Plasma riche en plaquettes, 8 séances toutes les 3 semaines

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Chez des hommes indiens n'ayant pas répondu à un an de minoxidil, un seul essai de fiabilité limitée (Kapoor 2020) a évalué 8 séances de PRP toutes les 3 semaines, face à des injections de QR678. Le nombre de cheveux par cm² passe de 167,2 à 176,1 en un an, et celui des vrais cheveux hors duvet de 148,7 à 155,7 ; la chute active s'arrête chez 50 % des patients à 26 semaines. Les piqûres sont douloureuses pour 88 % d'entre eux (22 sur 25). Sans comparaison testée, ce sont des indices à confirmer.

Plasma riche en plaquettes, 8 séances toutes les 3 semaines est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

3 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes 25 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 8 séances toutes les 3 semaines25 dans ce groupe · 167,2 à l'inclusion
176,1cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : 176,1 cheveux par cm² chez hommes 25 à 50 ans (Kapoor 2020, 12 mois), face à QR678 en injections intradermiques, 8 séances toutes les 3 semaines : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Nombre de vrais cheveux, hors duvetNombre de vrais cheveux, épais et pigmentés, comptés sur un centimètre carré, sans le duvet. C'est ce qui se voit et couvre le crâne. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes 25 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 8 séances toutes les 3 semaines25 dans ce groupe · 148,7 à l'inclusion
155,7cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : 155,7 cheveux par cm² chez hommes 25 à 50 ans (Kapoor 2020, 12 mois), face à QR678 en injections intradermiques, 8 séances toutes les 3 semaines : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Où en est le cycle de pousse

1

Un cheveu alterne pousse, repos et chute. Ces critères disent où en est la chevelure dans ce cycle.

Chute active arrêtéePart des patients chez qui, en tirant doucement une mèche, il ne vient plus que deux ou trois cheveux au plus : la chute active s'est arrêtée. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 25 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 8 séances toutes les 3 semaines25 dans ce groupe
50% des patients
À retenir Une seule mesure : 50 % des patients chez hommes 25 à 50 ans (Kapoor 2020, 6 mois), face à QR678 en injections intradermiques, 8 séances toutes les 3 semaines : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

1

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

Douleur des piqûresLa douleur des injections dans le cuir chevelu, pendant et après la séance, parfois plusieurs heures. C'est la première raison pour laquelle les patients arrêtent un traitement par injections. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (26 semaines). douleur pendant les injections
Hommes 25 à 50 ans
Plasma riche en plaquettes, 8 séances toutes les 3 semaines25 dans ce groupe
88% des patients
À retenir Une seule mesure : 88 % des patients chez hommes 25 à 50 ans (Kapoor 2020, 6 mois), face à QR678 en injections intradermiques, 8 séances toutes les 3 semaines : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Kapoor 2020 · J Cosmet Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 50 participants

PubMedDOI 10.1111/jocd.13398

Fiabilité limitéeHommes 25 à 50 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise en simple aveugle, 50 hommes non repondeurs au minoxidil, 8 seances toutes les 3 semaines de QR678 ou de PRP, suivi a un an. Les auteurs detiennent les brevets de QR678. La methode de randomisation n'est pas decrite et l'analyse entre groupes est inadaptee (test t a 8 degres de liberte, coefficient de correlation presente comme une comparaison) : aucun p entre bras n'est repris. Densite au videomicroscope : 159,4 a 197,1 cheveux/cm2 sous QR678, 167,2 a 176,1 sous PRP. Test de traction negatif chez tous les patients sous QR678 (« all the patients », taux non chiffre) contre 50 % sous PRP a 6 mois. Douleur aux injections 28 % contre 88 %.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 25 à 50 ans

Hommes indiens de 25 a 50 ans, alopecie androgenetique Norwood II a IV, sans reponse a un an de minoxidil

J Cosmet Dermatol 2020, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.