Minoxidil 0,5 % en injections intradermiques, 10 séances hebdomadaires

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Injecté dans la peau du cuir chevelu à 0,5 %, en 10 séances hebdomadaires, le minoxidil a fait mieux qu'un placebo chez 54 femmes atteintes d'alopécie androgénétique, dans un seul essai de solidité moyenne (Uzel 2021). En 10 semaines, le rapport cheveux épais par duvet passe de 2,6 à 3,8, la part des cheveux qui poussent de 69,9 à 78,5 %, et 69,2 % des femmes perdent moins de cheveux. Ces résultats demandent confirmation.

Efficacité et résultats

3 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Cheveux épais par duvetCombien de vrais cheveux épais il y a pour un duvet fin. Un rapport qui baisse signale que la chevelure s'affine, même si le nombre total de cheveux augmente. Mesuré en ratio, plus haut est mieux, à 10 semaines
Femmes
Minoxidil 0,5 % en injections intradermiques, 10 séances hebdomadaires54 participants · 2,6 à l'inclusion
3,8ratio
À retenir Une seule mesure : 3,8 ratio chez femmes (Uzel 2021, 10 semaines), face à Placebo : l'écart est très probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Où en est le cycle de pousse

1

Un cheveu alterne pousse, repos et chute. Ces critères disent où en est la chevelure dans ce cycle.

Part des cheveux qui poussent, en %Sur cent cheveux, combien sont en train de pousser. Le reste se repose ou va tomber. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 10 semaines
Femmes
Minoxidil 0,5 % en injections intradermiques, 10 séances hebdomadaires54 participants · 69,9 à l'inclusion
78,5%
À retenir Une seule mesure : 78,5 % chez femmes (Uzel 2021, 10 semaines), face à Placebo : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Patients qui perdent moins de cheveuxLa part des patients qui disent, en fin d'essai, perdre moins de cheveux qu'au départ. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 10 semaines
Femmes
Minoxidil 0,5 % en injections intradermiques, 10 séances hebdomadaires54 participants
69,2% des patients
À retenir Une seule mesure : 69,2 % des patients chez femmes (Uzel 2021, 10 semaines), face à Placebo : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Uzel 2021 · Dermatol Ther
Essai randomisé contrôlé, 54 participants

PubMedDOI 10.1111/dth.14622

Réserves méthodologiquesFemmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise (tirage informatique), patientes en aveugle, 54 femmes, 10 injections hebdomadaires de minoxidil 0,5 % ou de serum physiologique. Biopsie : rapport terminaux sur duvet de 2,6 a 3,8 contre 2,4 a 1,7 ; trichogramme : anagene de 69,9 % a 78,5 % contre stable ; la densite au TrichoScan ne differe pas entre groupes. Amelioration de la chute ressentie par 69,2 % contre 37,5 %. Douleur plus forte sous minoxidil, quelques cephalees, brulures et demangeaisons, sans hypertrichose ni effet tensionnel. Mesure peu apres la derniere seance, sans suivi prolonge.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes

Femmes, alopecie androgenetique feminine

Dermatol Ther 2021, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.