Dutastéride oral 0,02 mg

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

À la dose de 0,02 mg, le dutastéride oral ne se distingue pas du placebo dans un essai de faible risque de biais (Gubelin Harcha 2014, 917 hommes de 20 à 50 ans au total, alopécie androgénétique). Après 24 semaines, le bilan en cheveux épais sur une zone test est de -15,7 cheveux sur 5,1 cm², sans différence significative avec le placebo, et l'amélioration ressentie par le patient ne diffère pas non plus. À ce dosage, 49 % des hommes (91 sur 185) signalent au moins un effet indésirable, dont une baisse de libido chez 5 % et des troubles de l'érection chez 4 %.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux épais gagnés sur une zone testLes cheveux terminaux, épais et pigmentés, gagnés dans un cercle d'un pouce de diamètre. Le chiffre est ramené au cm² pour se lire comme une densité. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 5,1 cm², à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,02 mg185 dans ce groupe · -15,7 sur 5,1 cm²
-3,08cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : -3,08 cheveux par cm² chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Amélioration ressentie par le patientNote donnée par le patient lui-même à l'évolution de sa chevelure, sur une échelle propre à l'essai. Plus elle est haute, plus il se juge amélioré. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,02 mg185 dans ce groupe
1,1points
À retenir Une seule mesure : 1,1 points chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

4 critères

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Effets sexuels

2

Ceux que les patients redoutent le plus avant de commencer un inhibiteur de la 5-alpha-réductase.

Baisse de libidoPart des patients qui signalent une baisse du désir sexuel pendant l'essai. Le chiffre du groupe placebo montre ce qui arrive sans le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). baisse de la libido
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,02 mg185 dans ce groupe
5% des patients
À retenir Une seule mesure : 5 % des patients chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Troubles de l'érectionPart des patients qui signalent des difficultés d'érection pendant l'essai. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). dysfonction erectile
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,02 mg185 dans ce groupe
4% des patients
À retenir Une seule mesure : 4 % des patients chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Tolérance d'ensemble

2

Combien de participants ont signalé un effet quel qu'il soit, et combien ont arrêté à cause de lui.

Au moins un effet indésirablePart des participants ayant signalé au moins un effet indésirable, quel qu'il soit. Ce chiffre regroupe le bénin et le gênant, il ne dit donc pas à lui seul la gravité. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). au moins un effet indesirable
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,02 mg185 dans ce groupe
49% des patients
À retenir Une seule mesure : 49 % des patients chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Effets indésirables attribués au traitementLa part des patients ayant eu au moins un effet indésirable que les investigateurs attribuent au traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). effet indesirable lie au traitement
Hommes 20 à 50 ans
Dutastéride oral 0,02 mg185 dans ce groupe
14% des patients
À retenir Une seule mesure : 14 % des patients chez hommes 20 à 50 ans (Gubelin Harcha 2014, 6 mois), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Gubelin Harcha 2014 · J Am Acad Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 917 participants

PubMedDOI 10.1016/j.jaad.2013.10.049

Étude robusteHommes 20 à 50 ans

Protocole solide, les résultats sont fiables.

Le détail méthodologique

Essai multicentrique en double aveugle, 917 hommes (Asie et Amerique latine) randomises entre dutasteride 0,02, 0,1 et 0,5 mg, finasteride 1 mg et placebo, 24 semaines, 761 completent. Comptage sur macrophotographies dans un cercle d'un pouce et sur 1 cm2. Le dutasteride 0,5 mg fait mieux que le finasteride 1 mg sur le nombre total de cheveux, la largeur et la photographie frontale ; pas sur les cheveux terminaux (46,0 contre 36,3) ni sur l'avis de l'investigateur. Les valeurs du critere principal ne sont donnees qu'en figure : claims sans valeur, avec le p. Effet dose net. Effets indesirables sexuels comparables entre actifs. Finance par GlaxoSmithKline, trois auteurs salaries.

Financé par GlaxoSmithKline.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 20 à 50 ans

Hommes de 20 a 50 ans (55 % asiatiques, 40 % hispaniques), alopecie androgenetique Norwood-Hamilton III vertex a V

J Am Acad Dermatol 2014, 6 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.