Finastéride oral 1 mg + minoxidil oral 2,5 mg par jour

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Dans une cohorte rétrospective de 502 hommes suivis pendant un an, le finastéride oral 1 mg associé au minoxidil oral 2,5 mg par jour est accompagné d’une stabilisation ou d’une amélioration chez 92,43 % des patients ; 57,37 % sont améliorés sur les photographies. Le score moyen d’évolution est de +0,616 sur une échelle allant de -3 à +3. Sans groupe témoin, cette étude ne permet pas de conclure que l’association est supérieure à chaque traitement seul. Les effets indésirables n’ont pas été recueillis systématiquement et tous les auteurs sont employés par le service évalué.

Efficacité et résultats

3 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

3

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Note d'évolution, de -3 (forte perte) à +3 (forte repousse)Un évaluateur compare l'aspect de la chevelure avant et après le traitement : +3 pour une forte repousse, 0 sans changement, -3 pour une forte perte. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes
Finastéride oral 1 mg + minoxidil oral 2,5 mg par jour502 participants
+0,616points
À retenir Une seule mesure : +0,616 points chez hommes (Johnson 2025, 12 mois), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients dont la chevelure reste stable ou s’améliorePart des patients dont les photos montrent une stabilité ou une amélioration par rapport au début. Un score de 0 signifie sans changement ; un score positif signifie une amélioration. Ce pourcentage inclut les patients stabilisés et ne mesure donc pas uniquement la repousse. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes
Finastéride oral 1 mg + minoxidil oral 2,5 mg par jour502 participants
92,43% des patients
À retenir Une seule mesure : 92,43 % des patients chez hommes (Johnson 2025, 12 mois), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients jugés améliorés par leur médecinPart des patients que le médecin de l'essai juge améliorés en les examinant, à la fin du traitement par rapport au début. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 12 mois (52 semaines)
Hommes
Finastéride oral 1 mg + minoxidil oral 2,5 mg par jour502 participants
57,37% des patients
À retenir Une seule mesure : 57,37 % des patients chez hommes (Johnson 2025, 12 mois), sans groupe de comparaison. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Johnson 2025 · Cureus
Étude de cohorte, 502 participants

PubMedDOI 10.7759/cureus.77549

Fiabilité limitéeHommes

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Cohorte rétrospective sans groupe témoin, randomisation ni insu ; les facteurs de confusion ne sont pas ajustés. L’analyse retient uniquement les patients observants suivis 12 mois avec des photographies exploitables (502 analysés sur 540 présélectionnés, 38 exclusions pour qualité d’image), ce qui expose à un biais de sélection. L’évaluation est subjective, sans comptage capillaire, et l’accord entre évaluateurs est faible (kappa de 0,20 pour le changement et de 0,33 pour Norwood). Tous les auteurs sont employés par Manual ; les effets indésirables n’ont pas été recueillis systématiquement. Le sous-groupe Norwood 7 ne compte que 6 patients et son résultat n’est pas statistiquement significatif.

Financement : Évaluation interne du service Menwell Ltd (Manual) ; financement distinct non précisé dans l’article..

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes

Hommes adultes avec alopécie androgénétique, Norwood 2 à 7, observants et suivis 12 mois

Cureus 2025, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.