Lumière de basse intensité (casques et séances)

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Ce traitement réunit quatre essais aux appareils et aux rythmes différents : trois casques, et un appareil de type non précisé (650 nm, 20 minutes deux fois par semaine) testé sur 7 adultes sans groupe de comparaison (Avram 2009), où la variation d'épaisseur du cheveu peut être due au hasard. Face à un casque factice, deux essais de fiabilité moyenne sont favorables en 24 semaines : avec un casque porté 18 minutes par jour, la densité passe de 117,2 à 134,4 cheveux par cm², contre de 124,8 à 122,6 (Kim 2013), et avec un casque laser 660 nm porté 20 minutes trois fois par semaine, +10,21 cheveux par cm² contre +3,95 (Suchonwanit 2019), des écarts probablement réels, avec des cheveux plus épais. Chez 45 femmes, un casque 655 nm utilisé un jour sur deux fait passer la densité de 145,47 à 195,53 cheveux par cm² en 17 semaines (Esmat 2017, fiabilité limitée).

Lumière de basse intensité (casques et séances) est un appareil, pas une molécule au dosage exact. Le résultat vaut pour l'appareil testé, avec sa longueur d'onde, sa puissance et son rythme de séances.

Efficacité et résultats

5 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux gagnés par cm²Le nombre de cheveux gagnés sur un centimètre carré entre le début et la fin du traitement. Un gain de 20 à 30 cheveux par cm² en six mois est ce que le minoxidil obtient d'ordinaire dans les essais. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
+10,21cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : +10,21 cheveux par cm² chez hommes et femmes (Suchonwanit 2019, 6 mois), face à Casque factice (simulation) : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Kim 2013Esmat 2017
134,4195,53Kim2013Esmat2017
À 6 mois (24 semaines)Kim 2013Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque 630 à 660 nm, 18 minutes par jour15 dans ce groupe · 117,2 à l'inclusion
134,4cheveux par cm²
À 17 semainesEsmat 2017Femmes 25 à 49 ans
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque 655 nm, 25 minutes un jour sur deux15 dans ce groupe · 145,47 à l'inclusion
195,53cheveux par cm²
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, de 17 semaines à 6 mois. Le résultat le plus favorable : 195,53 cheveux par cm² (Esmat 2017, 17 semaines) ; le moins favorable : 134,4 cheveux par cm² (Kim 2013, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 1 mesure sur 2 (non testé dans 1). Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.

Quelle épaisseur, quelle nature

2

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaisseur du cheveuÉpaisseur moyenne d'un cheveu, en micromètres (millièmes de millimètre). Un cheveu plus épais couvre mieux le cuir chevelu, même à nombre égal. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque 630 à 660 nm, 18 minutes par jour15 dans ce groupe · 56,2 à l'inclusion
68,8µm
À retenir Une seule mesure : 68,8 µm chez hommes et femmes (Kim 2013, 6 mois), face à Casque factice (simulation) : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Épaississement du cheveuDe combien de micromètres le cheveu s'est épaissi entre le début et la fin du traitement. Un cheveu de cuir chevelu mesure d'ordinaire 60 à 80 micromètres ; quelques micromètres de plus se voient déjà à l'œil, en volume. Mesuré en µm, plus haut est mieux
2 mesures, essais différents
Avram 2009Suchonwanit 2019
+1+6,11Avram2009Suchonwanit2019
À 3 mois (12 semaines)Avram 2009Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)650 nm, 20 minutes deux fois par semaine7 participants
+1µm
À 6 mois (24 semaines)Suchonwanit 2019Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
+6,11µm
À retenir Mesuré 2 fois dans 2 essais, de 3 mois à 6 mois. Le résultat le plus favorable : +6,11 µm (Suchonwanit 2019, 6 mois) ; le moins favorable : +1 µm (Avram 2009, 3 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 1 mesure sur 1. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Part des patients très satisfaitsLa part des patients qui placent le résultat dans la tranche la plus haute de leur échelle de satisfaction. Le seuil retenu change d'un essai à l'autre, et il est dit dans la fiche de chacun. C'est un ressenti, pas une mesure du cheveu : on peut être très satisfait d'un résultat que l'appareil mesure à peine. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 17 semaines. Taux calculé à partir des effectifs : Lumière de basse intensité (casques et séances) 1 sur 15
Femmes 25 à 49 ans
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque 655 nm, 25 minutes un jour sur deux15 dans ce groupe
6,7% des patients
À retenir Une seule mesure : 6,7 % des patients chez femmes 25 à 49 ans (Esmat 2017, 17 semaines), face à Casque de lumière de basse intensité 655 nm + minoxidil topique 5 % : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

3 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le cuir chevelu

2

Au point d'application. Fréquents avec les solutions alcoolisées, rarement graves.

Chute des premières semainesUne chute plus forte dans les premières semaines du traitement : les cheveux en fin de cycle tombent pour laisser place à de nouveaux. Elle inquiète, fait souvent arrêter, et précède pourtant la repousse. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). chute accrue passagere. Taux calculé à partir des effectifs : Lumière de basse intensité (casques et séances) 1 sur 20
Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
5% des patients
À retenir Une seule mesure : 5 % des patients chez hommes et femmes (Suchonwanit 2019, 6 mois), face à Casque factice (simulation) : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
DémangeaisonsLe cuir chevelu démange. C'est l'effet le plus fréquent des solutions appliquées sur la tête, le plus souvent passager et sans gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). demangeaisons legeres du cuir chevelu. Taux calculé à partir des effectifs : Lumière de basse intensité (casques et séances) 2 sur 20
Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
10% des patients
À retenir Une seule mesure : 10 % des patients chez hommes et femmes (Suchonwanit 2019, 6 mois), face à Casque factice (simulation) : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Sur le reste du corps

1

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Effet indésirable graveEffet qui conduit à l'hôpital, met la vie en danger ou laisse des séquelles, quelle qu'en soit la cause. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). effet indesirable grave. Taux calculé à partir des effectifs : Lumière de basse intensité (casques et séances) 0 sur 20
Hommes et femmes
Lumière de basse intensité (casques et séances)casque laser 660 nm, 20 minutes trois fois par semaine20 dans ce groupe
0% des patients
À retenir Une seule mesure : 0 % des patients chez hommes et femmes (Suchonwanit 2019, 6 mois), face à Casque factice (simulation) : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées4 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Avram 2009 · J Cosmet Laser Ther
Série de cas, 7 participants

PubMedDOI 10.1080/14764170902842531

Fiabilité limitéeHommes et femmes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Serie de 7 patients (6 femmes) sans groupe controle, lumiere de basse intensite 650 nm sous casque (Sunetics) 20 minutes deux fois par semaine, 3 mois (6 mois pour 2). Une partie des patients poursuit le minoxidil, deux portent des extensions et ont ete greffes. Comptages et diametres au videomicroscope a 15 et 20 cm de la glabelle : aucune variation significative a 3 mois (diametre +1,0 et -0,97 micrometre ; duvet -8,6 et -3,3 ; cheveux terminaux +7,6 et +6,1). La relecture en aveugle des photographies ne montre pas d'amelioration (scores en baisse sur 21 des 28 series). Appareil fourni par le fabricant, sans financement.

Financé par Aucun (appareil fourni par Sunetics International).

Esmat 2017 · Lasers Surg Med
Essai randomisé contrôlé, 45 participants

PubMedDOI 10.1002/lsm.22684

Fiabilité limitéeFemmes 25 à 49 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise a trois bras de 15 femmes : minoxidil 5 % deux fois par jour, casque iGrow (laser 655 nm et LED) un jour sur deux, ou les deux, 4 mois. Ni placebo ni aveugle des patientes ; trois evaluateurs en aveugle sur photos et images. Densite au folliscope : 141,9 a 191,5 (minoxidil), 145,5 a 195,5 (casque), 144,2 a 207,2 cheveux/cm2 (association) ; seuls des p intra-groupe sont publies (tous < 0,001), aucune comparaison entre bras. Satisfaction maximale chez 46,7 % sous association contre 6,7 % dans chaque monotherapie. Gains de densite tres eleves pour 4 mois. Effets secondaires chiffres differemment entre les resultats et la discussion : non repris.

Kim 2013 · Dermatol Surg
Essai randomisé contrôlé, 40 participants

PubMedDOI 10.1111/dsu.12200

Réserves méthodologiquesHommes et femmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle contre casque factice, 40 patients (26 hommes, 14 femmes), casque a diodes laser et LED (630, 650, 660 nm) 18 minutes par jour pendant 24 semaines. Analyse per-protocole sur 29 patients seulement (11 exclus, dont 9 pour observance inferieure a 50 %). Phototrichogramme : densite 117,2 a 134,4 cheveux/cm2 contre 124,8 a 122,6 ; epaisseur moyenne 56,2 a 68,8 contre 55,1 a 59,0 micrometres. Avis global de l'investigateur en faveur du casque, pas celui des patients. Finance par Won Technology, fabricant.

Financé par Won Technology (fabricant).

Suchonwanit 2019 · Lasers Med Sci
Essai randomisé contrôlé, 40 participants

PubMedDOI 10.1007/s10103-018-02699-9

Réserves méthodologiquesHommes et femmes

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise en double aveugle, stratifie par sexe, 40 patients (20 hommes, 20 femmes), casque laser RAMACAP a 660 nm (20 minutes trois fois par semaine pendant 24 semaines) contre un casque identique ; 36 terminent, analyse en intention de traiter. Le casque factice emet lui-meme une faible lumiere rouge a 650 nm (LED de 0,5 mW), ce que les auteurs reconnaissent comme un temoin imparfait. Densite au Folliscope : +10,21 contre +3,95 cheveux/cm2 ; diametre : +6,11 contre +3,76 um. Petits effectifs, pas de suivi apres l'arret. Casque concu par l'institution des auteurs.

Financé par Materiel experimental fourni par la NIA (sigle non developpe dans l'article) ; casque developpe par l'institution des auteurs.

Populations étudiées4 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes

Adultes (6 femmes, 1 homme), alopecie androgenetique, sans traitement ou sous minoxidil stable

J Cosmet Laser Ther 2009, 2 indicateurs

Hommes et femmes

Adultes coreens (26 hommes, 14 femmes), alopecie androgenetique

Dermatol Surg 2013, 2 indicateurs

Femmes 25 à 49 ans

Femmes de 25 a 49 ans, alopecie de type feminin Ludwig I a III

Lasers Surg Med 2017, 2 indicateurs

Hommes et femmes

Hommes (Norwood-Hamilton III vertex a V) et femmes (Ludwig I a III) de plus de 18 ans, alopecie androgenetique

Lasers Med Sci 2019, 5 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.