Minoxidil topique 10 %

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Le minoxidil topique 10 % fait gagner significativement plus de densité que le placebo sur la zone frontale en 36 semaines (Ghonemy 2021), sans valeur chiffrée disponible. Il irrite en revanche bien plus le cuir chevelu que le minoxidil 5 % : 100 % des patients contre 22,2 %, tandis que la pilosité accrue ailleurs sur le corps (37,5 % contre 22,2 %) et les maux de tête (25 % contre 11,1 %) ne diffèrent pas significativement. Un seul essai de fiabilité limitée, chez 90 hommes adultes atteints d'alopécie androgénétique : des indices à confirmer.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Gain de densité, en pourcentageÉvolution du nombre de cheveux par rapport au départ, en pourcentage : +10 % signifie dix cheveux de plus pour cent cheveux présents au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 9 mois (36 semaines)
HommesMesuré en zone frontale
Minoxidil topique 10 %63 analysés sur 90 inclusque Placebo, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Mieux
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

Effets indésirables

3 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

1

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

Irritation du cuir cheveluPart des patients qui signalent rougeurs, démangeaisons ou picotements du cuir chevelu à l'endroit du traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 9 mois (36 semaines). irritation de contact du cuir chevelu
Hommes
Minoxidil topique 10 %24 analysés sur 90 inclus
100% des patients
À retenir Une seule mesure : 100 % des patients chez hommes (Ghonemy 2021, 9 mois), face à Minoxidil topique 5 % : l'écart est très probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Sur le reste du corps

2

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Maux de têtePart des participants ayant eu des maux de tête pendant le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 9 mois (36 semaines). cephalees
Hommes
Minoxidil topique 10 %24 analysés sur 90 inclus
25% des patients
À retenir Une seule mesure : 25 % des patients chez hommes (Ghonemy 2021, 9 mois), face à Minoxidil topique 5 % : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Pilosité accrue ailleurs sur le corpsPart des patients chez qui des poils poussent davantage ailleurs que sur le crâne : visage, bras, corps. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 9 mois (36 semaines). hypertrichose
Hommes
Minoxidil topique 10 %24 analysés sur 90 inclus
37,5% des patients
À retenir Une seule mesure : 37,5 % des patients chez hommes (Ghonemy 2021, 9 mois), face à Minoxidil topique 5 % : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Ghonemy 2021 · J Dermatolog Treat
Essai randomisé contrôlé, 90 participants

PubMedDOI 10.1080/09546634.2019.1654070

Fiabilité limitéeHommes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle de 90 hommes (30 par bras) dont 63 seulement finissent, avec des sorties tres inegales (12 sous placebo). Les variations de comptage sont donnees en « ratio de variation » sans unite claire, et le resume (0,47 au vertex sous 5 %) contredit le tableau (0,74), tandis que le texte dit le 5 % superieur au vertex malgre un ecart non significatif : seules les comparaisons du comptage frontal sont reprises, sans valeur. Au front, 5 % et 10 % font mieux que le placebo sans difference entre eux. Le 10 % irrite tous les patients qui le terminent (100 % contre 22,2 %) et fait davantage tomber de cheveux en debut de traitement. Pas de financement.

Financé par Aucun.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes

Hommes adultes, alopecie androgenetique Hamilton-Norwood II a VII, zone frontale (trichoscopie sur 1 cm2)

J Dermatolog Treat 2021, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.