PRP en injections intradermiques + minoxidil 5 % et spironolactone ou finastéride face à PRP appliqué après microneedling + minoxidil 5 % et spironolactone ou finastéride

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Appliqué après microneedling, le PRP fait mieux qu'en injections intradermiques quand les deux s'ajoutent au minoxidil 5 % et à la spironolactone ou au finastéride : à 26 semaines, 78,3 % des patients sont jugés améliorés par les dermatologues, contre 64,3 % (Ramadan 2021). Ce résultat vient d'un seul essai de fiabilité limitée, chez 126 adultes (46 hommes, 80 femmes) atteints d'alopécie androgénétique.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Ce qu'en disent médecins et patients

1

Des appréciations, sur photos ou de mémoire. Plus subjectives qu'un comptage, mais plus proches de ce qui se voit.

Amélioration jugée par les dermatologuesPourcentage moyen d'amélioration du volume et de la densité des cheveux estimé par des dermatologues sur photographies. Mesuré en %, plus haut est mieux, à 6 mois (26 semaines)
Hommes et femmes 23 à 47 ansComparaison directe, même essai
PRP en injections intradermiques + minoxidil 5 % et spironolactone ou finastéride42 dans ce groupe
64,3%
PRP appliqué après microneedling + minoxidil 5 % et spironolactone ou finastéride42 dans ce groupe
78,3%
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Ramadan 2021, 6 mois) : 64,3 % contre 78,3 %, soit un écart de 14 %, en faveur de PRP appliqué après microneedling + minoxidil 5 % et spironolactone ou finastéride. Cet écart est probablement réel.
Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Ramadan 2021 · J Cosmet Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 126 participants

PubMedDOI 10.1111/jocd.13935

Fiabilité limitéeHommes et femmes 23 à 47 ans

Des faiblesses importantes, à interpréter avec prudence.

Le détail méthodologique

Essai dit randomise en simple aveugle de 126 hommes et femmes (42 par bras) : traitement medical combine seul (minoxidil 5 % plus spironolactone 100 mg chez la femme ou finasteride 2,5 mg chez l'homme), ou avec PRP injecte, ou avec PRP applique apres microneedling ; methode de tirage non decrite. Amelioration jugee par trois dermatologues en aveugle sur photos, exprimee en pourcentage moyen : 35,7 % sans PRP, 64,3 % avec PRP injecte, 78,3 % avec PRP et microneedling a 6 mois. Les densites mesurees au dermatoscope ne sont pas chiffrees pour tous les bras. Le texte donne 37,7 % puis 35,7 % pour le groupe temoin.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Hommes et femmes 23 à 47 ans

Adultes de 23 a 47 ans (46 hommes, 80 femmes), alopecie androgenetique Norwood II a IV ou Ludwig I a III

J Cosmet Dermatol 2021, 4 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.