Fraction vasculaire stromale adipeuse, 1 injection, puis PRP 2 séances

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Une injection de fraction vasculaire stromale adipeuse suivie de 2 séances de PRP ne fait pas significativement mieux que 3 séances mensuelles de PRP seul (Behrangi 2024) : en 20 semaines, les cheveux comptés sur photo passent de 18,67 à 26,44 sur la zone cible, contre de 15,33 à 26,78. L'épaisseur du cheveu et l'amélioration jugée par le patient (2,22 contre 2,11 points) ou par le médecin (2,33 contre 2,22 points) ne diffèrent pas non plus significativement. Un seul petit essai de fiabilité limitée, chez 18 hommes et femmes de 18 à 60 ans atteints d'alopécie androgénétique : des indices à confirmer.

Efficacité et résultats

4 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Cheveux comptés sur photoL'étude compte les cheveux sur une zone repérée du crâne mais ne dit pas quelle surface elle couvre. Le chiffre montre donc une évolution dans le temps, mais ne se compare à aucune densité exprimée au cm². Mesuré en cheveux sur la zone cible, plus haut est mieux, à 20 semaines
Hommes et femmes 18 à 60 ans
Fraction vasculaire stromale adipeuse, 1 injection, puis PRP 2 séances9 dans ce groupe · 18,67 à l'inclusion
26,44cheveux sur la zone cible
À retenir Une seule mesure : 26,44 cheveux sur la zone cible chez hommes et femmes 18 à 60 ans (Behrangi 2024, 20 semaines), face à Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Quelle épaisseur, quelle nature

1

Un cheveu plus épais couvre mieux, même à nombre égal. Le duvet, lui, ne couvre rien.

Épaisseur du cheveuÉpaisseur moyenne d'un cheveu, en micromètres (millièmes de millimètre). Un cheveu plus épais couvre mieux le cuir chevelu, même à nombre égal. Mesuré en µm, plus haut est mieux, à 20 semaines
Hommes et femmes 18 à 60 ans
Fraction vasculaire stromale adipeuse, 1 injection, puis PRP 2 séances9 dans ce groupequ'avec Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles, selon l'article, qui ne donne pas le chiffre
Pas de différence
À retenir Aucune valeur chiffrée n'est publiée pour ce critère : chaque ligne dit ce que l'article rapporte à la place.

Ce qu'en disent médecins et patients

2

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Amélioration jugée par le médecinNote d'amélioration donnée par le médecin de l'essai, sur une échelle propre à l'étude. Plus elle est haute, plus il juge la chevelure améliorée ; les échelles diffèrent d'un essai à l'autre. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 20 semaines
Hommes et femmes 18 à 60 ans
Fraction vasculaire stromale adipeuse, 1 injection, puis PRP 2 séances9 dans ce groupe
2,33points
À retenir Une seule mesure : 2,33 points chez hommes et femmes 18 à 60 ans (Behrangi 2024, 20 semaines), face à Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Amélioration ressentie par le patientNote donnée par le patient lui-même à l'évolution de sa chevelure, sur une échelle propre à l'essai. Plus elle est haute, plus il se juge amélioré. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 20 semaines
Hommes et femmes 18 à 60 ans
Fraction vasculaire stromale adipeuse, 1 injection, puis PRP 2 séances9 dans ce groupe
2,22points
À retenir Une seule mesure : 2,22 points chez hommes et femmes 18 à 60 ans (Behrangi 2024, 20 semaines), face à Plasma riche en plaquettes, 3 séances mensuelles : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Behrangi 2024 · Skin Research and Technology
Essai randomisé contrôlé, 18 participants

PubMedDOI 10.1111/srt.13700

Fiabilité limitéeHommes et femmes 18 à 60 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise par table de nombres aleatoires, mais MINUSCULE : 9 patients par bras, et les auteurs donnent eux-memes une puissance de 0,05 pour le comptage et de 0,27 pour le diametre. Avec une puissance de 5 %, l'absence de difference entre les bras ne prouve rien : l'essai ne pouvait pas en voir une. Les claims enregistrent donc un resultat nul qu'il ne faut pas lire comme une equivalence. POPULATION MELANGEE : 5 hommes et 13 femmes, deux echelles de severite differentes, et les bras ne sont pas equilibres sur le sexe (1 homme sur 9 dans un bras, 4 sur 9 dans l'autre d'apres le tableau 1). COMPTAGE SANS SURFACE : la trichoscopie compte au grossissement 60 sur une region non decrite, d'ou le critere de comptage sur zone cible. DIAMETRE EN MILLIMETRES, DEUX DECIMALES : 0,06 a 0,09 mm, soit une resolution de 10 micrometres, grossiere pour un critere ou les effets se jouent a quelques micrometres. Le vocabulaire tient le diametre en micrometres et la regle interdit la conversion : seule la comparaison entre bras, p a 0,170, a ete enregistree, sans valeur. Le medecin qui note les photographies est en aveugle, le patient non. Effets indesirables cites sans effectif : douleur au point d'injection et cephalees. Le gain intra-bras de 75 % du comptage sous PRP en 20 semaines est eleve et n'est pas discute.

Financé par Skin and Stem Cell Research Center, Tehran University of Medical Sciences.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 18 à 60 ans

Hommes et femmes de 18 a 60 ans, alopecie androgenetique, Hamilton 2 a 4 ou Ludwig 1 a 3

Skin Research and Technology 2024, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.