Casque de lumière de basse intensité 655 nm + minoxidil topique 5 %

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Chez 45 femmes de 25 à 49 ans atteintes d'alopécie de type féminin, un seul essai de fiabilité limitée a comparé le casque de lumière de basse intensité 655 nm associé au minoxidil topique 5 % au minoxidil seul et au casque seul (Esmat 2017). Avec l'association, le nombre de cheveux passe de 144,2 à 207,2 par cm² en 17 semaines, sans que l'écart avec les deux autres groupes soit testé, et 7 patientes sur 15 se disent très satisfaites. Ces résultats sont des indices, à confirmer.

Efficacité et résultats

2 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Nombre de cheveux par cm²Nombre total de cheveux, duvet compris, comptés sur un centimètre carré du cuir chevelu, le plus souvent sur une photo agrandie. Plus il est élevé, plus la chevelure est dense. Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, à 17 semaines
Femmes 25 à 49 ans
Casque de lumière de basse intensité 655 nm + minoxidil topique 5 %15 dans ce groupe · 144,2 à l'inclusion
207,2cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure : 207,2 cheveux par cm² chez femmes 25 à 49 ans (Esmat 2017, 17 semaines), face à Minoxidil topique 5 % : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Part des patients très satisfaitsLa part des patients qui placent le résultat dans la tranche la plus haute de leur échelle de satisfaction. Le seuil retenu change d'un essai à l'autre, et il est dit dans la fiche de chacun. C'est un ressenti, pas une mesure du cheveu : on peut être très satisfait d'un résultat que l'appareil mesure à peine. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 17 semaines. Taux calculé à partir des effectifs : Casque de lumière de basse intensité 655 nm + minoxidil topique 5 % 7 sur 15
Femmes 25 à 49 ans
Casque de lumière de basse intensité 655 nm + minoxidil topique 5 %15 dans ce groupe
46,7% des patients
À retenir Une seule mesure : 46,7 % des patients chez femmes 25 à 49 ans (Esmat 2017, 17 semaines), face à Minoxidil topique 5 % : écart non testé. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Esmat 2017 · Lasers Surg Med
Essai randomisé contrôlé, 45 participants

PubMedDOI 10.1002/lsm.22684

Fiabilité limitéeFemmes 25 à 49 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise a trois bras de 15 femmes : minoxidil 5 % deux fois par jour, casque iGrow (laser 655 nm et LED) un jour sur deux, ou les deux, 4 mois. Ni placebo ni aveugle des patientes ; trois evaluateurs en aveugle sur photos et images. Densite au folliscope : 141,9 a 191,5 (minoxidil), 145,5 a 195,5 (casque), 144,2 a 207,2 cheveux/cm2 (association) ; seuls des p intra-groupe sont publies (tous < 0,001), aucune comparaison entre bras. Satisfaction maximale chez 46,7 % sous association contre 6,7 % dans chaque monotherapie. Gains de densite tres eleves pour 4 mois. Effets secondaires chiffres differemment entre les resultats et la discussion : non repris.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes 25 à 49 ans

Femmes de 25 a 49 ans, alopecie de type feminin Ludwig I a III

Lasers Surg Med 2017, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.