Exosomes de cellules stromales mésenchymateuses, injection unique de 3 mL

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Une injection unique de 3 mL d'exosomes de cellules stromales mésenchymateuses s'accompagne d'une hausse de densité chez des hommes atteints d'alopécie androgénétique : de 149,7 à 157 cheveux par cm² en 12 semaines (Ersan 2024), sans aucun effet indésirable rapporté (0 sur 30). Cette série de cas de 30 hommes n'a pas de groupe témoin et sa fiabilité est limitée : ce n'est qu'un indice, à confirmer.

Exosomes de cellules stromales mésenchymateuses, injection unique de 3 mL est une préparation biologique, pas une molécule au dosage exact. Elle est fabriquée à partir du vivant et diffère d'un patient et d'une préparation à l'autre.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux
2 mesures
Ersan 2024
153,64 sem1573 moisErsan2024
À 4 semainesErsan 2024
Exosomes de cellules stromales mésenchymateuses, injection unique de 3 mL30 dans ce groupe · 149,7 à l'inclusion
153,6cheveux par cm²
À 3 mois (12 semaines)Ersan 2024
Exosomes de cellules stromales mésenchymateuses, injection unique de 3 mL30 dans ce groupe · 149,7 à l'inclusion
157cheveux par cm²
À retenir Mesuré 2 fois dans 1 essai, de 4 semaines à 3 mois. Le résultat le plus favorable : 157 cheveux par cm² (Ersan 2024, 3 mois) ; le moins favorable : 153,6 cheveux par cm² (Ersan 2024, 4 semaines). Aucune de ces mesures n'a de groupe de comparaison : elles montrent l'évolution sous traitement, pas ce qui revient au traitement lui-même.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Tolérance d'ensemble

1

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Au moins un effet indésirablePart des participants ayant signalé au moins un effet indésirable, quel qu'il soit. Ce chiffre regroupe le bénin et le gênant, il ne dit donc pas à lui seul la gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 3 mois (12 semaines). aucun effet indesirable rapporte
Hommes 22 à 65 ans
Exosomes de cellules stromales mésenchymateuses, injection unique de 3 mL30 dans ce groupe
0% des patients
À retenir Une seule mesure : 0 % des patients chez hommes 22 à 65 ans (Ersan 2024, 3 mois), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Ersan 2024 · Aesthetic Plastic Surgery
Série de cas, 30 participants

PubMedDOI 10.1007/s00266-024-04332-3

Fiabilité limitéeHommes 22 à 65 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

SERIE PROSPECTIVE SANS GROUPE TEMOIN, et c'est la reserve qui commande tout le reste. Les 30 patients recoivent tous la meme injection unique et sont compares a eux-memes avant traitement. Le gain annonce est de 7,3 cheveux par cm2 en douze semaines, soit 4,9 % de la densite de depart. Sans bras temoin, un ecart de cet ordre n'est pas interpretable : la variation saisonniere de la densite, la derive de l'appareil d'une seance a l'autre et le simple retour a la moyenne couvrent chacun cette amplitude. Le p de 0,043 a la quatrieme semaine mesure la constance de la mesure, pas l'effet du produit. CE QUI EST BIEN FAIT, en revanche, merite d'etre dit : les points de mesure sont reperes anatomiquement et retrouves a chaque controle, 1 cm2 par point, trois points moyennes, meme appareil, meme distance, meme eclairage et meme reglage d'exposition. La densite est donnee en cheveux par cm2, unite explicite. Aucun perdu de vue sur 30 patients. C'est le seul essai du corpus jusqu'ici a documenter son protocole photographique a ce point. L'ARTICLE SE CONTREDIT SUR SA PROPRE POPULATION : la premiere phrase des resultats annonce 30 adultes atteints d'alopecie en plaques, alors que le titre, le resume, les methodes et le reste des resultats parlent d'alopecie androgenetique et que l'inclusion exigeait un stade III a VI de Norwood-Hamilton, qui est une echelle d'alopecie androgenetique. C'est une coquille, mais elle n'a pas ete corrigee a la relecture de la revue. TABLEAUX 2 ET 3 NON EXTRAITS. Ils croisent les reponses de la quatrieme semaine avec celles de la douzieme, cellule par cellule. On y lit combien de patients ont change d'avis, pas quelle part des 30 declare une baisse de la chute : les marges ne sont pas imprimees et les reconstituer serait un calcul. La satisfaction de cet essai n'est donc pas chiffree ici. ENFIN, DOUZE SEMAINES APRES UNE INJECTION UNIQUE : rien ne dit ce que devient ce gain ensuite, et l'article ne le pretend pas.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 22 à 65 ans

Hommes de 22 a 65 ans, alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III a VI

Aesthetic Plastic Surgery 2024, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.