Preuves faiblesConcordance non évaluable2 essais, 372 participantsregroupés par méta-analyse
Ajouter du minoxidil topique au finastéride multiplie par 2,6 les chances d'obtenir une amélioration nette, par rapport au finastéride seul, avec un intervalle de confiance de 1,5 à 4,5. Le bénéfice de l'association est donc réel. Son ampleur exacte pour un finastéride oral à 1 mg reste en revanche imprécise : seuls deux des cinq essais poolés comparent l'association au finastéride seul, et trois sur cinq utilisent un finastéride topique, qui n'est pas la forme habituellement prescrite.
Pourquoi ce niveau de preuve : Point de départ élevé : une méta-analyse PRISMA d'essais randomisés, avec évaluation du risque de biais par deux auteurs indépendants. Dégradé de deux niveaux. Risque de biais : aucun des cinq essais poolés ne décrit de dissimulation de l'allocation, un seul est en double aveugle, et les scores de Jadad descendent à 2. Caractère indirect : les essais poolés ne testent pas le même traitement, trois sur cinq utilisant un finastéride topique à 0,1 ou 0,25 % alors que la prescription courante est orale, et seuls deux essais comparent l'association au finastéride seul. Non dégradé pour imprécision, l'intervalle de confiance excluant nettement l'absence d'effet. La concordance entre essais n'est pas évaluable ici : les statistiques d'hétérogénéité de l'article vivent dans ses forest plots, que l'extraction du PDF ne restitue pas. Enfin, Hu 2015 figure dans ce corpus et répond à la même question, mais elle est poolée par cette méta-analyse : elle n'est volontairement pas citée ici, pour ne pas compter deux fois les mêmes patients.
Niveau abaissé pour : risque de biais, caractère indirect.
Les essais poolés portent sur des hommes atteints d'alopécie androgénétique, suivis de 6 à 12 mois. Les concentrations de minoxidil vont de 2 à 5 %, et le finastéride est tantôt oral à 1 mg, tantôt topique à 0,1 ou 0,25 %. Aucune donnée au-delà de 12 mois, aucune sur ce qui se passe à l'arrêt, et aucune chez la femme.