Finastéride oral 0,2 mg

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Testé à 0,2 mg dans un essai de fiabilité moyenne chez 115 hommes de 18 à 36 ans atteints d'alopécie androgénétique du vertex, le finastéride oral fait gagner +55 cheveux sur une zone test de 5,1 cm² en 26 semaines, significativement plus que le placebo, puis +65 cheveux à un an, significativement plus que la dose de 0,01 mg (Roberts 1999). Sur photos jugées à l'aveugle, 38 % des hommes sont améliorés à un an, contre 54 % avec la dose de 1 mg, un écart significatif. La DHT, l'hormone responsable de la chute, baisse (-61,2 %), et 6,1 % des hommes rapportent des troubles sexuels contre 3,4 % sous placebo, sans que cet écart soit testé.

Efficacité et résultats

3 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux gagnés sur une zone testLes cheveux gagnés dans un cercle d'un pouce de diamètre au sommet du crâne, comptés sur photographie. Le chiffre est ramené au cm² pour se lire comme une densité. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 5,1 cm²
2 mesures
Roberts 1999
+10,786 mois+12,751 anRoberts1999
À 6 mois (26 semaines)Roberts 1999mesuré au vertex
Finastéride oral 0,2 mg115 participants · 55 sur 5,1 cm²
+10,78cheveux par cm²
À 12 mois (52 semaines)Roberts 1999mesuré au vertex
Finastéride oral 0,2 mg115 participants · 65 sur 5,1 cm²
+12,75cheveux par cm²
À retenir Mesuré 2 fois dans 1 essai, de 6 mois à 12 mois. Le résultat le plus favorable : +12,75 cheveux par cm² (Roberts 1999, 12 mois) ; le moins favorable : +10,78 cheveux par cm² (Roberts 1999, 6 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 2 mesures sur 2.

Ce qu'en disent médecins et patients

2

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes 18 à 36 ansMesuré au vertex
Finastéride oral 0,2 mg115 participants
38% des patients
À retenir Une seule mesure : 38 % des patients chez hommes 18 à 36 ans (Roberts 1999, 12 mois), face à Finastéride oral 1 mg : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes 18 à 36 ansMesuré au vertex
Finastéride oral 0,2 mg115 participants
81% des patients
À retenir Une seule mesure : 81 % des patients chez hommes 18 à 36 ans (Roberts 1999, 12 mois), face à Finastéride oral 0,01 mg : l'écart est très probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Effets sexuels

1

Ceux que les patients redoutent le plus avant de commencer un inhibiteur de la 5-alpha-réductase.

Troubles sexuels rapportés, toutes formesPart des patients qui signalent un trouble sexuel, quel qu'il soit : baisse du désir, troubles de l'érection ou de l'éjaculation. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (26 semaines). effet indésirable sexuel lié au traitement
Hommes 18 à 36 ans
Finastéride oral 0,2 mg115 participants
6,1% des patients
À retenir Une seule mesure : 6,1 % des patients chez hommes 18 à 36 ans (Roberts 1999, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Paramètres biologiques

1 critère

Ce que le traitement déplace dans les analyses sanguines.

Hormones

1

Ce que le traitement déplace dans les hormones sexuelles.

Baisse de la DHT, l'hormone responsable de la chuteÉvolution du taux sanguin de DHT, l'hormone dérivée de la testostérone en cause dans l'alopécie androgénétique. Une baisse montre que le traitement agit sur cette hormone. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes 18 à 36 ans
Finastéride oral 0,2 mg115 participants
-61,2%
À retenir Une seule mesure : -61,2 % chez hommes 18 à 36 ans (Roberts 1999, 6 mois), face à Placebo : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Roberts 1999 · Journal of the American Academy of Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 115 participants
Réserves méthodologiquesHommes 18 à 36 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Deux essais randomisés en double aveugle, contrôlés par placebo, multicentriques. Les comptages capillaires sont réalisés en central sur macrophotographies anonymisées quant au temps, au centre, au patient et au traitement, et le panel photo est en aveugle : la mesure du critère principal est solide. Trois réserves tirent le niveau vers modéré. Les études sont entièrement financées par Merck, qui fabrique et commercialise le finastéride. L'attrition est notable (61 sur 227 dans l'étude pilote, 84 sur 466 dans l'étude de dose) avec imputation par report de la dernière valeur. Enfin l'extension à 12 mois n'avait pas de bras placebo : les comparaisons à 12 mois pour 1 mg et 0,2 mg se font contre 0,01 mg.

Financé par Merck Research Laboratories, fabricant et distributeur du finastéride.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 18 à 36 ans

hommes 18-36 ans, AGA du vertex modérée, Norwood-Hamilton III vertex ou IV

Journal of the American Academy of Dermatology 1999, 6 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.