Gélule Serenoa repens 200 mg + bêta-sitostérol 50 mg (avec lécithine, inositol, niacine, biotine), deux fois par jour

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Cette gélule associant Serenoa repens 200 mg et bêta-sitostérol 50 mg n'a été évaluée que dans un petit essai de fiabilité limitée, chez 26 hommes atteints d'alopécie androgénétique légère à modérée (Prager 2002). Après 21 semaines, 60 % des hommes traités (6 sur 10) sont jugés améliorés par leur médecin et aucun ne s'aggrave, face à un placebo, sans que l'écart soit testé. Une gêne digestive touche 3 hommes sur 10. Ce sont des indices, à confirmer.

Gélule Serenoa repens 200 mg + bêta-sitostérol 50 mg (avec lécithine, inositol, niacine, biotine), deux fois par jour est un mélange commercial, pas une molécule au dosage exact. Sa formule peut changer sans que le nom du produit change.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 21 semaines
Hommes 23 à 64 ans
Gélule Serenoa repens 200 mg + bêta-sitostérol 50 mg (avec lécithine, inositol, niacine, biotine), deux fois par jour10 dans ce groupe
60% des patients
À retenir Une seule mesure : 60 % des patients chez hommes 23 à 64 ans (Prager 2002, 21 semaines), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Combien s'améliorent, stagnent ou reculent

1

La répartition des participants entre ceux qui vont mieux, ceux qui ne bougent pas et ceux qui perdent du terrain.

Patients dont l'état a empiréPart des participants dont la chevelure a continué de reculer malgré le traitement. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 21 semaines
Hommes 23 à 64 ans
Gélule Serenoa repens 200 mg + bêta-sitostérol 50 mg (avec lécithine, inositol, niacine, biotine), deux fois par jour10 dans ce groupe
0% des patients
À retenir Une seule mesure : 0 % des patients chez hommes 23 à 64 ans (Prager 2002, 21 semaines), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le reste du corps

1

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Gêne digestiveDouleurs ou gêne au ventre, nausées, transit perturbé. Fréquents et souvent passagers avec les compléments alimentaires. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 21 semaines. perte d'appetit, flatulences, diarrhee. Taux calculé à partir des effectifs : Gélule Serenoa repens 200 mg + bêta-sitostérol 50 mg (avec lécithine, inositol, niacine, biotine), deux fois par jour 3 sur 10
Hommes 23 à 64 ans
Gélule Serenoa repens 200 mg + bêta-sitostérol 50 mg (avec lécithine, inositol, niacine, biotine), deux fois par jour10 dans ce groupe
30% des patients
À retenir Une seule mesure : 30 % des patients chez hommes 23 à 64 ans (Prager 2002, 21 semaines), face à Placebo : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Prager 2002 · J Altern Complement Med
Essai randomisé contrôlé, 26 participants

PubMedDOI 10.1089/acm.2002.8.143

Fiabilité limitéeHommes 23 à 64 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai pilote randomise en double aveugle contre placebo (huile de soja), 26 hommes, 19 analyses (7 sorties dont 2 pour un effet indesirable percu, bras non precise) : analyse des seuls patients ayant termine. Gelule de Serenoa repens 200 mg et beta-sitosterol 50 mg, avec lecithine, inositol, phosphatidylcholine, niacine et biotine, deux fois par jour, environ 21 semaines. Ameliores selon l'equipe investigatrice : 6/10 contre 1/9 ; aggravation de la zone degarnie selon le patient : 0/10 contre 3/9. Aucun test statistique, revendique comme hors objectif. Echelle investigateur sans photographie standardisee. Troubles digestifs chez 3 patients traites, aucun sous placebo. Un auteur rattache a Advanced Restoration Technologies, financement non declare.

Financé par Non declare.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes 23 à 64 ans

Hommes de 23 a 64 ans, alopecie androgenetique legere a moderee

J Altern Complement Med 2002, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.