Minoxidil topique 2 % + spironolactone orale 100 mg face à Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Chez 120 femmes de 18 à 50 ans atteintes d'alopécie à motif féminin, une seule étude rétrospective de fiabilité limitée (Jha 2024) a comparé l'ajout de spironolactone orale 100 mg ou de bicalutamide oral 50 mg au minoxidil topique 2 %. En 24 semaines, l'association avec le bicalutamide fait un peu mieux : l'intensité de la chute ressentie passe de 4,6 à 1,8 grade contre 4,9 à 2,4 avec la spironolactone, et le stade de l'alopécie de 3,9 à 2,8 contre 4,1 à 3,3. Les arrêts de traitement sont aussi moins nombreux sous bicalutamide (2 sur 60 contre 8 sur 60), sans que ces écarts soient testés.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Où en est le cycle de pousse

1

Un cheveu alterne pousse, repos et chute. Ces critères disent où en est la chevelure dans ce cycle.

Intensité de la chute ressentieLa patiente compare ses cheveux tombés à six images, de 1 (très peu) à 6 (beaucoup). C'est la chute ressentie au quotidien, pas la densité. Mesuré en grade, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Femmes 18 à 50 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 % + spironolactone orale 100 mg52 dans ce groupe · 4,9 à l'inclusion
2,4grade
Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg58 dans ce groupe · 4,6 à l'inclusion
1,8grade
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2024, 6 mois) : 2,4 grade contre 1,8 grade, soit un écart de 0,6 grade, en faveur de Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg. L'article ne teste pas cet écart.

Étendue de la zone atteinte

1

Utilisé dans la pelade, où la question est la taille de la plaque dégarnie plutôt que la densité.

Stade de l'alopécie féminineUn stade de 1 à 5 lu sur la raie au milieu : 1 est une raie normale, 5 un dégarnissement marqué du sommet. Reculer d'un stade est un vrai gain visible. Mesuré en grade, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Femmes 18 à 50 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 % + spironolactone orale 100 mg52 dans ce groupe · 4,1 à l'inclusion
3,3grade
Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg58 dans ce groupe · 3,9 à l'inclusion
2,8grade
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2024, 6 mois) : 3,3 grade contre 2,8 grade, soit un écart de 0,5 grade, en faveur de Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg. L'article ne teste pas cet écart.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Tolérance d'ensemble

1

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Patients ayant arrêté le traitementPart des patients qui ont arrêté le traitement pendant l'essai à cause d'un effet indésirable. Plus elle est basse, mieux le traitement est supporté. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). arret pour effet indesirable. Taux calculé à partir des effectifs : Minoxidil topique 2 % + spironolactone orale 100 mg 8 sur 60, Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg 2 sur 60
Femmes 18 à 50 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 % + spironolactone orale 100 mg60 dans ce groupe
13,3% des patients
Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg60 dans ce groupe
3,3% des patients
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Jha 2024, 6 mois) : 13,3 % des patients contre 3,3 % des patients, soit un écart de 10 % des patients, en faveur de Minoxidil topique 2 % + bicalutamide oral 50 mg. L'article ne teste pas cet écart.

FAQ

1 question

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Arrête-t-on souvent l'association minoxidil 2 % et spironolactone à cause d'un effet indésirable ?
Preuves très faiblesRésultats concordants2 essais, 180 participants

Sous minoxidil 2 % associé à la spironolactone 100 mg, 2 femmes sur 30 arrêtent pour un effet indésirable en 17 semaines (Sadeghzadeh Bazargan 2024), et 8 sur 60 en 24 semaines, contre 2 sur 60 quand le minoxidil est associé au bicalutamide 50 mg (Jha 2024).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé pour l'essai, bas pour la cohorte, tous deux à risque de biais élevé. Dégradé jusqu'à très faible : risque de biais et quelques cas seulement, sans placebo.

Niveau abaissé pour : risque de biais, imprécision.

Femmes de 18 à 50 ans atteintes d'alopécie androgénétique. Suivi de quatre à six mois.

Chaque traitement en détail

Tous les critères mesurés pour chacun, dans tous ses essais.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Jha 2024 · Australasian Journal of Dermatology
Étude de cohorte, 120 participants

PubMedDOI 10.1111/ajd.14306

Fiabilité limitéeFemmes 18 à 50 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

ETUDE RETROSPECTIVE sur dossiers, pas un essai : 120 femmes ayant recu soit spironolactone 100 mg, soit bicalutamide 50 mg, toutes avec minoxidil 2 %, evaluees vers 24 semaines. Le choix du traitement n'a pas ete tire au sort et peut tenir au profil de la patiente. LA CONCLUSION DEPASSE LES RESULTATS : l'article conclut a la superiorite du bicalutamide, mais l'evaluation photographique en aveugle ne separe pas les bras, et la difference sur l'echelle de Sinclair est dite « significative » sans aucun p chiffre. Plus d'arrets pour effets indesirables sous spironolactone (8) que sous bicalutamide (2), analyse sur les seules patientes restantes. Pourcentages du tableau photographique errones (« 2 (0,03 %) » pour 2 sur 52). Seconde etude du corpus sur l'association minoxidil 2 % plus spironolactone 100 mg, apres Sadeghzadeh Bazargan 2024.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes 18 à 50 ans

Femmes de 18 a 50 ans, alopecie a motif feminin

Australasian Journal of Dermatology 2024, 7 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.