Complément AGA-P (Serenoa repens, Cucurbita pepo, L-cystine) + traitement habituel

Rapport sur ce traitement. Tous les critères mesurés, et la source derrière chaque chiffre.

En bref

Ajouter le complément AGA-P (Serenoa repens, Cucurbita pepo, L-cystine) au traitement habituel par minoxidil et/ou finastéride fait mieux que ce traitement seul sur deux critères sur trois, d'après un seul essai de fiabilité limitée chez 225 hommes et femmes atteints d'alopécie androgénétique (Milani 2025). À 26 semaines, 39 patients sur 106 sont nettement améliorés avec le complément contre 29 sur 119 avec le traitement habituel seul, et 46 % se jugent améliorés contre 30 %. Sur la note d'évolution, de -3 (forte perte) à +3 (forte repousse), le complément obtient +2 points contre +1,7, sans différence significative. Ce sont des indices, à confirmer.

Efficacité et résultats

3 critères

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

3

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Note d'évolution, de -3 (forte perte) à +3 (forte repousse)Un évaluateur compare l'aspect de la chevelure avant et après le traitement : +3 pour une forte repousse, 0 sans changement, -3 pour une forte perte. Mesuré en points, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmes 18 à 74 ans
Complément AGA-P (Serenoa repens, Cucurbita pepo, L-cystine) + traitement habituel106 dans ce groupe
+2points
À retenir Une seule mesure : +2 points chez hommes et femmes 18 à 74 ans (Milani 2025, 6 mois), face à Traitement médicamenteux habituel (minoxidil et/ou finastéride au choix du médecin) : l'écart peut être dû au hasard. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients nettement améliorésPart des patients jugés nettement améliorés, le plus haut niveau des échelles d'appréciation utilisées dans les essais. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines). Taux calculé à partir des effectifs : Complément AGA-P (Serenoa repens, Cucurbita pepo, L-cystine) + traitement habituel 39 sur 106
Hommes et femmes 18 à 74 ans
Complément AGA-P (Serenoa repens, Cucurbita pepo, L-cystine) + traitement habituel106 dans ce groupe
36,8% des patients
À retenir Une seule mesure : 36,8 % des patients chez hommes et femmes 18 à 74 ans (Milani 2025, 6 mois), face à Traitement médicamenteux habituel (minoxidil et/ou finastéride au choix du médecin) : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Patients se jugeant améliorésPart des participants qui, en regardant leurs propres photos avant et après, estiment que leur chevelure est nettement mieux. C'est leur avis, pas celui d'un médecin. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmes 18 à 74 ans
Complément AGA-P (Serenoa repens, Cucurbita pepo, L-cystine) + traitement habituel106 dans ce groupe
46% des patients
À retenir Une seule mesure : 46 % des patients chez hommes et femmes 18 à 74 ans (Milani 2025, 6 mois), face à Traitement médicamenteux habituel (minoxidil et/ou finastéride au choix du médecin) : l'écart est probablement réel. Un résultat isolé, à confirmer par d'autres essais.
Comparé directement à

Traitements testés contre celui-ci dans un même essai, sur les mêmes patients.

Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Milani 2025 · Journal of Cosmetic Dermatology
Essai randomisé contrôlé, 225 participants

PubMedDOI 10.1111/jocd.70388

Fiabilité limitéeHommes et femmes 18 à 74 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai randomise, multicentrique (13 centres), EVALUATEUR EN AVEUGLE mais patient non : aucun placebo, le bras de reference ne recoit pas de capsule. 225 patients, aucun perdu de vue, analyse en intention de traiter, enregistre (ISRCTN-19671217). ESSAI DU FABRICANT : les deux auteurs nommes sont salaries de Cantabria Labs Difa Cooper, qui vend AGA-P. LE FOND N'EST PAS UN TRAITEMENT : c'est « le traitement medicamenteux habituel », minoxidil le plus souvent, finasteride ensuite, laisse au choix de chaque dermatologue. L'essai mesure donc ce qu'ajoute le complement a un fond variable, pas a une molecule. CHIFFRES LEGEREMENT DISCORDANTS : « 36,5 % (39 sur 106) » alors que 39 sur 106 font 36,8 %, et le resume donne 25 % au bras de reference la ou le texte donne 24 %. On a retenu l'effectif de 39 et laisse le taux vide. LE SCORE MOYEN NE DIFFERE PAS (2,0 contre 1,7) : seule la part des patients au sommet de l'echelle separe les bras, ce qui est un resultat fragile, a la limite de la significativite. Le jugement du patient, lui, n'est pas aveugle. Tolerance sans effectifs.

Financé par Fabricant du complement (Cantabria Labs Difa Cooper), d'apres les affiliations.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 18 à 74 ans

Hommes de plus de 18 ans et femmes, alopecie androgenetique legere a severe

Journal of Cosmetic Dermatology 2025, 3 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.