Fraction vasculaire stromale adipeuse mêlée au PRP, 2 séances à 4 semaines

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Mêler au PRP la fraction vasculaire stromale du tissu adipeux, en 2 séances à 4 semaines d'intervalle, a été testé dans un seul petit essai de fiabilité limitée chez 22 adultes atteints d'alopécie androgénétique (Butt 2020). En 30 semaines, le nombre de cheveux passe de 37,66 à 57,11 par cm², soit un gain de densité de +51,64 %, significativement plus qu'avec le PRP seul. Ce résultat isolé reste à confirmer.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

2

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Gain de densité, en pourcentageÉvolution du nombre de cheveux par rapport au départ, en pourcentage : +10 % signifie dix cheveux de plus pour cent cheveux présents au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 30 semaines
Hommes et femmes
Fraction vasculaire stromale adipeuse mêlée au PRP, 2 séances à 4 semaines11 dans ce groupe
+51,64%
À retenir Une seule mesure : +51,64 % chez hommes et femmes (Butt 2020, 30 semaines), face à Plasma riche en plaquettes, 2 séances : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 30 semaines
Hommes et femmes
Fraction vasculaire stromale adipeuse mêlée au PRP, 2 séances à 4 semaines11 dans ce groupe · 37,66 à l'inclusion
57,11cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : 57,11 cheveux par cm² chez hommes et femmes (Butt 2020, 30 semaines), face à Plasma riche en plaquettes, 2 séances : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Butt 2020 · J Cosmet Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 22 participants

PubMedDOI 10.1111/jocd.13149

Fiabilité limitéeHommes et femmes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai a deux bras de 11 patients (repartition non decrite comme aleatoire ni en aveugle), fraction vasculaire stromale adipeuse melee au PRP contre PRP seul, deux seances a 4 semaines, evaluation 6 mois apres. Groupes tres desequilibres au depart (37,7 contre 52,4 cheveux/cm2), ce qui gonfle la hausse relative du groupe le plus bas (51,6 % contre 21,5 %) alors que les densites finales sont proches (57,1 contre 63,7). Deux patients du groupe combine n'ont eu qu'une seance. Financement universitaire.

Financé par King Edward Medical University (3746/REG/KEMU/2016).

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes

Adultes (17 hommes, 5 femmes), alopecie androgenetique

J Cosmet Dermatol 2020, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.