Dutastéride oral 0,5 mg face à Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Chez l'homme, ajouter le minoxidil oral 2,5 mg au dutastéride oral 0,5 mg fait significativement mieux que le dutastéride seul en 24 semaines : +49,7 cheveux épais gagnés par cm² contre +30,4, avec une amélioration jugée par le médecin plus forte (3,1 contre 2,5 points) et une meilleure note de satisfaction (4,4 contre 3,8 points) (Jha 2025). En contrepartie, la pilosité accrue ailleurs sur le corps touche 30 % des hommes contre 10 %. Un seul essai de fiabilité modérée, chez 47 hommes atteints d'alopécie androgénétique.

Efficacité et résultats

4 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux épais gagnés par cm²Le nombre de cheveux terminaux, épais et pigmentés, gagnés sur un centimètre carré depuis le début du traitement. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
HommesMesuré au vertexComparaison directe, même essai
Dutastéride oral 0,5 mg47 dans ce groupe · 151 à l'inclusion
+30,4cheveux par cm²
Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg46 dans ce groupe · 150,3 à l'inclusion
+49,7cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2025, 6 mois) : +30,4 cheveux par cm² contre +49,7 cheveux par cm², soit un écart de 19,3 cheveux par cm², en faveur de Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg. Cet écart est très probablement réel.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaississement du cheveuDe combien de micromètres le cheveu s'est épaissi entre le début et la fin du traitement. Un cheveu de cuir chevelu mesure d'ordinaire 60 à 80 micromètres ; quelques micromètres de plus se voient déjà à l'œil, en volume. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
HommesMesuré au vertexComparaison directe, même essai
Dutastéride oral 0,5 mg47 dans ce groupe · 54,8 à l'inclusion
+12,5µm
Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg46 dans ce groupe · 55,1 à l'inclusion
+16,8µm
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2025, 6 mois) : +12,5 µm contre +16,8 µm, soit un écart de 4,3 µm, en faveur de Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg. L'article ne teste pas cet écart.

Ce qu'en disent médecins et patients

2

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Amélioration jugée par le médecinNote d'amélioration donnée par le médecin de l'essai, sur une échelle propre à l'étude. Plus elle est haute, plus il juge la chevelure améliorée ; les échelles diffèrent d'un essai à l'autre. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
HommesMesuré au vertexComparaison directe, même essai
Dutastéride oral 0,5 mg47 participants
2,5points
Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg46 participants
3,1points
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2025, 6 mois) : 2,5 points contre 3,1 points, soit un écart de 0,6 points, en faveur de Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg. Cet écart est probablement réel.
Note de satisfactionLe patient note de 0 à 10 sa satisfaction à l'égard du traitement. Ce n'est pas la même question que « vos cheveux vont-ils mieux » : on peut voir un progrès et rester déçu, ou l'inverse. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
HommesMesuré au vertexComparaison directe, même essai
Dutastéride oral 0,5 mg47 participants
3,8points
Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg46 participants
4,4points
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2025, 6 mois) : 3,8 points contre 4,4 points, soit un écart de 0,6 points, en faveur de Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg. Cet écart est probablement réel.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le reste du corps

1

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Pilosité accrue ailleurs sur le corpsPart des patients chez qui des poils poussent davantage ailleurs que sur le crâne : visage, bras, corps. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). transient hypertrichosis
HommesComparaison directe, même essai
Dutastéride oral 0,5 mg47 participants
10% des patients
Dutastéride oral 0,5 mg + minoxidil oral 2,5 mg46 participants
30% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2025, 6 mois) : 10 % des patients contre 30 % des patients, soit un écart de 20 % des patients, en faveur de Dutastéride oral 0,5 mg. Cet écart est probablement réel.

FAQ

10 questions

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le dutastéride 0,5 mg par jour fait-il gagner des cheveux chez l'homme atteint d'alopécie androgénétique, et fait-il mieux que le finastéride ?
Preuves élevéesRésultats concordants5 essais, 1610 participants

Le dutastéride 0,5 mg par jour fait gagner des cheveux dès six mois. À 24 semaines, +94,6 cheveux sur un cercle de 5,1 cm² (Olsen 2006). À 26 semaines, +12,2 cheveux par cm² contre +4,7 sous placebo chez 153 hommes coréens (Eun 2010), alors que l'écart n'était pas encore significatif à 13 semaines. Chez 917 hommes, le gain dépasse celui du placebo et celui du finastéride 1 mg (Gubelin Harcha 2014). Un autre essai trouve aussi +23,14 cheveux par cm² sous dutastéride contre +4,3 sous finastéride (Shanshanwal 2017). Le seul essai indépendant contre placebo, sur 17 paires de jumeaux, va dans le même sens à 12 mois (+16,5 contre -3,8 cheveux par cm²) sans atteindre la significativité.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : cinq essais randomisés. Non dégradé pour risque de biais : les trois essais qui rassemblent l'essentiel des patients sont en double aveugle, avec comptage sur macrophotographies (Olsen 2006, Eun 2010, Gubelin Harcha 2014) ; l'essai des jumeaux, dont l'aveugle est cassé, pèse peu. Non dégradé pour incohérence : tous les essais vont dans le même sens, contre placebo comme contre finastéride. Non dégradé pour imprécision : 917 hommes dans le plus grand essai. Les trois grands essais sont financés par GlaxoSmithKline, fabricant du dutastéride.

Hommes de 18 à 50 ans, calvitie Norwood II à V, surtout au vertex. Un essai porte sur des hommes coréens (Eun 2010), un autre a été conduit dans des centres d'Asie, d'Amérique latine et de Russie (Gubelin Harcha 2014). Suivi de six mois, sauf l'essai des jumeaux (douze mois) : rien ici ne renseigne l'évolution au-delà d'un an. Aucune femme dans ces essais.

Le médecin voit-il une amélioration de la chevelure sous dutastéride 0,5 mg, par rapport au placebo ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 1151 participants

Les investigateurs jugent la chevelure plus améliorée sous dutastéride 0,5 mg que sous placebo dans les trois essais qui les comparent : +0,78 contre -0,21 point à 26 semaines chez 153 hommes coréens, et déjà +0,71 contre +0,23 à 13 semaines (Eun 2010) ; +1,3 contre +0,36 au vertex et +1,11 contre +0,3 à l'avant du crâne à 24 semaines chez 917 hommes (Gubelin Harcha 2014) ; 5 contre 4,07 à douze mois chez des jumeaux (Stough 2007). Dans un essai indien, le dutastéride seul fait moins bien que le dutastéride associé au minoxidil oral 2,5 mg (2,5 contre 3,1).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : quatre essais randomisés, dont trois en double aveugle contre placebo. Dégradé d'un niveau pour caractère indirect : chaque essai note sur sa propre échelle, si bien que les scores ne se comparent pas d'un essai à l'autre, et l'essai indien compare le dutastéride à une association, pas au placebo. Le jugement de l'investigateur est subjectif, mais il est rendu en aveugle, sauf dans l'essai des jumeaux où l'aveugle est cassé. Tous les résultats vont dans le même sens.

Niveau abaissé pour : caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, calvitie Norwood II à V, en Corée, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois, douze mois pour l'essai des jumeaux. Les points d'un essai ne se convertissent pas dans l'échelle d'un autre.

Le dutastéride 0,5 mg fait-il gagner des cheveux épais, et fait-il mieux que le finastéride ?
Preuves modéréesRésultats mixtes4 essais, 1174 participants

Le dutastéride 0,5 mg augmente le nombre de cheveux épais (terminaux). Chez 917 hommes, +46 cheveux terminaux sur un cercle de 5,1 cm² à 24 semaines contre -17,5 sous placebo ; contre le finastéride 1 mg (+36,3), l'écart n'est pas significatif (Gubelin Harcha 2014). Un autre essai trouve au contraire un net avantage sur le finastéride : +30,51 contre +5,57 cheveux épais par cm² (Shanshanwal 2017). Ajouter du minoxidil oral 2,5 mg fait mieux que le dutastéride seul : +49,7 contre +30,4 cheveux terminaux par cm² (Jha 2025). Dans une série japonaise sans groupe témoin, le gain atteint +60,8 cheveux terminaux sur 5,1 cm² à 26 semaines et +76,9 à un an (Tsunemi 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série ouverte. Contre placebo, un seul essai, mais grand (917 hommes), en double aveugle et à faible risque de biais. Dégradé d'un niveau pour incohérence : face au finastéride, ce grand essai ne trouve pas de différence significative alors que l'essai de Shanshanwal 2017, plus petit, trouve un avantage net. La série japonaise, sans groupe témoin et financée par GlaxoSmithKline, montre seulement que le gain se poursuit jusqu'à un an.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes de 18 à 50 ans, Norwood II à V, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois dans les essais comparatifs, d'un an dans la série japonaise.

Le dutastéride 0,5 mg fait-il baisser la libido, et plus que le placebo ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 1543 participants

La baisse de libido reste rare sous dutastéride 0,5 mg dans les essais contrôlés : 3 % contre 1 % sous placebo à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 6 sur 184 contre 2 sur 181), 1 cas sous dutastéride contre 2 sous placebo dans l'essai d'Olsen 2006, et 4 hommes sur 35 contre 3 sur 37 sous finastéride (Shanshanwal 2017). Dans une série japonaise ouverte sur un an, 8,3 % des hommes la rapportent (Tsunemi 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : l'effet est rare, les essais ne sont pas conçus pour le mesurer, et l'écart avec le placebo tient à quelques cas (6 contre 2 dans le plus grand essai). La série japonaise, ouverte et sans groupe témoin, donne un chiffre plus élevé, comme souvent pour un symptôme déclaré sans aveugle.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois à un an. Aucune donnée ici sur la persistance après l'arrêt.

Le dutastéride 0,5 mg provoque-t-il des troubles de l'érection ?
Preuves modéréesRésultats concordants4 essais, 1543 participants

Les troubles de l'érection sont rares sous dutastéride 0,5 mg et proches du placebo : 5 % contre 4 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014, 10 sur 184 contre 7 sur 181), aucun cas sous dutastéride contre 3 sous placebo dans l'essai d'Olsen 2006, et 3 hommes sur 35 contre 1 sur 37 sous finastéride (Shanshanwal 2017). La série japonaise ouverte en rapporte 11,7 % sur un an (Tsunemi 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : peu de cas dans chaque bras. Dans les deux essais contre placebo, le taux sous dutastéride est proche de celui du placebo. La série japonaise, ouverte, donne un chiffre plus élevé, sans groupe témoin pour le situer.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois à un an. Aucune donnée ici sur la persistance après l'arrêt.

Le dutastéride 0,5 mg entraîne-t-il plus d'effets indésirables que le placebo ?
Preuves élevéesRésultats concordants4 essais, 1280 participants

Environ un homme sur deux rapporte au moins un effet indésirable, quel qu'il soit, sous dutastéride 0,5 mg comme sous placebo : 54 % contre 52 % à 24 semaines (Gubelin Harcha 2014), 49,3 % contre 42,7 % à 26 semaines (Eun 2010). Sur un an, 53 % dans une série japonaise (Tsunemi 2016), et 8 hommes sur 35 contre 7 sur 37 sous finastéride (Shanshanwal 2017). Ces chiffres comptent tous les événements, rhumes et maux de tête compris.

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Non dégradé : les deux essais contre placebo, dont un à faible risque de biais sur 917 hommes, trouvent des taux proches dans les deux bras. Ces taux comptent tous les événements survenus pendant l'essai, liés ou non au traitement.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois à un an.

Combien d'hommes ont un effet indésirable attribué au dutastéride 0,5 mg ?
Preuves modéréesRésultats mixtes4 essais, 1307 participants

Les effets indésirables jugés liés au traitement touchent entre 6,9 % et 19 % des hommes sous dutastéride 0,5 mg selon les essais : 6,9 % contre 9,3 % sous placebo (Eun 2010), 16 % contre 15 % (Gubelin Harcha 2014), 19 % contre 8 % dans un essai consacré à la vie sexuelle des couples (Tsai 2018), et 17 % sur un an dans une série japonaise (Tsunemi 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : trois essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour incohérence : l'écart avec le placebo va de nul (Eun 2010, Gubelin Harcha 2014) au double (Tsai 2018), probablement parce que ce dernier essai interrogeait spécifiquement la vie sexuelle. Tous sont financés par GlaxoSmithKline, fabricant du dutastéride.

Niveau abaissé pour : incohérence.

Hommes de 18 à 50 ans, dont des hommes en couple stable dans l'essai de Tsai 2018. Suivi de six mois à un an.

Combien d'hommes ont un effet indésirable sexuel sous dutastéride 0,5 mg ?
Preuves modéréesRésultats concordants3 essais, 390 participants

Un effet indésirable sexuel, toutes formes confondues, touche 4,1 % des hommes sous dutastéride 0,5 mg contre 2,7 % sous placebo à 26 semaines (Eun 2010, 3 sur 73 contre 2 sur 75), et 16 % contre 8 % dans un essai consacré à la vie sexuelle des couples (Tsai 2018, 9 sur 58 contre 5 sur 59). Une série japonaise ouverte en rapporte 15,8 % sur un an (Tsunemi 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés et une série. Dégradé d'un niveau pour imprécision : les écarts reposent sur quelques cas (3 contre 2, puis 9 contre 5). Les deux essais vont dans le même sens, avec un taux plus élevé sous dutastéride.

Niveau abaissé pour : imprécision.

Hommes de 18 à 50 ans : coréens dans l'essai d'Eun 2010, japonais dans la série de Tsunemi 2016, en couple stable dans l'essai de Tsai 2018. Suivi de six mois à un an. Aucune donnée ici sur la persistance après l'arrêt.

Les hommes sous dutastéride 0,5 mg se trouvent-ils améliorés ?
Preuves modéréesRésultats concordants2 essais, 1007 participants

Les hommes sous dutastéride 0,5 mg jugent leur chevelure plus améliorée que sous placebo : 3,2 contre 1,1 point à 24 semaines chez 917 hommes (Gubelin Harcha 2014). Face au finastéride 1 mg, 2,83 contre 2 points (Shanshanwal 2017).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : deux essais randomisés. Dégradé d'un niveau pour caractère indirect : les échelles d'auto-évaluation diffèrent d'un essai à l'autre, et le second compare au finastéride, pas au placebo. Les deux vont dans le même sens.

Niveau abaissé pour : caractère indirect.

Hommes de 18 à 50 ans, en Asie et en Amérique latine notamment. Suivi de six mois. Les points d'un essai ne se convertissent pas dans l'échelle de l'autre.

Le dutastéride 0,5 mg provoque-t-il des troubles de l'éjaculation ?
Preuves faiblesRésultats concordants2 essais, 536 participants

Les troubles de l'éjaculation restent peu fréquents sous dutastéride 0,5 mg : 1 cas contre aucun sous placebo à 24 semaines (Olsen 2006), et 5 % sur un an dans une série japonaise ouverte (Tsunemi 2016).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai, bas pour la série ouverte. Dégradé de deux niveaux, pour imprécision (1 cas dans l'essai) et risque de biais (série sans groupe témoin).

Niveau abaissé pour : imprécision, risque de biais.

Hommes de 21 à 50 ans. Suivi de six mois à un an.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Jha 2025 · International Journal of Academic Medicine and Pharmacy
Essai randomisé contrôlé, 47 participants
Réserves méthodologiquesHommes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai prospectif randomisé 1:1, avec des groupes bien équilibrés à l'inclusion sur l'âge, le stade Norwood-Hamilton, le nombre de cheveux et le diamètre de la tige. Les critères principaux sont des mesures dermoscopiques, donc objectives, et l'attrition est faible, 93 sujets sur 100 ayant terminé les 24 semaines. Trois réserves. L'article ne mentionne aucun aveugle : l'évaluation globale par l'investigateur et la satisfaction du patient sont donc exposées au biais de connaissance du traitement. L'effectif est modeste, 50 par bras, pour un essai monocentrique. Enfin les tableaux de résultats sont incomplets dans la version consultée, plusieurs colonnes de comparaison étant tronquées.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes

hommes 35 ans en moyenne, AGA Norwood-Hamilton II à IV

International Journal of Academic Medicine and Pharmacy 2025, 11 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.