Plasma riche en plaquettes, 6 séances mensuelles

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Six séances mensuelles de plasma riche en plaquettes (PRP) font mieux que le minoxidil topique 5 % dans un seul essai de fiabilité limitée (Afzal 2024, 70 hommes et femmes de 18 à 60 ans avec alopécie androgénétique). À 26 semaines, 26 patients sur 35 sont améliorés sur photos jugées à l'aveugle sous PRP, contre 15 sur 35 sous minoxidil, un écart significatif. Ce résultat isolé reste à confirmer.

Plasma riche en plaquettes, 6 séances mensuelles est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines). Taux calculé à partir des effectifs : Plasma riche en plaquettes, 6 séances mensuelles 26 sur 35
Hommes et femmes 18 à 60 ans
Plasma riche en plaquettes, 6 séances mensuelles35 dans ce groupe
74,3% des patients
À retenir Une seule mesure : 74,3 % des patients chez hommes et femmes 18 à 60 ans (Afzal 2024, 6 mois), face à Minoxidil topique 5 % : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Afzal 2024 · Journal of the College of Physicians and Surgeons Pakistan
Essai randomisé contrôlé, 70 participants

PubMedDOI 10.29271/jcpsp.2024.01.11

Fiabilité limitéeHommes et femmes 18 à 60 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise, 70 patients, six mois. L'ARTICLE SE CONTREDIT SUR L'ATTRIBUTION DES BRAS : le resume ecrit « Group A was given 5% topical minoxidil and Group B was given PRP », la section methodes ecrit l'inverse (« Group A received monthly injections of PRP », « Participants of Group B were advised to apply 5% topical minoxidil »). Or le test de traction (77 % contre 40 %) et la satisfaction ne sont donnes que par lettre de groupe : on ne peut pas savoir a quel traitement ils se rapportent, et ils n'ont pas ete enregistres. D'AUTRES DISCORDANCES : le resume donne 26 ameliores (74,3 %) dans le groupe B, sans aucune difference, les resultats 19 (54,2 %), avec une difference tres significative ; « 26 (74,5 %) » et « 15 (43,7 %) » ne correspondent pas a 35 patients par bras (74,3 % et 42,9 %) ; 8 femmes sont donnees pour 33 % de 35. Seul resultat retenu : celui qui nomme les traitements en toutes lettres, PRP efficace chez 26 patients contre 15 sous minoxidil, effectifs gardes, taux laisses vides. Aucun insu decrit.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 18 à 60 ans

Hommes et femmes de 18 a 60 ans, alopecie androgenetique

Journal of the College of Physicians and Surgeons Pakistan 2024, 1 indicateur

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.