Dutastéride oral 2,5 mg

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Le dutastéride oral 2,5 mg a été testé dans un seul essai de bonne fiabilité, ayant inclus 416 hommes de 21 à 45 ans atteints d'alopécie androgénétique (Olsen 2006). Face au placebo, il fait nettement gagner des cheveux sur une zone test de 5,1 cm² : +99,9 à 12 semaines et +109,6 à 24 semaines, contre -26,5 et -32,3 sous placebo, et 78 % des hommes sont améliorés sur photos jugées à l'aveugle, contre 2 %. Côté tolérance, 9 patients rapportent une baisse de libido, contre 2 sous placebo, 1 des troubles de l'éjaculation et aucun des troubles de l'érection. Un essai unique, à confirmer par d'autres.

Efficacité et résultats

3 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux gagnés sur une zone testLes cheveux gagnés dans un cercle d'un pouce de diamètre au sommet du crâne, comptés sur photographie. Le chiffre est ramené au cm² pour se lire comme une densité. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 5,1 cm²
2 mesures
Olsen 2006
+19,593 mois+21,496 moisOlsen2006
À 3 mois (12 semaines)Olsen 2006
Dutastéride oral 2,5 mg62 analysés sur 416 inclus · 99,9 sur 5,1 cm²
+19,59cheveux par cm²
À 6 mois (24 semaines)Olsen 2006
Dutastéride oral 2,5 mg62 analysés sur 416 inclus · 109,6 sur 5,1 cm²
+21,49cheveux par cm²
À retenir Mesuré 2 fois dans 1 essai, de 3 mois à 6 mois. Le résultat le plus favorable : +21,49 cheveux par cm² (Olsen 2006, 6 mois) ; le moins favorable : +19,59 cheveux par cm² (Olsen 2006, 3 mois). Face à leur groupe de comparaison, l'écart est probablement réel dans 2 mesures sur 2.

Ce qu'en disent médecins et patients

2

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Note d'évolution, de -3 (forte perte) à +3 (forte repousse)Un évaluateur compare l'aspect de la chevelure avant et après le traitement : +3 pour une forte repousse, 0 sans changement, -3 pour une forte perte. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 2,5 mg71 analysés sur 416 inclus
+1,01points
À retenir Une seule mesure : +1,01 points chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients améliorés sur photos, jugées à l'aveuglePart des patients dont la chevelure paraît améliorée quand des experts comparent les photos d'avant et d'après, sans savoir quel traitement chacun a reçu. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 2,5 mg71 analysés sur 416 inclus
78% des patients
À retenir Une seule mesure : 78 % des patients chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

3 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Effets sexuels

3

Ceux que les patients redoutent le plus avant de commencer un inhibiteur de la 5-alpha-réductase.

Baisse de libidoPart des patients qui signalent une baisse du désir sexuel pendant l'essai. Le chiffre du groupe placebo montre ce qui arrive sans le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). decreased libido. Taux calculé à partir des effectifs : Dutastéride oral 2,5 mg 9 sur 71
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 2,5 mg71 analysés sur 416 inclus
12,7% des patients
À retenir Une seule mesure : 12,7 % des patients chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Troubles de l'éjaculationMoins de sperme, éjaculation plus difficile ou moins satisfaisante. Distinct de la baisse du désir et des troubles de l'érection, et propre aux traitements qui freinent la transformation de la testostérone. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). ejaculation disorders. Taux calculé à partir des effectifs : Dutastéride oral 2,5 mg 1 sur 71
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 2,5 mg71 analysés sur 416 inclus
1,4% des patients
À retenir Une seule mesure : 1,4 % des patients chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Troubles de l'érectionPart des patients qui signalent des difficultés d'érection pendant l'essai. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). impotence. Taux calculé à partir des effectifs : Dutastéride oral 2,5 mg 0 sur 71
Hommes 21 à 45 ans
Dutastéride oral 2,5 mg71 analysés sur 416 inclus
0% des patients
À retenir Une seule mesure : 0 % des patients chez hommes 21 à 45 ans (Olsen 2006, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Olsen 2006 · Journal of the American Academy of Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 416 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2006.05.007

Étude robusteHommes 21 à 45 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai randomise EN DOUBLE INSU CONTRE PLACEBO et contre comparateur actif, 416 hommes, six bras, 24 semaines, finance et coecrit par GlaxoSmithKline, fabricant du dutasteride. Macrophotographies du cercle d'un pouce (5,07 cm2) avec point repere, comptage sur image, panel d'experts en aveugle. Effet dose du dutasteride net : -32 cheveux sous placebo, +78 a 0,1 mg, +95 a 0,5 mg, +110 a 2,5 mg, contre +76 sous finasteride 5 mg. Le dutasteride 2,5 mg est superieur au finasteride a 12 et 24 semaines. Les gains sont des variations depuis le depart, ranges avec ceux de Roberts 1999 sur le meme cercle. LA DOSE TESTEE DE FINASTERIDE EST 5 MG, pas le 1 mg prescrit pour la chute. Effectifs analyses de 50 a 68 par bras selon le temps, sur 64 a 72 randomises. Les panels et pourcentages d'ameliores n'ont pas de p individuel ici, d'ou une direction laissee indeterminee. Baisse de libido a 13 % sous 2,5 mg contre 3 a 4 % ailleurs. Les signes plus-ou-moins et moins sont mal encodes dans le PDF (« 6 » et « (cid:2) ») ; les valeurs retenues sont lues dans le texte.

Financé par GlaxoSmithKline.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 21 à 45 ans

Hommes de 21 a 45 ans, alopecie androgenetique Hamilton-Norwood III vertex a V

Journal of the American Academy of Dermatology 2006, 7 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.