Bicalutamide oral 50 mg par jour ou un jour sur deux, le plus souvent avec d'autres traitements (regroupés)

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Chez la femme atteinte d'alopécie androgénétique, le bicalutamide oral 50 mg, le plus souvent pris avec d'autres traitements, n'a été évalué que dans une petite série rétrospective de 17 patientes, sans groupe de comparaison. En 24 semaines, 53 % d'entre elles (9 sur 17) sont nettement améliorées, et le bilan hépatique est perturbé chez 2 sur 17 (Fernandez-Nieto 2019). Ces indices, de fiabilité limitée, restent à confirmer.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Patients nettement améliorésPart des patients jugés nettement améliorés, le plus haut niveau des échelles d'appréciation utilisées dans les essais. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (24 semaines)
Femmes 20 à 57 ans
Bicalutamide oral 50 mg par jour ou un jour sur deux, le plus souvent avec d'autres traitements (regroupés)17 dans ce groupe
53% des patients
À retenir Une seule mesure : 53 % des patients chez femmes 20 à 57 ans (Fernandez-Nieto 2019, 6 mois), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Effets indésirables

1 critère

Proportion de patients ayant rapporté l'évènement pendant l'essai.

Sur le reste du corps

1

Les effets qui ne se limitent pas à la zone traitée.

Bilan hépatique perturbéPart des patients dont les enzymes du foie (transaminases) montent sous traitement, découvert sur une prise de sang. Mesuré en %, plus bas est mieux, à 6 mois (24 semaines). hausse moderee des enzymes hepatiques, normalisee en 3 mois. Taux calculé à partir des effectifs : Bicalutamide oral 50 mg par jour ou un jour sur deux, le plus souvent avec d'autres traitements (regroupés) 2 sur 17
Femmes 20 à 57 ans
Bicalutamide oral 50 mg par jour ou un jour sur deux, le plus souvent avec d'autres traitements (regroupés)17 dans ce groupe
11,8% des patients
À retenir Une seule mesure : 11,8 % des patients chez femmes 20 à 57 ans (Fernandez-Nieto 2019, 6 mois), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Fernandez-Nieto 2019 · Dermatol Ther
Série de cas, 17 participants

PubMedDOI 10.1111/dth.13096

Fiabilité limitéeFemmes 20 à 57 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Lettre (Dermatologic Therapy), serie retrospective de 17 femmes sous bicalutamide 50 mg par jour ou un jour sur deux pendant au moins 24 semaines ; 15 recevaient d'autres traitements (minoxidil oral ou topique, dutasteride), dont 7 commences en meme temps. Photographies a 0 et 24 semaines jugees par trois dermatologues : nette amelioration chez 9/17 (53 %) ; dans le sous-groupe en monotherapie ou sous traitement inchange depuis 12 mois (7 patientes), 57 % nettement ameliorees et 43 % stables. Hausse moderee des enzymes hepatiques chez 2 patientes, normalisee en 3 mois sans arret ; le taux ecrit (12,5 %) ne correspond pas a 2/17 et n'est pas repris. Pas de groupe temoin, cotraitements confondants.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes 20 à 57 ans

Femmes de 20 a 57 ans, alopecie androgenetique feminine, Madrid (etude retrospective)

Dermatol Ther 2019, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.