Minoxidil topique 2 % + contraceptif oral (éthinylestradiol 30 µg, gestodène 75 µg) face à Acétate de cyprotérone 50 mg 20 jours sur 28 + éthinylestradiol 35 µg et cyprotérone 2 mg

Comparaison directe : seuls les essais qui ont testé les deux traitements sur les mêmes patients, et les critères mesurés des deux côtés. 1 essai.

En bref

Chez des femmes de 18 à 35 ans non ménopausées, le minoxidil topique 2 % associé à une pilule contraceptive fait nettement mieux que l'acétate de cyprotérone 50 mg associé à l'éthinylestradiol et à la cyprotérone 2 mg. En un an, la densité gagne +7,7 cheveux sur 0,36 cm² sous minoxidil, contre -0,2 sous cyprotérone (Vexiau 2002). Ce constat repose sur un seul essai de 66 femmes, de fiabilité modérée.

Efficacité et résultats

1 critère

Ce que le traitement fait pousser, mesuré par rapport à l'inclusion.

Combien de cheveux

1

Le nombre de cheveux sur une surface donnée, avant et après traitement.

Gain de densitéCheveux gagnés depuis le départ sur une petite zone de 0,36 cm² suivie au phototrichogramme, ramenés au cm². Mesuré en cheveux par cm², plus haut est mieux, ramené au cm² depuis une zone de 0,36 cm², à 12 mois (52 semaines)
Femmes 18 à 35 ansComparaison directe, même essai
Minoxidil topique 2 % + contraceptif oral (éthinylestradiol 30 µg, gestodène 75 µg)28 dans ce groupe · 7,7 sur 0,36 cm²
+21,39cheveux par cm²
Acétate de cyprotérone 50 mg 20 jours sur 28 + éthinylestradiol 35 µg et cyprotérone 2 mg30 dans ce groupe · -0,2 sur 0,36 cm²
-0,56cheveux par cm²
À retenir Une seule mesure des deux côtés (Vexiau 2002, 12 mois) : +21,39 cheveux par cm² contre -0,56 cheveux par cm², soit un écart de 21,95 cheveux par cm², en faveur de Minoxidil topique 2 % + contraceptif oral (éthinylestradiol 30 µg, gestodène 75 µg). Cet écart est très probablement réel.
Qualité des études mobilisées1 essai

Tout ce qui suit repose sur ces essais. Leur fiabilité conditionne la confiance à accorder à chaque chiffre.

Vexiau 2002 · Br J Dermatol
Essai randomisé contrôlé, 66 participants

PubMedDOI 10.1046/j.1365-2133.2002.04798.x

Réserves méthodologiquesFemmes 18 à 35 ans

Protocole correct, mais quelques points affaiblissent la confiance.

Le détail méthodologique

Essai randomise monocentrique ouvert (66 femmes, 33 par bras, tirage par blocs de six), 12 cycles. Phototrichogramme sur 0,36 cm2 ; analyse des 58 patientes ayant au moins une mesure apres le depart, la derniere mesure (6 ou 12 mois) servant de valeur finale. Gain de 7,7 cheveux sous minoxidil 2 % avec pilule contre -0,2 sous cyproterone avec Diane 35 ; meme sens pour les cheveux de plus de 40 micrometres (6,5 contre -2,4). Le minoxidil fait mieux sans signe d'hyperandrogenie et a IMC bas, la cyproterone quand ces signes sont presents. Douze sorties, dont pour dyspareunie, prise de poids, migraine, mastodynie et nausees. Financement non precise.

Populations étudiées1 population

Chaque indicateur porte l'étiquette de la population dans laquelle il a été mesuré. Un résultat obtenu chez l'un ne vaut pas automatiquement pour l'autre.

Femmes 18 à 35 ans

Femmes de 18 a 35 ans, alopecie androgenetique feminine (Ludwig I a III), non menopausees

Br J Dermatol 2002, 2 indicateurs

Comprendre les termes employés

Les quelques mots de méthode qu'il n'est pas possible d'éviter sans perdre en précision.

Essai randomisé contrôlé
Les participants sont répartis au hasard entre le traitement testé et un comparateur. Le tirage au sort évite que les deux groupes diffèrent au départ, ce qui en fait le type d'étude le plus fiable sur une question de traitement.
Double aveugle
Ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit quoi. Cela compte surtout pour les symptômes déclarés par le patient : savoir que l'on prend un traitement suffit à modifier ce que l'on rapporte.
Placebo
Un traitement sans principe actif, d'apparence identique. Il sert de point de référence : une partie de l'amélioration observée sous traitement se produit aussi sans lui.
Écart réel ou dû au hasard
Une étude mesure un échantillon, pas toute la population : un écart entre deux groupes peut venir du seul hasard du tirage. Les auteurs le testent par un calcul statistique. « Très probablement réel » : le hasard l'explique très difficilement. « Probablement réel » : le hasard l'explique difficilement. « Peut être dû au hasard » : le calcul ne permet pas d'écarter le hasard, ce qui ne prouve pas pour autant que les deux traitements se valent.
Participants
Le nombre de personnes dans le groupe concerné. Un résultat obtenu sur quinze personnes est bien plus incertain que le même résultat sur trois cents.
Comparaison directe ou indirecte
Directe : les deux traitements ont été comparés dans le même essai, avec le même protocole. Indirecte : les chiffres viennent d'essais différents, sur des patients différents, et l'écart ne peut pas être lu comme une mesure.