligne de 100 au début et à la fin ; le chiffre est l'écart entre les deux. Mesuré en points sur 100, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
+7+12,3+10,3+11,7Olsen2002Lucky2004
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %142 dans ce groupe
+7points sur 100
Minoxidil topique 5 %139 dans ce groupe
+12,3points sur 100
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
+10,3points sur 100
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
+11,7points sur 100
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 2. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 1.
Couverture du crâne, selon le patientLe patient place un curseur sur une ligne de 100 : 0 veut dire beaucoup moins de cheveux qu'avant, 50 pareil, 100 beaucoup plus. Mesuré en points sur 100, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
56,96262,968,1Olsen2002Lucky2004
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %142 dans ce groupe
56,9points sur 100
Minoxidil topique 5 %139 dans ce groupe
62points sur 100
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %108 dans ce groupe
62,9points sur 100
Minoxidil topique 5 %102 dans ce groupe
68,1points sur 100
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 2. L'écart est testé dans 2 de ces mesures et probablement réel dans 1.
Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Olsen 2002Blume-Peytavi 2011Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
446256,167,7Olsen2002Blume-Peytavi2011
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %142 dans ce groupe
44% des patients
Minoxidil topique 5 %139 dans ce groupe
62% des patients
À 6 mois (24 semaines)Blume-Peytavi 2011FemmesComparaison directe
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
56,1% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
67,7% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 0 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 2. L'écart est testé dans 0 de ces mesures.
Patients se jugeant améliorésPart des participants qui, en regardant leurs propres photos avant et après, estiment que leur chevelure est nettement mieux. C'est leur avis, pas celui d'un médecin. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
80,7% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
73,2% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Blume-Peytavi 2011, 6 mois) : 80,7 % des patients contre 73,2 % des patients, soit un écart de 7,5 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 2 %. L'article ne teste pas cet écart.

Combien s'améliorent, stagnent ou reculent

1

La répartition des participants entre ceux qui vont mieux, ceux qui ne bougent pas et ceux qui perdent du terrain.

Patients dont l'état a empiréPart des participants dont la chevelure a continué de reculer malgré le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines)
FemmesComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
10,5% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
5,4% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Blume-Peytavi 2011, 6 mois) : 10,5 % des patients contre 5,4 % des patients, soit un écart de 5,1 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 5 %. L'article ne teste pas cet écart.

Effets indésirables

8 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

5

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

Chute des premières semainesUne chute plus forte dans les premières semaines du traitement : les cheveux en fin de cycle tombent pour laisser place à de nouveaux. Elle inquiète, fait souvent arrêter, et précède pourtant la repousse. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). chute initiale
FemmesComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
17,5% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
12,5% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Blume-Peytavi 2011, 6 mois) : 17,5 % des patients contre 12,5 % des patients, soit un écart de 5 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 5 %. L'article ne teste pas cet écart.
DémangeaisonsLe cuir chevelu démange. C'est l'effet le plus fréquent des solutions appliquées sur la tête, le plus souvent passager et sans gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux. prurit lie au traitement
3 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Blume-Peytavi 2011Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
140,6536,816,1Olsen2002Lucky2004Blume-Peytavi2011
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %158 dans ce groupe
1% des patients
Minoxidil topique 5 %157 dans ce groupe
4% des patients
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %154 dans ce groupe
0,6% des patients
Minoxidil topique 5 %153 dans ce groupe
5% des patients
À 6 mois (24 semaines)Blume-Peytavi 2011FemmesComparaison directe
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
36,8% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
16,1% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 3 fois, dans 3 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 2 mesures, Minoxidil topique 5 % dans 1. L'écart est testé dans 1 de ces mesures et probablement réel dans 1.
Eczéma de contactUne réaction allergique au produit lui-même, pas une simple irritation : le cuir chevelu devient rouge, suintant et démange. Elle demande un traitement et oblige le plus souvent à changer de produit. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 12 mois (48 semaines). signes severes de dermatite de contact du cuir chevelu
Hommes 18 à 49 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %158 dans ce groupe
1% des patients
Minoxidil topique 5 %157 dans ce groupe
6% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Olsen 2002, 12 mois) : 1 % des patients contre 6 % des patients, soit un écart de 5 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 2 %. L'article ne teste pas cet écart.
PelliculesDes squames blanches qui tombent du cuir chevelu. Souvent dues à l'excipient des solutions de minoxidil, le propylène glycol, plus qu'au minoxidil lui-même. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). pellicules
FemmesComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
17,5% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
5,4% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Blume-Peytavi 2011, 6 mois) : 17,5 % des patients contre 5,4 % des patients, soit un écart de 12,1 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 5 %. Cet écart est probablement réel.
Rougeur du cuir cheveluPart des participants dont le cuir chevelu a rougi à l'endroit de l'application. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). erytheme
FemmesComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
7% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
10,7% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Blume-Peytavi 2011, 6 mois) : 7 % des patients contre 10,7 % des patients, soit un écart de 3,7 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 2 %. L'article ne teste pas cet écart.

Sur le reste du corps

3

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Effets sur le cœur et la tensionDouleur dans la poitrine, palpitations, hausse de tension ou anomalie de l'électrocardiogramme rapportées pendant l'essai, liées ou non au traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux. effet cardiovasculaire, lie ou non au traitement
2 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
6111Olsen2002Lucky2004
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %158 dans ce groupe
6% des patients
Minoxidil topique 5 %157 dans ce groupe
1% des patients
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %154 dans ce groupe
1% des patients
Minoxidil topique 5 %153 dans ce groupe
1% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 1 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 1. L'écart est testé dans 0 de ces mesures.
Maux de têtePart des participants ayant eu des maux de tête pendant le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux. cephalees liees au traitement
3 mesures, essais différents
Olsen 2002Lucky 2004Blume-Peytavi 2011Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
0,634273,6Olsen2002Lucky2004Blume-Peytavi2011
À 12 mois (48 semaines)Olsen 2002Hommes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %158 dans ce groupe
0,6% des patients
Minoxidil topique 5 %157 dans ce groupe
3% des patients
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %154 dans ce groupe
4% des patients
Minoxidil topique 5 %153 dans ce groupe
2% des patients
À 6 mois (24 semaines)Blume-Peytavi 2011FemmesComparaison directe
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
7% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
3,6% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 3 fois, dans 3 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 1 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 2. L'écart est testé dans 0 de ces mesures.
Pilosité accrue ailleurs sur le corpsPart des patients chez qui des poils poussent davantage ailleurs que sur le crâne : visage, bras, corps. Mesuré en %, plus bas est mieux. pousse de poils hors du cuir chevelu, surtout au visage, a la question de l'investigateur. Taux calculé à partir des effectifs : Minoxidil topique 2 % 15 sur 57, Minoxidil topique 5 % 6 sur 56
2 mesures, essais différents
Lucky 2004Blume-Peytavi 2011Minoxidil topique 2 %Minoxidil topique 5 %
224626,310,7Lucky2004Blume-Peytavi2011
À 12 mois (48 semaines)Lucky 2004Femmes 18 à 49 ansComparaison directe
Minoxidil topique 2 %154 dans ce groupe
22% des patients
Minoxidil topique 5 %153 dans ce groupe
46% des patients
À 6 mois (24 semaines)Blume-Peytavi 2011FemmesComparaison directe
Minoxidil topique 2 %57 dans ce groupe
26,3% des patients
Minoxidil topique 5 %mousse, 1 application par jour56 dans ce groupe
10,7% des patients
À retenir Mesuré des deux côtés 2 fois, dans 2 essais. Minoxidil topique 2 % obtient le chiffre le plus favorable dans 1 mesure, Minoxidil topique 5 % dans 1. L'écart est testé dans 1 de ces mesures et probablement réel dans 1.

FAQ

63 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le minoxidil 2 % fait-il repousser des cheveux visibles chez l'homme ?
Preuves modéréesRésultats concordants9 essais, 1480 participants

Chez l'homme, le minoxidil 2 % fait gagner plus de cheveux visibles (non duvet) que le placebo dans tous les essais qui le chiffrent. En quatre mois, +65 contre +15 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² (Kreindler 1987) et +58,2 contre +4 (Savin 1987). En six mois, +54,09 contre +15 (Shupack 1987), +190 contre +81 (Olsen 1986), +37,6 sous minoxidil (Connors 1990) et +94,6 contre +65,3 sur un cercle de 4,9 cm² (Civatte 1987) ; les formes solution et gel font aussi mieux que le placebo (Piepkorn 1988). Mesuré au cm² par macrophotographie, le gain est plus modeste : +12,7 cheveux par cm² à 48 semaines (Olsen 2002), où le minoxidil 5 % fait mieux (+18,6).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : huit essais randomisés chez l'homme et une série. Dégradé d'un niveau pour risque de biais : la plupart des essais datent des années 1980, avec comptage manuel, perdus de vue et financement du fabricant ; seul l'essai d'Olsen 2002, en double aveugle sur 393 hommes, est à faible risque de biais, et il confirme le gain. Non dégradé pour incohérence : tous les essais vont dans le même sens, même si l'ampleur dépend beaucoup de la méthode de comptage.

Niveau abaissé pour : risque de biais.

Hommes de 18 à 49 ans, calvitie débutante du vertex (Hamilton III vertex à V). Suivi de quatre mois à un an. Les gains en dizaines ou centaines de cheveux des essais anciens et les gains au cm² des essais récents ne se comparent pas.

Le minoxidil 2 % fait-il repousser des cheveux chez la femme atteinte d'alopécie androgénétique ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 1035 participants

Chez la femme, le minoxidil 2 % fait gagner plus de cheveux visibles (non duvet) que le placebo dans les trois essais : +33 contre +19 cheveux par cm² à 32 semaines (Jacobs 1993), +23 contre +11 (DeVillez 1994), et +20,7 cheveux par cm² à 48 semaines (Lucky 2004), avec un gain déjà visible à 8 semaines (+18,3). Dans ce dernier essai, le minoxidil 5 % ne fait pas significativement mieux que le 2 % (+24,5 contre +20,7 à 48 semaines), à aucun moment du suivi.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés en double aveugle contre placebo, dont deux à faible risque de biais. Non dégradé : les trois essais trouvent un gain net et significatif, du même ordre de grandeur au cm². Tous sont financés par le fabricant du minoxidil (Upjohn puis Pharmacia).

Femmes de 18 à 49 ans, alopécie androgénétique Ludwig I ou II. Suivi de 8 à 48 semaines.

Le minoxidil 2 % augmente-t-il le nombre total de cheveux chez l'homme, duvet compris ?
Preuves faiblesRésultats mixtes5 essais, 694 participants

Sur le nombre total de cheveux, duvet compris, l'avantage du minoxidil 2 % est moins net. À six mois, +175 contre +90 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² (Olsen 1986). À quatre mois, +76,2 contre +47,6 (Savin 1987), mais +81 contre +56 sans différence significative (Kreindler 1987), et +151 contre +114 sous placebo, sans différence significative non plus (Olsen 1985). Le placebo fait lui aussi gagner des cheveux dans ces essais, ce qui tient en partie au comptage manuel. Une série du Moyen-Orient sans groupe témoin rapporte +219 cheveux à 48 semaines (Karam 1993).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés et une série, tous chez l'homme. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : essais des années 1980, comptage manuel, analyses limitées aux patients restants. Incohérence : deux essais trouvent un avantage significatif et deux non, avec des gains sous placebo souvent élevés. Le nombre de cheveux visibles (non duvet), mesuré dans les mêmes essais, distingue mieux le minoxidil du placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais, incohérence.

Hommes de 18 à 49 ans, calvitie débutante. Comparaison au placebo sur quatre à six mois, un an dans la série. Les comptages incluent le duvet. Chez la femme, un seul essai mesure ce gain, contre l'alfatradiol (Blume-Peytavi 2007) : il n'est pas repris ici.

Chez l'homme, la densité de cheveux mesurée sous minoxidil 2 % se distingue-t-elle de celle sous placebo après quelques mois ?
Preuves faiblesRésultats concordants3 essais, 256 participants

Mesuré en niveau à quatre mois, le nombre de cheveux augmente autant sous minoxidil 2 % que sous placebo dans deux essais : de 63,5 à 88,1 contre de 65 à 88,7 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² (Rietschel 1987), et de 158,2 à 270,2 contre de 162,6 à 246,9 (Roberts 1987), sans différence significative. Dans un sous-groupe de 6 hommes suivis au trichogramme, la densité passe de 199 à 206 cheveux par cm² à six mois, puis 203 à un an (Rushton 1989).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : essais des années 1980, comptages manuels, analyses limitées aux patients restants. Imprécision : petits effectifs, et le troisième essai ne mesure la densité que chez 6 hommes, sans groupe témoin pour ce sous-groupe. Ces niveaux bruts ne contredisent pas les gains mesurés en variation dans d'autres essais : le placebo progresse lui aussi, et quatre mois est un délai court.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes atteints d'alopécie androgénétique du vertex. Suivi de quatre mois, un an pour le sous-groupe de Rushton 1989.

Chez la femme, que donne le minoxidil 2 % seul sur la densité, et que gagne-t-on à lui associer autre chose ?
Preuves faiblesRésultats concordants3 essais, 139 participants

Chez la femme, le minoxidil 2 % seul augmente modestement la densité : de 113 à 123 cheveux par cm² à 26 semaines (Khattab 2020), de 83,8 à 96,35 à 24 semaines (Zhang 2022), de 107,4 à 113,6 à 39 semaines (Vahabi-Amlashi 2021). Lui associer des fils de PLLA (de 114 à 143) ou un microneedling hebdomadaire (de 84,5 à 121,9) fait nettement mieux. Le minoxidil oral 0,25 mg fait jeu égal avec lui (de 102 à 115,8).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, mais aucun ne compare le minoxidil 2 % au placebo : il y sert de bras de référence face à une association ou au minoxidil oral. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : essais ouverts ou à demi-crâne, sans aveugle complet. Imprécision : 27 à 72 femmes par essai. La hausse sous minoxidil seul ne peut pas être séparée de l'évolution naturelle, faute de placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Femmes adultes atteintes d'alopécie à motif féminin, dont un essai chinois. Suivi de six à neuf mois. Aucune comparaison au placebo dans ces trois essais.

Le minoxidil 2 % fait-il gagner des cheveux épais chez l'homme ?
Preuves modéréesRésultats concordants3 essais, 370 participants

Le minoxidil 2 % fait gagner plus de cheveux épais (terminaux) que le placebo en quatre mois : +126 contre +59 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² (Olsen 1985), +104 contre +50 (Katz 1987), et un gain significativement supérieur au placebo dans l'essai de DeVillez 1987. Dans l'essai de Katz, le 2 % fait même mieux que le 3 % (+104 contre +74), et le gain atteint +213 à un an chez les hommes restés sous traitement.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés chez l'homme. Dégradé d'un niveau pour risque de biais : essais des années 1980, comptage manuel à la loupe, analyses limitées aux patients restants. Non dégradé pour incohérence : les trois essais trouvent un avantage net sur le placebo. L'avantage du 2 % sur le 3 % dans un seul essai n'est pas retrouvé ailleurs et ne suffit pas à conclure.

Niveau abaissé pour : risque de biais.

Hommes de 17 à 49 ans, calvitie débutante (Hamilton III à Va). Comparaison au placebo sur quatre mois ; au-delà, tous les patients sont sous minoxidil. Chez la femme, un essai contre l'alfatradiol (Blume-Peytavi 2007) n'est pas repris ici.

Chez la femme, le médecin voit-il une amélioration sous minoxidil 2 %, par rapport au placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 694 participants

Chez la femme, l'investigateur juge la chevelure améliorée plus souvent sous minoxidil 2 % que sous placebo : 44 % contre 29 % à 32 semaines (Jacobs 1993) et 63 % contre 39 % (DeVillez 1994). Associé à un microneedling hebdomadaire, le minoxidil 2 % améliore 85 % des femmes, contre 45 % sans (Zhang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, dont deux en double aveugle contre placebo et à faible risque de biais. Non dégradé : les deux essais contre placebo trouvent un écart net et significatif dans le même sens. Le jugement de l'investigateur est subjectif mais rendu en aveugle ; le placebo améliore lui aussi près d'un tiers des femmes, d'où l'intérêt de la comparaison.

Femmes de 18 à 45 ans, alopécie androgénétique Ludwig I ou II, et femmes chinoises dans l'essai sur le microneedling. Suivi de 24 à 32 semaines. Chez l'homme, un seul essai ancien chiffre ce jugement (Savin 1987) : il n'est pas repris ici.

Sur photographies, quelle part des personnes traitées par minoxidil 2 % voit sa chevelure s'améliorer ?
Preuves faiblesRésultats concordants3 essais, 533 participants

Sur photographies, le minoxidil 2 % améliore environ une personne sur deux : 44 % des hommes à 48 semaines (Olsen 2002, 62 sur 142), 56,1 % des femmes à 24 semaines (Blume-Peytavi 2011) et 52 % des femmes à 26 semaines (Khattab 2020, 14 sur 27). Chez la femme, la mousse de minoxidil 5 % une fois par jour ne fait pas significativement mieux (67,7 %), alors que l'ajout de fils de PLLA porte l'amélioration à 93 %.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, mais les chiffres retenus ne comparent pas le minoxidil 2 % au placebo : ils décrivent la part d'améliorés sous 2 %, face au 5 % ou à une association. Dégradé de deux niveaux, pour caractère indirect (pas de comparaison au placebo) et pour risque de biais (essai à demi-crâne sans aveugle complet pour les fils de PLLA). Les trois taux sont proches, autour d'une personne sur deux.

Niveau abaissé pour : caractère indirect, risque de biais.

Hommes de 18 à 49 ans atteints au vertex, et femmes adultes. Suivi de 24 à 48 semaines.

Le minoxidil 2 % augmente-t-il la densité de cheveux visibles par rapport au placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 901 participants

Le minoxidil 2 % porte la densité de cheveux visibles (non duvet) plus haut que le placebo. Chez la femme, de 136,7 à 169,8 cheveux par cm², contre de 139,8 à 158,9 sous placebo, à 32 semaines (Jacobs 1993), et de 140,4 à 163,1 contre de 138,6 à 148,7 (DeVillez 1994). Chez l'homme, 200,3 contre 155,6 cheveux sur un cercle de 4,9 cm² à 24 semaines (Civatte 1987).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés en double aveugle contre placebo, dont deux à faible risque de biais. Non dégradé : les trois essais, deux chez la femme et un chez l'homme, trouvent une densité significativement plus haute sous minoxidil. Tous sont financés par le fabricant (Upjohn).

Femmes de 18 à 45 ans (Ludwig I ou II) et hommes de 18 à 49 ans (Hamilton III vertex à V). Suivi de 24 à 32 semaines.

Les patients sous minoxidil 2 % se trouvent-ils plus améliorés que sous placebo ?
Preuves faiblesRésultats concordants3 essais, 432 participants

Les patients ne perçoivent pas clairement la différence avec le placebo. Chez l'homme, 23 % décrivent une pousse modérée ou dense sous minoxidil 2 %, contre 20 % sous placebo à 24 semaines (Civatte 1987) ; dans l'essai de Piepkorn 1988, 48 % contre 36 % avec la solution et 26 % contre 33 % avec le gel, sans différence significative. Chez la femme, 80,7 % se jugent améliorées sous minoxidil 2 % et 73,2 % sous mousse de minoxidil 5 %, sans différence (Blume-Peytavi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : dans l'essai de Piepkorn, les taux portent sur 9 à 23 patients par bras. Risque de biais : jugement subjectif, essai ancien à risque de biais élevé. Les trois essais concordent : l'avis des patients ne sépare pas nettement le minoxidil du placebo, alors que les comptages le font.

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Hommes de 18 à 49 ans, calvitie du vertex, et femmes adultes. Suivi de six mois.

Le minoxidil 5 % fait-il repousser des cheveux visibles chez l'homme, et mieux que les concentrations plus faibles ?
Preuves élevéesRésultats concordants6 essais, 1410 participants

Le minoxidil 5 % fait gagner plus de cheveux visibles (non duvet) que le placebo dans tous les essais contrôlés chez l'homme, dès 8 semaines : +15,5 contre +5,2 cheveux par cm² à 8 semaines et +20,9 contre +4,7 à 16 semaines (Olsen 2007) ; +20,5 et +20,3 contre +9,5 et +6,7 sous excipient à 8 semaines, avec deux formulations (Blume-Peytavi 2019) ; +27,7 contre +4,5 à l'avant du crâne et +25,6 contre +5,9 au vertex à 16 semaines (Hillmann 2015). À un an, +18,6 contre +3,9 sous placebo, et mieux que le minoxidil 2 % (+12,7) (Olsen 2002). Il fait aussi mieux que le 1 % (+26,4 contre +21,2, Tsuboi 2009). L'avantage peut s'éroder : à 24 semaines, l'écart avec le placebo n'est plus significatif dans l'essai d'Hillmann (+7,8 contre -1,5 à l'avant), et dans son prolongement ouvert les gains à deux ans sont faibles et non significatifs (+10,8 à l'avant, +7,1 au vertex, Kanti 2016). Ajouter un microneedling électrique double le gain (+56,45 contre +28,01, Bao 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme, dont deux à faible risque de biais (Olsen 2002, Olsen 2007), et une extension ouverte. Non dégradé : tous les essais contrôlés trouvent un gain net sur le placebo ou l'excipient, de 15,5 à 27,7 cheveux par cm² selon l'essai et le délai. Les essais sont financés par les fabricants (Pharmacia, Pfizer, Johnson & Johnson, Pierre Fabre, Taisho). L'extension de Kanti 2016 prolonge l'essai d'Hillmann 2015 sur les mêmes hommes : elle compte pour un seul essai.

Hommes de 18 à 70 ans, alopécie du vertex et de l'avant du crâne. Suivi de 8 semaines à deux ans, la comparaison au placebo allant jusqu'à un an. Chez la femme, un seul essai mesure ce critère (Lucky 2004) : le 5 % n'y fait pas mieux que le 2 %.

Sur photographies, le minoxidil 5 % améliore-t-il visiblement la chevelure, et plus que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants6 essais, 1036 participants

Sur photographies, le minoxidil 5 % améliore la chevelure plus souvent que le placebo : 62 % contre 30 % des hommes à un an (Olsen 2002, 86 sur 139 contre 21 sur 71), 38,3 % contre 5,2 % à 16 semaines (Olsen 2007), 14 hommes sur 33 contre 5 sur 34 au vertex à 24 semaines (Hillmann 2015), et significativement plus dans un quatrième essai (Pumthong 2012). L'avant du crâne répond moins : 30,3 % contre 20,6 % (Hillmann 2015). Face au PRP, les résultats divergent : 56 % sous minoxidil contre 38 % sous PRP (Balasundaram 2023), mais 15 sur 35 contre 26 sur 35 avec six séances de PRP (Afzal 2024). Après deux ans de traitement, 35 % des hommes sont jugés améliorés à l'avant et 29 % au vertex (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés et une extension ouverte. Non dégradé : les quatre essais contre placebo trouvent tous plus d'améliorés sous minoxidil, dont deux à faible risque de biais avec relecture des photographies en aveugle. Les deux essais contre le PRP, plus petits et à risque de biais plus élevé, ne servent qu'à le situer face à cette alternative. L'extension de Kanti 2016 prolonge l'essai d'Hillmann 2015 : elle compte pour un seul essai.

Hommes de 18 à 70 ans ; l'essai d'Afzal 2024 inclut aussi des femmes. Le vertex répond mieux que l'avant du crâne. Suivi de 16 semaines à deux ans.

Quelle densité de cheveux atteint-on sous minoxidil 5 %, et que gagne-t-on à lui associer autre chose ?
Preuves modéréesRésultats concordants6 essais, 223 participants

Dans le seul essai contre placebo, la densité passe de 90,65 à 123,95 cheveux par cm² en 22 semaines sous minoxidil 5 %, contre de 90,05 à 89 sous placebo (Singh 2020). Dans les autres essais, où il sert de référence, la densité monte aussi sous minoxidil seul : de 97,25 à 133,77 (Suchonwanit 2019), de 50,9 à 102,2 (Tan 2021), de 124 à 139,9 (Shin 2007), de 185 à 223,7 (Rossi 2024) ; elle ne bouge pas en 36 semaines dans un essai (de 94,08 à 94,67, Masoud 2020). Lui associer un laser erbium-verre (jusqu'à 147,12), des facteurs de croissance concentrés (113,6) ou du PRP (150,45) fait mieux ; la trétinoïne n'apporte rien de significatif (Shin 2007).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés chez l'homme, mais un seul compare le minoxidil 5 % au placebo (Singh 2020, faible risque de biais, une vingtaine d'hommes par bras). Dégradé d'un niveau pour imprécision : la comparaison au placebo repose sur ce petit essai. Dans les cinq autres, le minoxidil 5 % est le bras de référence face à une association : ils montrent que la densité monte sous minoxidil seul, sans pouvoir séparer cet effet de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 60 ans. Suivi de 12 à 36 semaines. Les densités de départ vont de 50,9 à 185 cheveux par cm² selon l'essai et l'appareil de mesure, ce qui interdit de comparer les niveaux entre essais. Chez la femme, un seul essai mesure cette densité, contre un casque à LED (Esmat 2017) : il n'est pas repris ici.

Sur une échelle d'évolution, quelle amélioration apporte le minoxidil 5 % seul, et que gagne-t-on à lui associer autre chose ?
Preuves faiblesRésultats concordants4 essais, 194 participants

Sur les échelles d'évolution de -3 à +3, le minoxidil 5 % seul apporte une amélioration modeste, de l'ordre d'un point : +1 point à 16 semaines (Mokhtari 2026), +0,93 à 26 semaines (Mokhtari 2023), +1,33 puis +1,25 point à 17 et 26 semaines (Yu 2024), +1,3 à 26 semaines (Rossi 2024). Lui associer la toxine botulique (+2,06 contre +1,33) ou le finastéride topique (+2 contre +1,3, Rossi 2024) fait mieux ; le laser erbium-YAG (+1,27 contre +0,93) et la cétirizine (+1,06 contre +1) non.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, mais aucun ne compare le minoxidil 5 % au placebo : il y sert de bras de référence. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : les quatre essais sont à risque de biais élevé (ouverts, petits effectifs, évaluation peu standardisée). Caractère indirect : les échelles d'évolution de -3 à +3 ne sont pas définies de la même façon d'un essai à l'autre, et l'absence de placebo empêche de séparer l'effet du minoxidil de l'évolution naturelle.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes surtout ; un essai inclut 14 femmes sur 62. Suivi de 16 à 26 semaines. Les points d'un essai ne se convertissent pas dans l'échelle d'un autre.

Combien de cheveux le minoxidil 5 % fait-il gagner au cm² ?
Preuves modéréesRésultats mixtes5 essais, 777 participants

Le minoxidil 5 % fait gagner des cheveux au cm² : +23,1 et +21,5 cheveux par cm² en 16 semaines avec deux formulations, contre +7,3 et +6,2 sous excipient (Blume-Peytavi 2019) ; +22,3 contre +17,2 sous minoxidil 1 % (Tsuboi 2009) ; +8,83 contre -0,78 sans traitement à 26 semaines (Mahé 2021). Dans l'essai de Pumthong 2012, le gain de +31,32 ne diffère pas significativement du placebo. Ajouter du finastéride topique 0,1 % n'apporte pas de différence significative en 12 semaines (+35,8 contre +32,8, Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés chez l'homme. Dégradé d'un niveau pour incohérence : l'essai le plus solide trouve un gain net sur l'excipient (Blume-Peytavi 2019) et un autre un avantage sur le 1 %, mais dans l'essai de Pumthong 2012 le gain ne diffère pas significativement du placebo. Les deux derniers essais comparent le minoxidil à une association ou à l'absence de traitement, sans placebo.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes de 18 à 65 ans, dont des hommes japonais et indonésiens. Suivi de 12 à 26 semaines. Dans l'essai de Blume-Peytavi 2019, seules de petites zones du cuir chevelu sont traitées.

Le minoxidil 5 % épaissit-il les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats mixtes4 essais, 104 participants

Sous minoxidil 5 % seul, le diamètre des cheveux augmente dans trois essais sur quatre : de 34,8 à 37,4 µm en 18 semaines (Shin 2007), de 52 à 66 µm en 22 semaines (Yu 2018), de 51,16 à 65,32 µm en 24 semaines (Suchonwanit 2019). Il baisse au contraire de 53,92 à 50,58 µm en 36 semaines dans l'essai de Masoud 2020, où l'association avec une solution végétale le soir fait mieux (de 52,75 à 62,67 µm). Lui associer un microneedling par radiofréquence (de 53 à 71 µm) ou un laser erbium-verre (de 50,93 à 67,28 µm) épaissit davantage les cheveux ; la trétinoïne n'apporte rien de significatif.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, dont trois à demi-crâne ou ouverts, et aucun ne compare le minoxidil 5 % au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais (deux essais à risque élevé, 19 à 31 hommes par essai) et pour caractère indirect (pas de placebo). Les mesures de départ vont de 35 à 54 µm selon l'appareil, ce qui interdit de comparer les gains entre essais.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, dont un essai chinois. Suivi de 18 à 36 semaines.

Les hommes sous minoxidil 5 % se trouvent-ils améliorés, et plus que sous placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 524 participants

Les hommes sous minoxidil 5 % se trouvent plus souvent améliorés que sous placebo : 70,6 % contre 42,4 % à 16 semaines (Olsen 2007), et 33,3 % contre 20,6 % à l'avant du crâne, 39,4 % contre 20,6 % au vertex à 24 semaines (Hillmann 2015). Face à la cétirizine topique 1 %, 58 % contre 31 % à 16 semaines (Hossein Mostafa 2021). Dans une série iranienne sans groupe témoin, 64,3 % puis 75 % se disent améliorés à 16 et 24 semaines (Hasanzadeh 2016). Dans une comparaison non randomisée, 20 % des hommes sous minoxidil 5 % seul jugent leur amélioration supérieure à 50 % (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, une série et une comparaison non randomisée. Non dégradé : les deux essais contre placebo, en double aveugle, trouvent un écart net et significatif dans le même sens, dont un à faible risque de biais sur 352 hommes. Le placebo améliore lui aussi une part importante des hommes (jusqu'à 42,4 %), ce qui rappelle la part subjective de ce critère.

Hommes de 18 à 66 ans, alopécie du vertex et de l'avant du crâne. Suivi de 16 à 24 semaines.

Quelle part des patients répond au minoxidil 5 %, et fait-il aussi bien que le finastéride ?
Preuves très faiblesRésultats mixtes3 essais, 215 participants

Les taux de réponse sous minoxidil 5 % vont de 38,5 % à 90 % selon les essais et la définition retenue : 52 % à un an (Arca 2004), 38,5 % à 13 semaines puis 59 % à un an chez des hommes chinois (Hu 2015), 90 % à un an (Abdel-Raouf 2021). Dans les deux premiers essais, le finastéride oral 1 mg fait mieux à un an (80 % contre 52 % ; 80,5 % contre 59 %). Ajouter de la spironolactone topique 1 % fait légèrement mieux (100 % contre 90 %), et la spironolactone seule fait jeu égal (80 %).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, tous à risque de biais élevé. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : essais ouverts, évaluation non standardisée. Caractère indirect : aucune comparaison au placebo. Incohérence : la définition de la réponse change d'un essai à l'autre, d'où des taux allant de 38,5 % à 90 %.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect, incohérence.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes chinois ; un essai inclut 21 femmes sur 60. Suivi de 13 semaines à un an.

Arrête-t-on souvent le minoxidil 2 % à cause d'un effet indésirable ?
Preuves élevéesRésultats concordants7 essais, 3538 participants

Rares sont les patients qui arrêtent le minoxidil 2 % à cause d'un effet indésirable, et pas plus que sous placebo : 10 sur 771 contre 8 sur 779 en quatre mois dans un essai de 2326 adultes (Spindler 1988), 2 sur 176 contre aucun sur 170 (Jacobs 1993), 1 sur 157 contre 1 sur 151 (DeVillez 1994), 1 sur 125 (Civatte 1987), aucune sur 31 face à une lotion d'extrait placentaire (Barat 2020). Sur deux ans, 7,5 % arrêtent pour cette raison dans une série (Wilson 1991) ; 2 femmes sur 30 contre 3 sur 30 sous cétirizine topique dans un essai récent (Alavi 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés et une série. Non dégradé : les essais contre placebo, dont un de 2326 adultes et deux à faible risque de biais, trouvent tous très peu d'arrêts et autant que sous placebo.

Hommes et femmes adultes, suivis de quatre mois à deux ans.

Le minoxidil 2 % fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves modéréesRésultats concordants6 essais, 849 participants

Une pilosité accrue hors du cuir chevelu est fréquente chez la femme sous minoxidil 2 % : 22 % contre 16 % sous placebo à un an (Lucky 2004, 34 sur 154 contre 12 sur 74), 15 sur 57 contre 6 sur 56 avec la mousse de minoxidil 5 % une fois par jour (Blume-Peytavi 2011), 3 sur 20 (Zhang 2022), 8 % (Vahabi-Amlashi 2021) et 3 sur 31 face à une lotion d'extrait placentaire (Barat 2020). Chez l'homme, elle reste rare : 2 sur 41 en un an (Olsen 1985).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : six essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour imprécision : un seul essai compare au placebo, et les autres comptent quelques cas par bras. Tous retrouvent cet effet, plus fréquent chez la femme.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Femmes de 18 à 49 ans surtout ; hommes dans un seul essai. Suivi de six mois à un an. Les essais retenus ne disent pas ce que devient cette pilosité à l'arrêt.

Le minoxidil 2 % donne-t-il des maux de tête ?
Preuves élevéesRésultats concordants4 essais, 3213 participants

Les maux de tête ne sont pas plus fréquents sous minoxidil 2 % que sous placebo : 8 cas sur 771 contre 8 sur 779 en quatre mois chez 2326 adultes (Spindler 1988), 1 sur 158 contre 1 sur 78 chez l'homme (Olsen 2002). Chez la femme, 6 cas sur 154 contre aucun sur 74 sous placebo (Lucky 2004) et 7 % contre 3,6 % sous mousse de minoxidil 5 % (Blume-Peytavi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés. Non dégradé : le plus grand, sur 2326 adultes, trouve exactement autant de cas sous minoxidil que sous placebo, et le second essai contre placebo chez l'homme aussi. Le petit excès observé chez la femme dans l'essai de Lucky 2004 repose sur 6 cas.

Hommes et femmes adultes, suivis de quatre mois à un an.

Le minoxidil 2 % peut-il provoquer une allergie de contact ?
Preuves faiblesRésultats concordants3 essais, 649 participants

L'eczéma de contact, une allergie à la lotion, touche quelques patients sous minoxidil 2 % : 2 sur 158 contre aucun sur 78 sous placebo à un an (Olsen 2002), et 3,7 % sur deux ans dans une série (Wilson 1991). Dans un essai néerlandais, aucun cas en six mois sous minoxidil, mais 3 des 46 patients passés du placebo au minoxidil en font un dans le mois : l'allergie porte sur le minoxidil lui-même pour deux d'entre eux et sur le propylène glycol de la lotion pour le troisième (van der Willigen 1987).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et une série. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : quelques cas seulement. Risque de biais : l'essai néerlandais et la série sont anciens et à risque de biais élevé. Tous retrouvent quelques cas, dont certains confirmés par tests allergologiques.

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Hommes et femmes adultes, suivis de six mois à deux ans. Le propylène glycol de l'excipient peut être en cause autant que le minoxidil.

Le minoxidil 2 % en lotion a-t-il des effets sur le cœur ou la tension ?
Preuves modéréesRésultats concordants3 essais, 1021 participants

Les effets cardiovasculaires (palpitations, variations de tension, douleur thoracique) ne sont pas plus fréquents sous minoxidil 2 % que sous placebo : 6 % contre 4 % à un an chez l'homme (Olsen 2002, 9 sur 158 contre 3 sur 78), 1 % contre 3 % chez la femme (Lucky 2004), 2 sur 125 contre 3 sur 122 (Civatte 1987).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour imprécision : peu de cas dans chaque bras. Les trois essais ne trouvent pas d'écart net avec le placebo, dans un sens ou dans l'autre.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans, suivis de six mois à un an.

Le minoxidil 2 % fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves faiblesRésultats mixtes4 essais, 977 participants

Les démangeaisons sont rares sous minoxidil 2 % dans les essais contre placebo : 2 sur 158 contre aucun sur 78 (Olsen 2002), 1 sur 154 contre 2 sur 74 (Lucky 2004). Elles sont en revanche fréquentes dans un autre essai chez la femme : 36,8 % sous solution à 2 %, contre 16,1 % sous mousse de minoxidil 5 % (Blume-Peytavi 2011), et chez 6 femmes sur 31 contre 1 sur 43 sous lotion d'extrait placentaire (Barat 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Incohérence : les deux essais contre placebo trouvent très peu de démangeaisons, les deux autres en trouvent chez une femme sur cinq à plus d'une sur trois. Imprécision : quelques cas seulement dans les essais contre placebo. La façon de recueillir l'effet explique sans doute une partie de l'écart.

Niveau abaissé pour : incohérence, imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans, suivis de six mois à un an.

Le minoxidil 5 % fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves modéréesRésultats mixtes9 essais, 1369 participants

Sous minoxidil 5 %, les démangeaisons touchent quelques pourcents des patients dans les grands essais contre placebo : 4 % contre aucun cas (Olsen 2002), 5 % contre 3 % chez la femme (Lucky 2004), 4,4 % contre 1,2 % avec la mousse (Olsen 2007). Les petits essais en rapportent beaucoup plus : 4 sur 32 (Balasundaram 2023), 15 % (Hossein Mostafa 2021), 4 sur 12 (Masoud 2020) 7 sur 20 (Lubis 2025) et 10 femmes sur 15 en 12 semaines (Hunter 2019) ; 2 hommes sur 15 dans une comparaison non randomisée (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : huit essais randomisés et une comparaison non randomisée. Dégradé d'un niveau pour incohérence : les trois grands essais contre placebo trouvent quelques pourcents de démangeaisons, un peu plus que sous placebo, alors que les petits essais en rapportent jusqu'aux deux tiers des patients. La façon de recueillir l'effet et la formulation utilisée expliquent sans doute une partie de l'écart.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes surtout, et femmes dans les essais de Lucky 2004 et de Hunter 2019. Suivi de 12 semaines à un an.

Le minoxidil 5 % donne-t-il des maux de tête ?
Preuves modéréesRésultats concordants5 essais, 952 participants

Les maux de tête restent peu fréquents sous minoxidil 5 % : 3 % contre 1 % sous placebo à un an (Olsen 2002), 2 % contre aucun cas chez la femme (Lucky 2004). Les petits essais en rapportent davantage : 4 sur 32 (Balasundaram 2023), 2 sur 12 (Masoud 2020), et 11,1 % contre 25 % sous minoxidil 10 % (Ghonemy 2021).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour imprécision : peu de cas dans les essais contre placebo (5 contre 1, 3 contre 0). Tous retrouvent quelques maux de tête, un peu plus fréquents sous minoxidil 5 % que sous placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes surtout, et femmes dans l'essai de Lucky 2004. Suivi de six mois à un an.

Le minoxidil 5 % irrite-t-il le cuir chevelu ?
Preuves faiblesRésultats concordants6 essais, 270 participants

Une irritation du cuir chevelu survient chez une minorité de patients sous minoxidil 5 % : 4 % en un an (Arca 2004), 2 sur 14 (Hasanzadeh 2016), 2 sur 31 (Mokhtari 2026), 4 sur 14 (Shin 2007, contre 5 sur 15 quand on y ajoute de la trétinoïne), et 22,2 % dans un essai où le minoxidil 10 % irrite tous les patients (100 %, Ghonemy 2021) ; 1 homme sur 15 dans une comparaison non randomisée (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, une série et une comparaison non randomisée, mais aucune étude ne compare au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : cinq études sur six sont à risque de biais élevé. Imprécision : quelques cas par bras.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes surtout ; un essai inclut 14 femmes sur 62. Suivi de 16 semaines à un an. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves modéréesRésultats mixtes5 essais, 696 participants

Chez la femme, le minoxidil 5 % fait pousser des poils hors du cuir chevelu chez près d'une sur deux : 46 % contre 16 % sous placebo en un an (Lucky 2004, 71 sur 153 contre 12 sur 74) ; sur 12 semaines seulement, 1 femme sur 15 a une pilosité accrue du visage (Hunter 2019). Chez l'homme, c'est plus rare : 0,3 % dans un essai chinois (Hu 2015), 22,2 % contre 37,5 % sous minoxidil 10 % (Ghonemy 2021), 1 cas contre 2 sous minoxidil oral 1 mg dans un essai mixte (Asilian 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour risque de biais : quatre des cinq essais sont à risque de biais élevé. Le seul essai contre placebo, chez la femme, trouve un excès net. Les écarts entre essais tiennent surtout au sexe des patients : l'effet est fréquent chez la femme, rare chez l'homme.

Niveau abaissé pour : risque de biais.

Le seul essai contre placebo porte sur des femmes de 18 à 49 ans. Suivi de 12 semaines à un an.

Arrête-t-on souvent le minoxidil 5 % à cause d'un effet indésirable ?
Preuves faiblesRésultats concordants4 essais, 242 participants

Peu de patients arrêtent le minoxidil 5 % pour un effet indésirable : aucun sur 25 en un an (Arca 2004), 2,1 % de 130 hommes chinois (Hu 2015), 1 sur 17 (Hasanzadeh 2016), et 6 des 45 hommes entrés dans un prolongement de deux ans (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et deux séries, tous à risque de biais élevé, et aucun ne compare au placebo sur ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et pour caractère indirect. Toutes les études trouvent peu d'arrêts.

Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.

Hommes de 18 à 70 ans, suivis de six mois à deux ans. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % peut-il provoquer une allergie de contact ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 887 participants

L'eczéma de contact touche quelques patients sous minoxidil 5 % : 6 % contre aucun sous placebo à un an (Olsen 2002, 10 sur 157 contre 0 sur 78), 3,3 % contre 2 % sous minoxidil 1 % (Tsuboi 2009), 5,5 % dans un essai chinois (Hu 2015) et 1 sur 32 (Balasundaram 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, dont un à faible risque de biais contre placebo. Dégradé d'un niveau pour imprécision : quelques cas par bras. Tous retrouvent des cas, et l'essai contre placebo n'en trouve aucun sous placebo.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes japonais et chinois. Suivi de six mois à un an.

Le minoxidil 5 % assèche-t-il le cuir chevelu ?
Preuves très faiblesRésultats concordants3 essais, 128 participants

Une sécheresse du cuir chevelu est rapportée chez 10 % des patients (Hossein Mostafa 2021), 3 sur 32 (Balasundaram 2023) et 2 sur 12 (Masoud 2020) sous minoxidil 5 %, sans comparaison au placebo.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés, mais petits, dont deux à risque de biais élevé, et aucun ne compare au placebo. Dégradé de trois niveaux, pour risque de biais, imprécision (2 à 3 cas par bras) et caractère indirect.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans. Suivi de quatre à neuf mois.

La mousse de minoxidil 5 % une fois par jour fait-elle aussi bien que la solution à 2 % chez la femme ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 133 participants

Chez la femme, la mousse de minoxidil 5 % appliquée une fois par jour augmente la densité de 16,2 % en 24 semaines, autant que la solution à 2 % deux fois par jour (+13,8 %) (Blume-Peytavi 2011). Elle fait mieux que trois séances de PRP : +22,7 % contre +7,7 % en 12 semaines (Bruce 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, à risque de biais modéré. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (18 à 57 femmes par bras) et pour caractère indirect : aucun placebo, la mousse étant comparée à la solution à 2 % dans l'un et au PRP dans l'autre.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes adultes atteintes d'alopécie androgénétique. Suivi de 12 à 24 semaines.

Sous minoxidil 2 %, la densité de cheveux épais augmente-t-elle ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable2 essais, 209 participants

Chez l'homme, le nombre de cheveux épais passe de 46,4 à 54,2 sur un cercle de 5,1 cm² en quatre mois, autant que sous placebo (de 46,7 à 53,2) (Rietschel 1987). Chez la femme, la densité de cheveux épais progresse plus sous minoxidil 2 % que sous cétirizine topique, à 13 semaines comme à 26 semaines (Alavi 2023).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, tous deux à risque de biais élevé, avec des comparateurs différents. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision. La concordance n'est pas évaluable.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes atteints au vertex, femmes de 18 à 50 ans. Suivi de quatre à six mois.

L'investigateur juge-t-il que le minoxidil 2 % apporte un bénéfice ?
Preuves modéréesRésultats mixtes2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, l'investigateur juge le bénéfice à 30,2 sous minoxidil 2 % contre 12,6 sous placebo chez l'homme à un an (Olsen 2002) ; chez la femme, 37,4 contre 30,2, sans différence significative (Lucky 2004). Dans les deux essais, le 5 % ne fait pas significativement mieux que le 2 %.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour incohérence : écart net avec le placebo chez l'homme, non significatif chez la femme.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients jugent-ils que le minoxidil 2 % leur apporte un bénéfice ?
Preuves modéréesRésultats mixtes2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, les hommes jugent le bénéfice à 41,2 sous minoxidil 2 % contre 26,1 sous placebo à un an (Olsen 2002) ; les femmes à 50,5 contre 41,8, sans différence significative (Lucky 2004). Dans les deux essais, le 5 % est mieux jugé que le 2 % (50,5 contre 41,2 chez l'homme ; 60 contre 50,5 chez la femme).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour incohérence : écart net avec le placebo chez l'homme, non significatif chez la femme.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients sous minoxidil 2 % trouvent-ils leur cuir chevelu mieux couvert ?
Preuves modéréesRésultats mixtes2 essais, 774 participants

Sur une échelle où 50 signifie « inchangé », les hommes notent la couverture à 56,9 sous minoxidil 2 % contre 51 sous placebo à un an (Olsen 2002), les femmes à 62,9 contre 58,3 (Lucky 2004). Le 5 % est mieux noté chez l'homme (62), sans différence significative chez la femme (68,1).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour incohérence : écart significatif chez l'homme, à la limite de la significativité chez la femme.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Quelle part des hommes voit une amélioration modérée sous minoxidil 2 %, selon le médecin ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable2 essais, 271 participants

Une amélioration modérée est jugée chez 15,6 % des hommes sous minoxidil 2 % contre 4,9 % sous placebo à 24 semaines (Civatte 1987), et chez 8,34 % contre 33,34 % sous finastéride 1 mg à un an, chez des hommes indiens de 18 à 35 ans (Khandpur 2002).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, dont un à risque de biais élevé, avec des comparateurs différents (placebo, finastéride). Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision. Aucun p propre à cette catégorie de réponse.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes de 18 à 49 ans. Suivi de six mois à un an.

L'investigateur voit-il le cuir chevelu mieux couvert sous minoxidil 2 % ?
Preuves modéréesRésultats mixtes2 essais, 774 participants

Sur une échelle de couverture de 0 à 100, l'investigateur note une progression de 10,3 points sous minoxidil 2 % contre 2,2 sous placebo chez la femme à un an (Lucky 2004), mais de 7 contre 2,5 chez l'homme, sans différence significative (Olsen 2002). Chez l'homme, le 5 % fait mieux que le 2 % (12,3).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour incohérence : écart significatif chez la femme, pas chez l'homme.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

De combien le nombre de cheveux augmente-t-il chez la femme sous minoxidil 2 % ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 122 participants

Chez la femme, le nombre de cheveux d'un carré de 1 cm² augmente de 29,9 % en 32 semaines sous minoxidil 2 %, contre une baisse de 2,6 % sous placebo (Price 1990). Dans un autre essai, +13,8 % en 24 semaines, autant que sous mousse de minoxidil 5 % une fois par jour (+16,2 %) (Blume-Peytavi 2011).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : l'essai contre placebo ne compte que 4 femmes par bras. Risque de biais : tests unilatéraux, essai ancien. Le second essai confirme une hausse du même ordre face à la mousse de minoxidil 5 %.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Femmes atteintes d'alopécie androgénétique. Suivi de six à huit mois.

Le minoxidil 2 % augmente-t-il la masse de cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 45 participants

Le poids des cheveux recueillis sur une zone fixe augmente de 42,5 % en 32 semaines sous minoxidil 2 % chez la femme, contre 1,9 % sous placebo (Price 1990). Chez l'homme, il progresse aussi significativement plus que sous placebo sur 96 semaines (Price 1999), sans différence avec le 5 %.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (4 femmes par bras dans l'un, 25 hommes analysés dans l'autre). Les deux trouvent un avantage significatif.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Femmes, et hommes de 24 à 40 ans. Suivi de huit mois à près de deux ans.

Sous minoxidil 5 % seul, la densité de cheveux épais augmente-t-elle ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 58 participants

Sous minoxidil 5 % seul, la densité de cheveux épais passe de 18,8 à 38 par cm² en 12 semaines, puis 43,2 à 24 semaines ; lui associer des facteurs de croissance concentrés fait mieux (de 18 à 48,8 puis 56,6) (Tan 2021). Dans un autre essai, l'ajout de finastéride topique ne change pas significativement ce critère (Rossi 2024).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, petits (11 à 16 hommes par bras), dont un à risque de biais élevé, où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision et caractère indirect (pas de placebo).

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes jeunes (âge moyen de 24 et 31 ans selon l'essai). Suivi de trois à six mois.

L'investigateur juge-t-il que le minoxidil 5 % apporte un bénéfice ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, l'investigateur juge le bénéfice à 33,7 sous minoxidil 5 % contre 12,6 sous placebo chez l'homme à un an (Olsen 2002), et à 42 contre 30,2 chez la femme (Lucky 2004). Le 5 % ne fait pas significativement mieux que le 2 % sur ce critère.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo, l'un chez l'homme, l'autre chez la femme. Non dégradé : les deux trouvent un bénéfice significatif.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients jugent-ils que le minoxidil 5 % leur apporte un bénéfice ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de 0 à 100, les hommes jugent le bénéfice à 50,5 sous minoxidil 5 % contre 26,1 sous placebo à un an (Olsen 2002), les femmes à 60 contre 41,8 (Lucky 2004). Le 5 % est mieux jugé que le 2 % dans les deux essais.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un bénéfice net, et un avantage sur le 2 %.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Les patients sous minoxidil 5 % trouvent-ils leur cuir chevelu mieux couvert ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle où 50 signifie « inchangé », les hommes notent la couverture à 62 sous minoxidil 5 % contre 51 sous placebo à un an (Olsen 2002), les femmes à 68,1 contre 58,3 (Lucky 2004). Le 5 % est mieux noté que le 2 % chez l'homme, sans différence significative chez la femme.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un écart significatif avec le placebo.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % stabilise-t-il la chute ?
Preuves très faiblesRésultats mixtes2 essais, 57 participants

La part d'hommes dont l'état se stabilise sous minoxidil 5 % varie beaucoup : 75 % en 16 semaines, contre 50 % sous cétirizine topique, sans différence significative (Hossein Mostafa 2021), mais 21,4 % dans une série iranienne (Hasanzadeh 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai, bas pour la série, tous deux à risque de biais élevé et sans placebo. Dégradé jusqu'à très faible : risque de biais, effectifs de 12 à 18 hommes, et des taux très différents d'une étude à l'autre.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 49 ans. Suivi de quelques mois. Aucune comparaison au placebo.

Les patients sous minoxidil 5 % sont-ils très satisfaits ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 110 participants

Peu de patients sous minoxidil 5 % se disent très satisfaits : 3 sur 17 à 26 semaines, contre 6 sur 28 sous minoxidil oral 1 mg, sans différence significative (Asilian 2023), et 1 femme sur 15, contre 7 sur 15 quand on y associe un casque à LED (Esmat 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, mais à risque de biais élevé et petits (15 à 28 patients par bras), où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé jusqu'à très faible pour risque de biais et imprécision.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 56 ans. Suivi de quatre à six mois.

Sur un score dermoscopique, le minoxidil 5 % seul améliore-t-il les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 92 participants

Sur un score dermoscopique en 7 points, le minoxidil 5 % seul améliore de 0,8 point en 26 semaines, moins qu'avec un laser erbium-YAG associé (1,53) (Mokhtari 2023), et de 0,65 point en 16 semaines, autant qu'avec la cétirizine associée (0,68) (Mokhtari 2026).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais élevé, où le minoxidil 5 % sert de comparateur. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes surtout, et 14 femmes dans l'essai de 2026. Suivi de quatre à six mois.

Dans la pelade, le minoxidil 5 % fait-il repousser les cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 137 participants

Dans la pelade sévère, une repousse apparaît chez 54 % des patients sous minoxidil 5 % contre 14 % sous placebo en 12 semaines (Fiedler-Weiss 1986, 14 sur 26 contre 3 sur 21) ; à 60 semaines, 85 % des patients traités répondent, et le 5 % fait mieux que le 1 % (88 % contre 50 %). Dans un autre essai, le minoxidil 5 % fait aussi mieux que le placebo à 12 semaines (El Taieb 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés contre placebo, à risque de biais élevé. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (21 à 26 patients par bras dans l'essai chiffré). Les deux trouvent un avantage significatif sur le placebo à 12 semaines.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 8 à 52 ans, pelade sévère ou en plaques. Suivi de 12 à 60 semaines. La pelade repousse parfois d'elle-même, d'où l'intérêt du placebo.

L'investigateur voit-il le cuir chevelu mieux couvert sous minoxidil 5 % ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Sur une échelle de couverture de 0 à 100, l'investigateur note une progression de 12,3 points sous minoxidil 5 % contre 2,5 sous placebo chez l'homme à un an (Olsen 2002), et de 11,7 contre 2,2 chez la femme (Lucky 2004). Chez l'homme, le 5 % fait mieux que le 2 % (7 points) ; chez la femme, pas de différence (10,3 points).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Non dégradé : les deux trouvent un écart significatif avec le placebo.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % augmente-t-il la masse de cheveux (largeur cumulée), et cela dure-t-il ?
Preuves modéréesConcordance non évaluable1 essai, 70 participants

La largeur cumulée des cheveux, qui reflète à la fois leur nombre et leur épaisseur, progresse sous mousse de minoxidil 5 % : +1,9 contre +0,27 mm par cm² à l'avant du crâne et +1,59 contre +0,24 au vertex à 16 semaines (Hillmann 2015), puis +0,9 contre +0,07 et +0,93 contre -0,01 à 24 semaines. Dans le prolongement ouvert, le gain s'efface : -0,58 et -0,37 à 80 semaines, +0,3 et +0,24 à 104 semaines (Kanti 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé en double aveugle contre placebo et son prolongement ouvert, soit un seul essai. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 70 hommes, 13 à 17 encore mesurés dans le prolongement. La concordance n'est pas évaluable sur un seul essai.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 70 ans, alopécie de l'avant du crâne et du vertex. Suivi jusqu'à deux ans, sans placebo après 24 semaines.

Le minoxidil 2 % provoque-t-il une chute passagère au début du traitement ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 153 participants

Une chute passagère en début de traitement est fréquente chez la femme sous minoxidil 2 % : 17,5 %, contre 12,5 % sous mousse de minoxidil 5 % (Blume-Peytavi 2011), et 7 femmes sur 20 (Zhang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, sans placebo, où le minoxidil 2 % est comparé à d'autres formes ou associations. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision et caractère indirect.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Femmes adultes, dont des femmes chinoises. Suivi de six mois.

Dans la pelade, le minoxidil 5 % provoque-t-il des allergies de contact ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 423 participants

L'eczéma de contact reste rare sous minoxidil 5 % dans la pelade : 1 cas sur 60 semaines de suivi (Fiedler-Weiss 1986), et 2 patients sur 188 en 12 semaines (Ghafoor 2024).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais élevé, sans placebo pour ce critère. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (1 à 2 cas).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Enfants et adultes de 8 à 52 ans atteints de pelade. Suivi de trois mois à plus d'un an.

Le minoxidil 5 % provoque-t-il une chute passagère au début du traitement ?
Preuves faiblesRésultats mixtes2 essais, 105 participants

Une chute passagère en début de traitement est rapportée chez 4 patients sur 32 sous minoxidil 5 %, contre 3 sur 33 sous minoxidil oral 1 mg (Asilian 2023), et chez 40 % des hommes, contre 35 % avec le finastéride topique associé (Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, l'un à risque de biais élevé, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (20 à 33 patients par bras).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 56 ans. Suivi de trois à six mois.

Le minoxidil 5 % en lotion a-t-il des effets sur le cœur ou la tension ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 774 participants

Les effets cardiovasculaires ne sont pas plus fréquents sous minoxidil 5 % que sous placebo : 1 % contre 4 % chez l'homme à un an (Olsen 2002, 2 sur 157 contre 3 sur 78), et 1 % contre 3 % chez la femme (Lucky 2004, 2 sur 153 contre 2 sur 74).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 2 à 3 cas par bras. Aucun excès sous minoxidil.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes et femmes de 18 à 49 ans. Suivi d'un an.

Le minoxidil 5 % entraîne-t-il plus d'effets indésirables que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants3 essais, 461 participants

La part d'hommes rapportant au moins un effet indésirable est la même sous mousse de minoxidil 5 % et sous placebo : 45,6 % contre 46,5 % à 16 semaines (Olsen 2007). Face à trois séances de PRP, 37 % contre 53 %, sans différence significative (Balasundaram 2023). Dans une comparaison non randomisée, 4 hommes sur 15 sous minoxidil 5 % seul en signalent un (Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et une comparaison non randomisée, dont un en double aveugle contre placebo à faible risque de biais (352 hommes). Non dégradé : ce grand essai trouve un taux presque identique dans les deux bras.

Hommes de 18 à 50 ans. Suivi de quatre à six mois dans les essais randomisés.

Combien d'hommes ont un effet indésirable attribué au minoxidil 5 % ?
Preuves élevéesRésultats concordants2 essais, 652 participants

Les effets indésirables attribués au traitement touchent 7 % des hommes sous mousse de minoxidil 5 %, contre 6,7 % sous placebo à 16 semaines (Olsen 2007), et 8,7 % contre 5,3 % sous minoxidil 1 %, sans différence significative (Tsuboi 2009).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés en double aveugle, dont un contre placebo à faible risque de biais. Non dégradé : le taux sous minoxidil 5 % est proche de celui du placebo, et proche de celui du 1 %.

Hommes de 18 à 49 ans, dont des hommes japonais. Suivi de quatre à six mois.

Le minoxidil 5 % donne-t-il des pellicules ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 59 participants

Des pellicules apparaissent chez 8 hommes sur 19 sous minoxidil 5 % (Yu 2018) et chez 20 % des hommes, contre 45 % quand on y associe du finastéride topique (Lubis 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés, l'un à risque de biais élevé, sans placebo. Dégradé de deux niveaux, pour risque de biais et imprécision (19 à 20 hommes par bras).

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Hommes chinois et indonésiens. Suivi de trois à six mois.

Le minoxidil 5 % favorise-t-il une dermatite séborrhéique ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 75 participants

Une dermatite séborrhéique apparaît chez quelques hommes sous minoxidil 5 % : 2 sur 15 en six mois dans un essai dont l'autre bras ajoute un laser erbium YAG (Mokhtari 2023), et 1 sur 15 dans une comparaison non randomisée, autant qu'avec le finastéride en plus (1 sur 15) et moins qu'avec finastéride et microneedling (3 sur 15, Chang 2025).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé, complété par une comparaison non randomisée. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : les deux études sont à risque élevé. Imprécision : 1 à 2 cas par groupe. Caractère indirect : aucune ne compare au placebo, seulement à des traitements actifs.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes, alopécie androgénétique. Suivi de six mois dans l'essai, durée non précisée dans l'étude non randomisée. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % une fois par jour fait-il pousser des poils ailleurs que sur le crâne ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Appliqué une fois par jour, le minoxidil 5 % fait pousser des poils hors du cuir chevelu chez peu de femmes en 24 semaines : 1 sur 26, contre 7 sur 26 sous minoxidil oral 1 mg (Ramos 2020), et 4 sur 38 au visage, autant qu'avec la spironolactone orale ou le microneedling en plus (5 sur 37 et 5 sur 40, Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : 1 à 7 cas par bras. Les deux essais trouvent peu de pilosité sous minoxidil local une fois par jour.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV ; dans l'essai de Liang, femmes non ménopausées au bilan hormonal normal. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 5 % une fois par jour fait-il démanger le cuir chevelu ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Les démangeaisons du cuir chevelu touchent environ une femme sur cinq sous minoxidil 5 % une fois par jour, en 24 semaines : 5 sur 26 (19 %), contre aucune sous minoxidil oral 1 mg (Ramos 2020), et 8 sur 38, autant qu'avec la spironolactone orale ou le microneedling en plus (8 sur 37 et 9 sur 40, Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés à risque de biais modéré. Dégradé d'un niveau pour imprécision : une dizaine de cas par bras au plus. Les deux essais trouvent la même fréquence.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Chez la femme, le minoxidil 5 % une fois par jour augmente-t-il la densité des cheveux ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 172 participants

Appliqué une fois par jour, le minoxidil 5 % s'accompagne d'un gain d'environ 10 à 13 cheveux par cm² en 24 semaines chez la femme : de 163,2 à 176,3, un peu moins qu'avec le minoxidil oral 1 mg (164,6 à 184,7) mais sans différence significative (Ramos 2020) ; de 101,37 à 111,32, moins qu'en y ajoutant la spironolactone orale (99,14 à 115,89) ou le microneedling (99,68 à 130,00) (Liang 2022).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Caractère indirect : aucun ne compare au placebo, si bien que le gain observé ne peut pas être attribué au seul minoxidil. Risque de biais : l'un des essais est ouvert, l'autre perd une partie de ses patientes.

Niveau abaissé pour : caractère indirect, risque de biais.

Femmes de 18 à 65 ans, alopécie androgénétique féminine Sinclair II à IV ; dans l'essai de Liang, femmes non ménopausées au bilan hormonal normal. Suivi de 24 semaines. Aucune comparaison au placebo.

Le minoxidil 2 % donne-t-il une amélioration marquée ?
Preuves faiblesConcordance non évaluable2 essais, 259 participants

Une amélioration marquée reste l'affaire d'une minorité sous minoxidil 2 % : 12,5 % des hommes contre 2,7 % sous placebo à 24 semaines (Connors 1990). Chez la femme, 32,2 % sont jugées en croissance modérée ou forte à la revue photographique, contre 44,2 % sous lotion d'extrait placentaire, sans différence significative (Barat 2020).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé de deux niveaux. Imprécision : peu de patients nettement améliorés. Caractère indirect : un seul essai compare au placebo, chez l'homme ; l'autre compare à une lotion d'extrait placentaire, chez la femme, avec un seuil différent (croissance modérée ou forte). La concordance ne peut pas être jugée.

Niveau abaissé pour : imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 49 ans au début de leur calvitie (Hamilton III vertex à V) et femmes adultes (Sinclair 2 à 5). Suivi de 24 semaines.

Le minoxidil 5 % augmente-t-il le nombre de cheveux sur la zone suivie ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 49 participants

Le nombre de cheveux sur la zone suivie augmente sous minoxidil 5 % dans les deux études : de 162,85 à 194,58 en 24 semaines dans une série sans groupe témoin (Hasanzadeh 2016), et de 122,3 à 170,5 en 32 semaines dans un petit essai (Farouk Sakr 2013), où le nombre passe de 139,8 à 82,9 sous placebo, une chute invraisemblable qui rend la comparaison inutilisable.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : un essai randomisé, complété par une série sans groupe témoin. Dégradé de trois niveaux. Risque de biais : la série n'a pas de témoin et l'essai donne sous placebo une chute invraisemblable. Imprécision : 11 et 14 patients analysés. Caractère indirect : la surface de la zone suivie n'est pas précisée, les nombres ne se comparent pas d'une étude à l'autre.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision, caractère indirect.

Hommes de 18 à 44 ans, alopécie androgénétique débutante à modérée. Surface de la zone non précisée dans les deux études.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées4 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Blume-Peytavi 2011 · Journal of the American Academy of Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 113 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2010.09.724

Réserves méthodologiquesFemmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise multicentrique, 113 femmes, 24 semaines, comptage sur zone cible au phototrichogramme et photographies jugees par des evaluateurs en aveugle. Le patient n'est pas aveugle, les deux formes se distinguant a l'usage, ce que l'article reconnait. Essai de non-inferiorite, finance par Johnson & Johnson, dont la premiere auteure est consultante. EFFICACITE EQUIVALENTE : +16,2 % contre +13,8 % de cheveux non-duvet, non-inferiorite demontree. Les gains absolus, 31,9 et 28,4 cheveux par cm2, sont des changements depuis le depart ; ils n'ont pas ete ranges avec les niveaux d'autres essais, seule la variation relative l'a ete. Desequilibre de depart : plus de stades avances dans le bras mousse. TOLERANCE EN FAVEUR DE LA MOUSSE, et c'est le resultat pratique : prurit du cuir chevelu 16,1 % contre 36,8 %, pellicules 5,4 % contre 17,5 %, hypertrichose des favoris 11 % contre 26 %. Trois arrets pour effet indesirable sous mousse, un sous solution.

Financé par Johnson & Johnson Consumer Co Inc..

Olsen 2002 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 393 participants

PubMedDOI 10.1067/mjd.2002.124088

Étude robusteHommes 18 à 49 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai multicentrique en double aveugle, 393 hommes randomises 2:2:1 entre minoxidil 5 %, 2 % et placebo (vehicule du 5 %), 48 semaines, 352 evaluables. Comptage des cheveux non-duvet sur 1 cm2 tatoue au vertex, par un technicien unique en aveugle. Gain a 48 semaines : +18,6 (5 %), +12,7 (2 %), +3,9 (placebo) ; le 5 % fait mieux que le 2 % et repond plus tot (des 8 semaines). Avis du patient et de l'investigateur sur echelles de 100 mm dans le meme sens. Photographies globales relues apres coup par deux relecteurs, sans test : 62 %, 44 % et 30 % de repousse selon le premier. Plus de prurit et d'irritation sous 5 %, effets cardiovasculaires sans lien avec la dose. Finance par Pharmacia (Upjohn), un auteur salarie.

Financé par Pharmacia Corporation (anciennement Upjohn).

Lucky 2004 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 381 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2003.06.014

Réserves méthodologiquesFemmes 18 à 49 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai multicentrique en double aveugle, 381 femmes randomisees 2:2:1 entre minoxidil 5 %, 2 % et placebo (vehicule du 5 %), 48 semaines (1992-1993). Comptage des cheveux non-duvet sur 1 cm2 tatoue, technicien unique en aveugle. Un tiers des patientes ne termine pas l'essai (34 %, 30 % et 31 %), ce qui fragilise les resultats a 48 semaines (261 evaluables). Les deux concentrations font mieux que le placebo des 8 semaines ; le 5 % ne depasse le 2 % ni au comptage (+24,5 contre +20,7) ni sur la couverture, seulement sur le benefice ressenti. Interactions traitement-centre signalees. Pilosite du visage rapportee a la question par 46 % des femmes sous 5 %, 22 % sous 2 %, 16 % sous placebo. Finance par Pharmacia (Upjohn).

Financé par Pharmacia Corporation (anciennement Upjohn), aujourd'hui Pfizer.

Price 1999 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 36 participants

PubMedDOI 10.1016/s0190-9622(99)70006-x

Fiabilité limitéeHommes 24 à 40 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle de tres petite taille (9, 8 et 10 hommes ; 9, 7 et 9 analyses) avec un quatrieme groupe non traite et non aveugle. Les valeurs ne sont donnees que sur figures : les claims ne portent que le p du test de Fisher a 96 semaines pour le poids des cheveux, critere principal des auteurs. Le gain par rapport au placebo est estime a environ 25 % sous 2 % et 35 % sous 5 %, sans difference significative entre les deux doses. Le comptage, plus bruite, ne separe pas le 2 % du placebo a 96 semaines. Vingt-quatre semaines apres l'arret, poids et comptage rejoignent ceux du placebo. Financement et un auteur Pharmacia & Upjohn.

Financé par Pharmacia & Upjohn (fabricant du minoxidil).

Populations étudiées4 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes

Femmes adultes, alopecie androgenetique (echelle de Savin)

Journal of the American Academy of Dermatology 2011, 21 indicateurs

Femmes 18 à 49 ans

Femmes de 18 a 49 ans, alopecie de type feminin (Ludwig I a II pour 97 %), densite Savin 4 a 7

J Am Acad Dermatol 2004, 40 indicateurs

Hommes 18 à 49 ans

Hommes de 18 a 49 ans, alopecie androgenetique du vertex (Hamilton-Norwood III vertex a VI pour la plupart)

J Am Acad Dermatol 2002, 30 indicateurs

Hommes 24 à 40 ans

Hommes de 24 a 40 ans, alopecie androgenetique Hamilton III ou IV, cheveux fonces, zone frontopariétale de 1,34 cm2

J Am Acad Dermatol 1999, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.