Finastéride oral 1,25 mg

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Le finastéride oral 1,25 mg n'a été étudié que dans deux séries de cas sans groupe témoin, de fiabilité limitée, et le niveau de preuve est très faible. Chez 196 hommes coréens, 89,7 % de ceux encore suivis à 35 semaines perdent moins de cheveux (61 sur 68) et 67,6 % sont satisfaits (Kim 2000), avec des troubles sexuels chez 3,1 % (6 sur 196). Chez 18 femmes, la densité passe de 101,7 à 107,8 cheveux par cm² en 28 semaines, un écart qui peut être dû au hasard, et seules 2 sur 14 se trouvent mieux (Kim 2012).

Efficacité et résultats

6 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 28 semaines
Femmes
Finastéride oral 1,25 mg14 dans ce groupe · 101,7 à l'inclusion
107,8cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : 107,8 cheveux par cm² chez femmes (Kim 2012, 28 semaines), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaisseur du cheveuÉpaisseur moyenne d'un cheveu, en micromètres (millièmes de millimètre). Un cheveu plus épais couvre mieux le cuir chevelu, même à nombre égal. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 28 semaines
Femmes
Finastéride oral 1,25 mg14 dans ce groupe · 53,4 à l'inclusion
60,1µm
À retenir Une seule mesure : 60,1 µm chez femmes (Kim 2012, 28 semaines), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Ce qu'en disent médecins et patients

2

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux. Taux calculé à partir des effectifs : Finastéride oral 1,25 mg 2 sur 14, Finastéride oral 1,25 mg 3 sur 127
5 mesures, essais différents
Kim 2000Kim 2012
2,49 sem34,117 sem67,16 mois83,835 sem14,3Kim2000Kim2012
À 9 semainesKim 2000Hommes 21 à 64 ans
Finastéride oral 1,25 mg127 dans ce groupe
2,4% des patients
À 17 semainesKim 2000Hommes 21 à 64 ans
Finastéride oral 1,25 mg88 dans ce groupe
34,1% des patients
À 6 mois (26 semaines)Kim 2000Hommes 21 à 64 ans
Finastéride oral 1,25 mg73 dans ce groupe
67,1% des patients
À 35 semainesKim 2000Hommes 21 à 64 ans
Finastéride oral 1,25 mg68 dans ce groupe
83,8% des patients
À 28 semainesKim 2012Femmes
Finastéride oral 1,25 mg14 dans ce groupe
14,3% des patients
À retenir Mesuré 5 fois dans 2 essais, de 9 semaines à 35 semaines. Le résultat le plus favorable : 83,8 % des patients (Kim 2000, 35 semaines) ; le moins favorable : 2,4 % des patients (Kim 2000, 9 semaines). Aucune de ces mesures n'a de groupe de comparaison : elles montrent l'évolution sous traitement, pas ce qui revient au traitement lui-même. Chaque essai a ses patients et sa durée : un écart entre essais ne mesure pas une différence de traitement.
Patients qui perdent moins de cheveuxLa part des patients qui disent, en fin d'essai, perdre moins de cheveux qu'au départ. Mesuré en %, plus haut est mieux
4 mesures
Kim 2000
22,89 sem54,517 sem72,66 mois89,735 semKim2000
À 9 semainesKim 2000
Finastéride oral 1,25 mg127 dans ce groupe
22,8% des patients
À 17 semainesKim 2000
Finastéride oral 1,25 mg88 dans ce groupe
54,5% des patients
À 6 mois (26 semaines)Kim 2000
Finastéride oral 1,25 mg73 dans ce groupe
72,6% des patients
À 35 semainesKim 2000
Finastéride oral 1,25 mg68 dans ce groupe
89,7% des patients
À retenir Mesuré 4 fois dans 1 essai, de 9 semaines à 35 semaines. Le résultat le plus favorable : 89,7 % des patients (Kim 2000, 35 semaines) ; le moins favorable : 22,8 % des patients (Kim 2000, 9 semaines). Aucune de ces mesures n'a de groupe de comparaison : elles montrent l'évolution sous traitement, pas ce qui revient au traitement lui-même.
Patients qui se trouvent mieuxPart des patients qui jugent leurs cheveux améliorés, même légèrement. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 28 semaines. Taux calculé à partir des effectifs : Finastéride oral 1,25 mg 2 sur 14
Femmes
Finastéride oral 1,25 mg14 dans ce groupe
14,3% des patients
À retenir Une seule mesure : 14,3 % des patients chez femmes (Kim 2012, 28 semaines), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients satisfaitsPart des patients qui se disent satisfaits de leurs cheveux, sans exiger qu'ils le soient beaucoup. Mesuré en %, plus haut est mieux
4 mesures
Kim 2000
3,99 sem36,417 sem54,86 mois67,635 semKim2000
À 9 semainesKim 2000
Finastéride oral 1,25 mg127 dans ce groupe
3,9% des patients
À 17 semainesKim 2000
Finastéride oral 1,25 mg88 dans ce groupe
36,4% des patients
À 6 mois (26 semaines)Kim 2000
Finastéride oral 1,25 mg73 dans ce groupe
54,8% des patients
À 35 semainesKim 2000
Finastéride oral 1,25 mg68 dans ce groupe
67,6% des patients
À retenir Mesuré 4 fois dans 1 essai, de 9 semaines à 35 semaines. Le résultat le plus favorable : 67,6 % des patients (Kim 2000, 35 semaines) ; le moins favorable : 3,9 % des patients (Kim 2000, 9 semaines). Aucune de ces mesures n'a de groupe de comparaison : elles montrent l'évolution sous traitement, pas ce qui revient au traitement lui-même.

Effets indésirables

4 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Effets sexuels

1

Ceux que les patients redoutent le plus avant de commencer un inhibiteur de la 5-alpha-réductase.

Troubles sexuels rapportés, toutes formesPart des patients qui signalent un trouble sexuel, quel qu'il soit : baisse du désir, troubles de l'érection ou de l'éjaculation. Mesuré en %, plus bas est mieux. baisse de libido, troubles de l'erection
Hommes 21 à 64 ans
Finastéride oral 1,25 mg196 dans ce groupe
3,1% des patients
À retenir Une seule mesure : 3,1 % des patients chez hommes 21 à 64 ans (Kim 2000), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Tolérance d'ensemble

3

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Au moins un effet indésirablePart des participants ayant signalé au moins un effet indésirable, quel qu'il soit. Ce chiffre regroupe le bénin et le gênant, il ne dit donc pas à lui seul la gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux. tout effet indesirable
Hommes 21 à 64 ans
Finastéride oral 1,25 mg196 dans ce groupe
5,1% des patients
À retenir Une seule mesure : 5,1 % des patients chez hommes 21 à 64 ans (Kim 2000), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Effets indésirables attribués au traitementLa part des patients ayant eu au moins un effet indésirable que les investigateurs attribuent au traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 28 semaines. effet indesirable lie au traitement. Taux calculé à partir des effectifs : Finastéride oral 1,25 mg 0 sur 14
Femmes
Finastéride oral 1,25 mg14 dans ce groupe
0% des patients
À retenir Une seule mesure : 0 % des patients chez femmes (Kim 2012, 28 semaines), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients ayant arrêté le traitementPart des patients qui ont arrêté le traitement pendant l'essai à cause d'un effet indésirable. Plus elle est basse, mieux le traitement est supporté. Mesuré en %, plus bas est mieux. arret pour effet indesirable
Hommes 21 à 64 ans
Finastéride oral 1,25 mg196 participantseffectif du groupe non publié, taux impossible à calculer
3 patients
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

FAQ

1 question

Les questions que l'on se pose sur ce traitement. Chaque réponse s'appuie sur les chiffres présentés plus haut.

Le finastéride 1,25 mg améliore-t-il les cheveux selon le médecin ?
Preuves très faiblesRésultats contradictoires2 essais, 214 participants

Les deux séries divergent selon le sexe. Chez l'homme, les dermatologues jugent la repousse bonne ou excellente chez 34,1 % des patients encore suivis à 4 mois et chez 83,8 % à 8 mois (57 sur 68), sans compter ceux qui ont quitté l'étude (Kim 2000). Chez la femme, le médecin ne constate une amélioration que chez 2 patientes sur 14 en 28 semaines (Kim 2012).

Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ bas : deux séries sans groupe témoin. Dégradé encore pour risque de biais (dans la série masculine, les patients sortis de l'étude ne sont pas comptés), pour incohérence (résultats opposés chez l'homme et chez la femme) et pour imprécision (14 femmes).

Niveau abaissé pour : risque de biais, incohérence, imprécision.

Hommes de 21 à 64 ans et femmes normoandrogéniques. Aucune comparaison avec un placebo ni avec le finastéride 1 mg.

Qualité des études mobilisées2 essais

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Kim 2012 · Ann Dermatol
Série de cas, 18 participants

PubMedDOI 10.5021/ad.2012.24.3.370

Fiabilité limitéeFemmes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Lettre : etude prospective ouverte sans groupe temoin, 18 femmes normoandrogeniques, finasteride 1,25 mg par jour pendant 28 semaines ; 14 terminent (3 arrets faute d'amelioration, 1 perdue de vue). Phototrichogramme : densite 101,7 puis 107,8 cheveux/cm2, epaisseur 53,4 puis 60,1 um, sans difference significative. 2 patientes sur 14 se jugent ameliorees, 2 selon le medecin. Aucun effet indesirable lie au traitement. Financement public coreen.

Financé par Korean Health Technology R&D Project, Ministere de la sante (A070001).

Kim 2000 · Annals of Dermatology
Série de cas, 196 participants

DOI 10.5021/ad.2000.12.4.264

Fiabilité limitéeHommes 21 à 64 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Serie ouverte sans groupe temoin : 196 hommes traites par finasteride 1,25 mg par jour (Proscar coupe), de 1998 a 1999 ; 127 revus a 2 mois, 88 a 4 mois, 73 a 6 mois, 68 a 8 mois, perdus de vue non analyses (biais d'attrition fort, les patients sans effet partent : 19 arrets declares pour inefficacite). Amelioration jugee sur photographies par au moins deux dermatologues, sans insu ni critere chiffre. Taux imprime a 2 mois incoherent (« 0.02 % » pour 3/127), non repris. Effets sexuels chez 6 patients sur 196. Texte issu d'un OCR (scan), chiffres controles sur l'image. Financement non declare.

Populations étudiées2 populations

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes

Femmes normoandrogeniques, alopecie androgenetique feminine, age moyen 46 ans

Ann Dermatol 2012, 5 indicateurs

Hommes 21 à 64 ans

Hommes coreens de 21 a 64 ans, alopecie androgenetique Norwood III a VII, suivis plus ou moins longtemps

Annals of Dermatology 2000, 15 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.